Pour ma part mes amis, je suis venue en politique par conviction !

Je suis venue en politique par passion pour mon pays, et pour mon peuple qui doit désormais tourner le dos au malheur du passé et regarder résolument vers les possibilités de l’avenir.

Et aujourd’hui je m’engage avec détermination pour ma ville qui doit refuser la fatalité, l’échec et le désespoir et prendre son destin en main.

Parce que je refuse le chômage, parce que le RMI n’est pas un salaire, parce je prétends que la ville, grâce à une politique économique énergique favorable à l’émergences de nombreuses entreprises, peut donner du travail permanent et bien rémunéré à ses citoyens actifs plutôt que la précarité dans de petits emplois mal payés à la mairie !

Parce que je n’accepte ni la violence, ni l’injustice, ni la scélératesse envers les femmes, les pauvres, les handicapés.

Parce que je refuse de voir notre jeunesse, désabusée, désœuvrée, désespérée.

Je suis aujourd’hui devant vous parce l’observation du Robert prouve à l’évidence que notre société se dégrade au lieu de progresser, que nos valeurs se perdent au lieu de se renforcer, que l’histoire martiniquaise se construit sans nous alors que nous sommes la 3e ville de ce pays !

Alors mes amis me voilà aujourd’hui devant vous pour vous affirmer que nous pouvons, ensemble, relever le Robert et lui rendre la place qui lui revient de droit.

Oui, je suis une femme de droite, certains en seront fiers, d’autres s’en inquiéteront ; mais beaucoup d’entre vous, qui m’ont rencontrée, et bientôt tous les autres, car notre campagne sur le terrain est terriblement active peuvent déjà affirmer : C’est une femme de cœur, de détermination, de courage, et de rassemblement. Je la connais, je l’ai rencontrée, elle a su m’écouter, elle a su me comprendre.

Car ma droite est faite de travail, de solidarité, de fraternité.

La droite dans laquelle nous croyons au Robert est celle des valeurs de la ruralité : respect, dignité, loyauté.

Et en cela elle est identique à la gauche du Robert.

Les mêmes valeurs morales nous rapprochent comme le même constat que nous faisons en regardant le Robert :

Notre ville est à l’abandon, notre ville est moribonde !

Mes amis, il y a les idéologies et il y a le principe de réalité !

Il y a les partis politiques et les démagogies électorales qui consistent à s’attribuer toutes les valeurs morales et toutes les qualités tout en les refusant aux autres. Ce n’est pas mon genre. A droite comme à gauche, il y a des Robertins de bonne volonté capables de se rassembler dès lors que la ville est en danger.

Il y a les manipulations mentales, les discours de circonstances, les mensonges électoraux pour abuser le peuple : ce n’est pas ma méthode.

Seuls le programme, le charisme et la détermination révèlent le meilleur candidat.

Moi, j’ai fait le choix du parler vrai, le choix de regarder en face la réalité et les souffrances du peuple, le choix de proposer des réponses concrètes

Au peuple qui attend plus de justice et de solidarité sans pour autant qu’on le prenne pour un mendiant de l’assistance publique !

Aux hommes et aux femmes qui réclament du travail, avec un pouvoir d’achat suffisant, pour se nourrir, se loger, prendre soin de ceux qu’ils aiment sans craindre le lendemain !

Aux retraités qui crient leur précarité, avec des pensions trop faibles, et leur solitude devant les épreuves de la vie.

Aux anciens qui ont soif de sécurité et de sérénité et qui espèrent une vie paisible dans un environnement préservé.

Aux jeunes qui se disent que décidément le monde a changé et qu’à force de revendications, à force de transgressions, ce sont désormais les voyous qui cristallisent l’attention plutôt que leurs efforts pour renouveler une société digne et courageuse.

Aux handicapés et à leur famille qui sont oubliés et exclus de notre société.

Mes amis, Il y a le temps du passé et le temps du présent, le temps de semer et le temps de récolter, le temps d’espérer et le temps d’agir…

Et il est fini le temps ou nous avons perdu l’espoir, et il est venu le temps de l’affirmation de notre volonté

Le temps de reconstruire notre société à la mesure de nos valeurs

Le temps de construire notre ville à la hauteur de notre ambition

Le temps du développement, le temps du rayonnement, le temps de la fraternité.

Le temps du nouveau visage du Robert.

Le Robert retrouvé et rassemblé dans les valeurs républicaines que nous reconnaissons tous : liberté, égalité, fraternité !

Le Robert de celles et ceux qui savent que le travail, l’effort et le mérite sont des valeurs positives qui construisent les peuples.

Le Robert de celles et ceux qui se reconnaissent responsable d’un héritage qu’ils doivent transmettre à leurs enfants : cette terre et cette civilisation qui ne doit pas arrêter sa marche vers plus de justice, de fraternité et de paix.

Notre attitude politique ne doit pas être un repli égoïste dans notre petit confort personnel. Au contraire, nous devons tous nous engager au service de notre ville et devenir ses militants les plus fervents.

Et pour être militant, il faut se réunir (parce que l’on est plus fort à deux que tout seul), s’encourager, se motiver, apprendre à se connaître et, par le respect, établir les premiers liens de cette fraternité dont nous rêvons tous.

Et pour imposer nos valeurs, il faut être sur le terrain, par groupe, inlassablement, pour témoigner de notre détermination et convaincre de la pertinence de nos arguments et de notre programme.

Parce que tous ensemble, nous marchons vers un autre destin.

Aujourd’hui, mes amis, je vous fais cet engagement solennel du 27 janvier 2008 :

Dans l’honneur et dans la vérité, je m’engage à travailler au service du peuple, à redonner à notre ville le développement économique, social et moral digne d’une société moderne et fraternelle, et à préparer notre jeunesse à recevoir l’héritage de ce prêt, estimable et précieux, d’une ville prospère et sereine : le Robert, retrouvé, réuni, redressé.

Je m’engage à vous présenter un programme audacieux et réaliste, novateur et concret, pour que le Robert devienne le phare de la côte Atlantique et que sa lumière illumine le cœur de toute la population, parce que nous mettrons le cap vers une vie nouvelle, fraternelle et généreuse.

Aujourd’hui, mes amis, entendez et relayez cet appel du 27 janvier 2008 :

Aux Urnes, citoyens du Robert, car notre ville a besoin de nous !

Et c’est ensemble, tous sur le terrain, que nous allons militer sans relâche. Et c’est ensemble que nous allons gagner dès le premier tour !

Et c’est ensemble que nous allons tous fêter, le 9 mars, la victoire incontestable du Robert.

Vive la République, vive la Martinique et vive le Robert !