Tous les Martiniquais désireux de participer à la vie citoyenne de la France, dans la mesure où ils votent, payent des impôts, circulent librement sur le territoire, exigent le respect de leur droits mais ont conscience de leurs devoirs, ne ratent jamais les émissions politiques - ô combien nombreuses ! - qui consistent à interroger ceux qui gouvernent, à leur demander de présenter, d'expliciter, de défendre les décisions prises en matière de gouvernance.

En Martinique, une telle démarche ne semble en rien intéresser les media : combien de fois Alfred Marie-Jeanne est-il interrogé sur sa politique en matière de formation ou de développement économique ? Combien de fois demande-t-on à Claude Lise de s'exprimer sur le moyen de résorber le nombre de RMIstes au profit de créations innovantes ? Combien de maires sont-ils entendus sur des sujets de société sauf au moment de l'actualité, de manière théâtralisée et rapide ?

Combien de Martiniquais connaissent le montant des sommes allouées pour ces deux secteurs - formation et économie - indispensables pour arriver enfin à une autonomie économique ?

Combien de Martiniquais connaissent le contenu de l'agenda 21 ou du SMDR ?

Combien de fois interroge-t-on les politiques sur leur lecture de la politique nationale et des réformes comme par exemple le RSA ?

Allez, n'est-il pas enfin temps de se retrousser les manches et de changer radicalement la vieille routine aliénante de l'ignorance et de l'inertie.

Journalistes, les politiques de la majorité comme ceux de l'opposition doivent s'adresser plus souvent au peuple sur tous les sujets de société car ici aussi, on naît, on vit, on meurt.

Car l'homme n'est pas seulement un sujet historique mais aussi un humain, qui évolue dans une sphère psycho-sociologique qui lui offre bien des défis à relever.