La gauche, sociale et solidaire, aime - et particulièrement dans notre pays - se draper de la toge de la vertu et de l’honneur tandis qu’elle fustige la droite capitaliste et bourgeoise : on l’aura entendu à la nausée pendant la campagne électorale.

Voici les vieux schémas figés d’un panorama politique qui permet l’assassinat sans vergogne de l’expression démocratique et des interrogations les plus élémentaires : qu’en est-il de la valorisation du potentiel de la jeunesse martiniquaise, de sa formation professionnelle, et du développement économique de notre ville du Robert et de notre pays ?

Oui, le Robert est un exemple cinglant de l’échec d’une certaine gauche : le discours idéologique obsolète, répété inlassablement par Robert Sae depuis 30 ans, n’est même pas arrivé à le convaincre lui-même : le voilà bien empressé, à faire allégeance à Alfred Monthieux contre lequel il faisait, mollement j’en conviens, campagne.

L’absence de convictions de Claude Charles Alfred, et les litanies épuisantes de son équipe sur Nicolas Sarkozy ont lassé une gauche déçue par le manque de projet du candidat PPM ; lui aussi s’est résigné, aveuglé par une opposition sans panache et sans doute sans travail au Conseil municipal, demandant misérablement à ne pas être traité « comme la dernière fois ! »

Quelle triste investiture pour cette opposition-là !

Drôle d’attelage politique au Robert : MIM/CNCP/RDM/PPM/ FMP, puisque Claudine Jean-Théodore a rejoint l’équipe pour « continuer le travail entamé ». Elle aussi était une élue de l’opposition parfois présente au conseil municipal.

Alors pourquoi ? Pourquoi ont-ils fermé les yeux sur ce qui se passait à la mairie du Robert ? Pourquoi n’ont-ils rien vu ? Pourquoi n’ont-ils rien dénoncé ?