Développement d’une Utopie : la ville de demain
Par Chantal Maignan le lundi, octobre 8 2007, 10:15 - General - Lien permanent
Demain, les humains se réveilleront avec plus d’espoir et plus d’enthousiasme à re-construire un mode de vie digne de leurs capacités à préserver un héritage de valeurs et à construire un avenir de paix pour leurs enfants.
Demain, le travail ne sera plus perçu comme un esclavage, une exploitation, une torture, mais comme une activité formatrice de l’humain lui garantissant une existence à sa mesure et témoignant de son savoir-faire dans sa contribution à la marche du monde.
Demain, ceux qui auront le courage de vivre leur passion ne seront plus des intermittents du spectacle de la vie parce que leurs talents sera une contribution à l’enrichissement de la cité : ainsi les Arts et les artistes seront les protégés des Mécènes et d’un Etat reconnaissant l’expression du génie.
Demain, les écoles seront des lieux protégés de la violence des sots et ouverts sur le monde contemporain : la transmission des savoirs se répartira sur l’ensemble de la vie et selon le choix de la curiosité individuelle.
Tout homme doit connaître l’environnement dans lequel il évolue et maîtriser les outils nécessaires à son intégration dans la cité.
Demain, les lieux de vie en société, en groupes, ensemble, complèteront les lieux de formation parce que le monde doit continuer à échanger, à dialoguer, à chercher à se comprendre et à s’accepter. La relation humaine est le fondement de la réussite du monde contemporain.
Demain, les enfants ne rentreront plus dans des maisons vides et froides parce qu’ils auront fait en groupes ou dans une nécessaire solitude l’effort nécessaire de la fixation des savoirs : les humains auront enfin compris le nécessaire encadrement des jeunes après la vie structurée de l’école.
Demain, les parents n’accueilleront plus leurs enfants avec l’exaspération tendue d’une fatigue accumulée parce qu’ils auront enfin des lieux où se vider la tête, trouver de l’aide et des conseils pour un rôle que personne ne leur a enseigné sans l’usage d’une autorité sans effet aujourd’hui.
Demain, les repas familiaux ne seront plus des dévidoirs de stress et d’angoisse parce que les sources de conflits auront diminué et que chacun saura qu’il faut y apporter de la joie et du réconfort plutôt que de la violence et du désespoir.
Demain, la télévision ne sera plus le seul refuge d’une vie sans projet, d’un emprisonnement géographique dès cinq heures du soir, d’une île enfermée dans les misérables ghettos des communes isolées la nuit tombée.
Demain, la drogue ne sera plus le seul voyage proposé à ceux qui sont prisonniers de la pauvreté, de l’ignorance, de l’exclusion parce que nous aurons, avec une détermination sans précédent, combattu la pauvreté, l’ignorance et l’exclusion.
Demain, l’humain réentendra des mots anciens et oubliés, jetés au motif d’une modernité simplificatrice, d’une ouverture et d’une jeunesse dont le sens est galvaudé : respect, solidarité, reconnaissance, fraternité…
Chaque fois que le monde est isolé, individualiste, égoïste, les pulsions animales dominent la pratique de la raison pure : les médiocres regroupés en bandes cherchent à exploiter la faiblesse de ceux qui paressent dans leur satisfaction personnelle, leur liberté individuelle leur tenant lieu de vertu et masquant leur indifférence du monde.
Alors aujourd'hui, retroussons nos manches pour que cette utopie devienne demain notre réalité car tous les exploits des humains ont d’abord été des rêves.