En tant que citoyenne martiniquaise, et dans mon droit d’expression que nul ne saurait me dénier, et en tant que responsable d’un mouvement politique qui a choisi de faire une campagne pour la consultation populaire sur le principe de la vérité et de la présentation d’éléments juridiques et constitutionnels réels, j’ai eu, lors du meeting de Rivière Salée, à déplorer publiquement le parti pris de certains journalistes de télévision, comme d’ailleurs de certains animateurs, qui n’arrivent pas à masquer leur engagement politique et laisse transparaître leur choix personnel de l’article 74 .

Tous, à la Martinique comme sur le continent grâce à internet, auront pu constater à quel point la présentation des articles 73 et 74 est partisane dans certaines émissions sur la chaîne publique, et les spécialistes constitutionalistes tout autant que les politologues, ont eu à reprocher à leurs collègues invités sur le plateau de graves erreurs sur la présentation de l’article 74 masquant les risques réels qui pénaliseront notre relation avec la France et l’Europe.

Je rappelle aux journalistes qu’ils ont eu à subir les foudres d’Alfred Marie-Jeanne qui menaçaient de les envoyer en formation tout autant que celles de J.P Nilor qui a fustigé la presse en se plaignant que les SMS envoyés par les militants du 74 n’étaient jamais diffusés dans le France-Antilles : je n’ai lu nulle part qu’ils avaient reçu un carton jaune !

Autant je suis admirative de la presse quand elle fait son travail avec rigueur et déontologie, autant je me battrai pour que la liberté de la presse soit respectée car aucun pays démocratique ne saurait museler la presse ; autant je n’accepterai jamais de me taire quand la presse devient oublieuse des principes mêmes qui font sa grandeur : l’objectivité, l’honnêteté, l’impartialité dans la présentation des faits.

Sans doute aurait-il fallu ne pas taire, par exemple, qu’à l’applaudimètre, j’ai battu tous les records à Rivière-Salée en ayant droit à une standing ovation !

Chantal MAIGNAN