La ville du Robert est-elle bien administrée ?
Par Chantal Maignan le dimanche, janvier 20 2008, 11:52 - General - Lien permanent
Nous voilà de nouveau appelés à choisir, pour 6 ans, la personnalité qui décidera, par ses choix, de la destinée de notre ville, de notre vie future comme de celle de nos enfants. Et puisque le Maire sortant décide de se représenter, nous avons le devoir de mesurer le travail de l’équipe municipale en place et d’en tirer les conclusions, car notre vote sera une validation ou une sanction.
Rappelons-nous qu’administrer une ville, c’est la conduire et la diriger vers un objectif défini par un projet global. C’est donc prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler, sous l’autorité et la responsabilité du maire.
Il y a-t-il une autorité au Robert ? Il y a-t-il un projet vers lequel se portent les efforts conjugués d'une équipe compétente déterminée à réussir ? Il y a-t-il des élus à l’écoute du peuple et résolument soucieux de défendre ses intérêts ?
A l'observation, à l'écoute, à l'expérience vécue des administrés, il apparaît que :
Il n’y ni autorité, ni direction, ni règles et plusieurs chefs se disputent le pouvoir à la mairie au détriment des citoyens.
Les élus n'ont aucune délégation, le travail à réaliser ne se décide pas en équipe, la concertation et la décision collectives ne sont pas des pratiques municipales.
Les projets ne sont que des dessins dormant dans des tiroirs tandis que la ville se dégrade un peu plus chaque jour.
Les élus sont inaccessibles et il faut des mois pour obtenir un rendez-vous avec le maire en place.
Les doléances et les souffrances du peuple ne sont pas entendues.
Où va notre ville ? Quel est le projet global de développement du Robert ?
Nul ne le sait ! Mais tous, nous pouvons constater aujourd’hui que :
1. La ville est sale, polluée, malodorante, jonchée de détritus, d’ordures, de carcasses de voiture qui empoisonnent nos sols et nos sources, de rejets d’eaux sales et usées. Rats, moustiques, serpents prolifèrent, mettant en danger la santé publique et la sécurité sanitaire des plus faibles.
2. Le réseau routier communal est déplorable : usure rapide des véhicules, casses et réparations coûteuses, surconsommation de carburant. En cas de maladie ou de catastrophe naturelles : lenteur dans l’arrivée des secours et mise en danger de la vie des citoyens.
3. L’eau, non canalisée, dévale les mornes, s’infiltre sous les routes, ravine les terrains, menace les maisons : la ville n’a pas été mise hors d’eau par d’indispensables constructions de canaux en béton et d’ouvrages d’art pour protéger nos terres et nos biens.
4. Les transports collectifs sont insuffisants voire inexistants : imposant l’immobilisme dans les quartiers ou de longues marches à pied dans des routes mal éclairées et des conditions de sécurité inacceptables.
5. Les situations complexes en matière d’urbanisme n’ont jamais été réglées : les populations sont abandonnées avec des problèmes de lotissement non résolus ou de cinquante pas géométriques, malgré de nombreuses promesses restées sans suite.
6. L’insécurité augmente dans notre ville qui ne propose rien à une jeunesse déçue : ni développement économique, ni politique sportive, ni politique culturelle, ni valorisation du travail des associations.
7. Le potentiel naturel de la ville est à l’abandon : notre baie est déserte alors qu’elle devrait être le fer de lance de notre développement et de notre rayonnement dans toute la Martinique. Nos campagnes ne sont mises en valeur ni par un développement agricole moderne, ni par des activités touristiques attractives. Notre front de mer est délabré.
8. L’économie n’intéresse pas la municipalité actuelle : la SEMAIR a été abandonnée, bradée, vandalisée mais c’est notre argent et nos sacrifices qui ont été ainsi gaspillés. Les entreprises pourvoyeuses d’emploi ne sont pas encouragées à s’installer sur notre territoire. Certaines s’en vont devant l’inertie de la ville. Nous n’avons aucune zone artisanale ou industrielle capable d’attirer les investisseurs et de permettre à nos chefs d’entreprises de s’installer hors des zones résidentielles.
9. La politique sociale est un désastre : Aucune priorité n’est donnée aux Robertins qui sont dans la misère depuis des années et attendent désespérément un logement, pourtant on ne cesse de construire des HLM sur les plus beaux terrains de la ville. De plus, les populations logées dans les HLM sont regroupées sans réflexion sur leurs modes de vie et leurs habitudes ; elles sont abandonnées dans des citées dortoirs, sans infrastructures, sans locaux pour organiser des actions sociales, sans activités de loisirs et de formation. Les jeunes sont les premières victimes de ce manque de dynamisme et d’ambition.
10. La ville se meurt progressivement : Le marché et le centre-ville sont à l’abandon ; aucune initiative, aucune action n’est prise pour redonner vie au bourg et attirer les clients qui manquent aux petits commerçants. Les bourgs des gros quartiers sont désespérément vides de toute action culturelle, sportive, caritative, environnementale, et le tissu social se dégrade inexorabement. Les associations ne sont pas suffisamment encouragées et aidées alors qu'elles sont le moteur de l'animation et de la réinsertion sociale.
11. La drogue, Le vol, la prostitution se développent et menacent de plus en plus notre jeunesse désemparée : quelle politique est mise en place pour l’informer, la protéger et la ramener dans le juste chemin ?
Nous devons condamner une politique aussi inefficace faite d'impuissance et de laissez-aller, d'incompétence et d'indifférence. Nous devons sanctionner un tel échec par un vote déterminé.