Ce que je crois.
Par Chantal Maignan le samedi, août 30 2008, 01:06 - General - Lien permanent
Je suis une passionnée et j’aime par-dessus tout concevoir, construire et créer. Aucune vie d’ailleurs ne peut s’envisager sans projets. Projeter, c’est rêver, puis nourrir ses rêves par l’action et la réalisation, et enfin contempler l’œuvre achevée.
C’est pourquoi l’existence, personnelle et intime, ou collective et sociale doit se déployer avec un objet et, en ligne de mire, un but. La politique fait partie de ce projet car elle permet de savoir ce que l’on est en mesure d’apporter aux autres comme engagement, comme compétences et comme valeurs.
En effet, aucune idéologie ne doit entraver l’intérêt supérieur du p ays ; aucun discours politique ne doit avilir l’humain ; aucune ambition personnelle ne doit passer avant l’espoir du peuple.
Ces convictions fermes nourrissent mon investissement politique à l’UMP qui est le parti libéral-social que je souhaite dynamiser en Martinique car il est le seul capable de répondre à notre double aspiration ; nous qui attendons avec une impatience inquiète le développement économique en mesure de sortir le pays du marasme actuel et de préserver les acquis sociaux.
Notre attitude à l’UMP Martinique ? La détermination à être les acteurs de notre développement en refusant désormais que des responsables, administratifs ou politiques, stagnent dans des postes pour lesquels ils ne sont pas compétents. Partenaires du gouvernement, nous en sommes aussi des critiques avisés et une force de propositions réelles pour le bien de notre région.
Nous devons moralement exiger une « loi opposable à l’échec » dans les missions confiées aux collectivités locales et financées par nos sacrifices financiers. Nous avons moralement une obligation d’évaluation et de critique. La dureté des temps en fait encore davantage une impérieuse nécessité.
Le développement économique ne peut être le fait d’amateurs car il suppose une vision globale et une acuité en affaire que ne garantit pas le suffrage universel.
Le temps est venu de donner toutes leurs places à ceux d’entre nous qui ont le sens des affaires, les compétences et l’autorité pour mener à bien un plan de redressement de notre économie qui relève aujourd’hui du salut public. Le temps est venu de concrétiser le potentiel dont nous sommes désormais porteurs en balayant tous les obstacles qui voudraient se dresser entre notre désir et notre volonté.
Et dans le même mouvement où nous nous ouvrons au commerce du monde moderne, seul capable de mettre fin à l’économie de comptoir et à la société de consommation à laquelle nous avons été réduits par le manque de volonté politique d’une gauche idéologique, nous devons, avec une inébranlable fermeté, renforcer la transmission de notre culture, sans l’enfermer et la figer dans le passé mais en y incluant toute la créativité des jeunes d’aujourd’hui : Césaire se vit et se dit aussi bien dans le « bélia » que dans le « slam » et les Martiniquais ne sont pas des Jamaïcains.
Il y a urgence à reconnaître ce que nous sommes : des caribéens francophones pétris de glaise africaine et de culture française et nos langues entremêlent le français et le créole avec le bonheur de l’inventivité qui nous caractérise.
Il y a urgence à devenir ce que nous condamnés à être si nous ne voulons pas périr : un peuple qui réussit, à dire, à faire, à être.
Il n’y a pas de déshonneur à affirmer que nous ne voulons rien d’autre que les valeurs de la République : Liberté, égalité, fraternité.
Il n’y a pas d’esclavage à se réaliser dans la République française et dans l’Espace européen, non plus perçus comme aliénants : étrangers, colonisateurs et paternalistes mais comme des frères, alliés et partenaires des Etres libres que nous sommes à tout jamais.