Rentrée politique de la droite progressiste
Par Chantal Maignan le samedi, septembre 1 2007, 20:32 - General - Lien permanent
Mes chers amis,
Aujourd’hui, comme promis, je reprends le flambeau après des vacances bien méritées.
Plus que jamais, nous devons nous engager pour l’avenir de notre pays. L’actualité récente, avec le cyclone DEAN, a montré les limites de la capacité à agir tant des indépendantistes qui ont pourtant le pouvoir régional, que des autonomistes, qui n’ont à aucun moment appelé à la solidarité locale et l’implication des 137 000 Rmistes dans la remise en état du pays.
Sur les routes encombrées, dans les quartiers dévastés, nous n’avons pas vu les patriotes, nous n’avons pas vu les défenseurs acharnés de notre dignité, particulièrement dans le sud sinistré, qui vient d’élire triomphalement son député indépendantiste ; mais au moment même où Alfred Marie-Jeanne disait avec arrogance au ministre qu’il ne demandait pas la charité, seuls les renforts de l’Etat et le personnel d’EDF étaient sur le terrain sans relâche !
Sans doute a-t-on les moyens de refuser les 500 millions d’euros envisagés par la solidarité nationale en faveur des Antilles. Sans doute a-t-on les moyens d’aider ceux qui n’ont plus rien en Martinique, y compris de faire preuve de solidarité avec nos voisins de la caraïbe eux aussi durement touchés.
Respectueuse du suffrage universel et ne désirant pas donner le sentiment de faire de la politique politicienne sur la détresse de mes concitoyens, j’ai laissé toute la place aux élus de proximité, maires et conseillers généraux, responsables de la mission que leur a confié le peuple. Ils ont agi selon leurs moyens et leurs engagements : leurs administrés en jugeront.
Mais alors que 15 jours se sont écoulés, la Martinique est encore jonchée de détritus, encombrés d’ordures, défigurée par une catastrophe qui a laissé les plus démunis abasourdis et hébétés.
Que faisons-nous ? Que font les Martiniquais pour relever leur pays ? Où est passé notre désir de responsabilité et de dignité ?
Pendant que les uns vont à Paris pour « affaires » avec le chef de l’Etat, les autres en profitent pour faire croire que la question du statut est revenue sur le devant de l’actualité.
Des propos étonnants sont prêtés au président de la république qui, peut-on lire ici et là, aurait dit qu’il ne se sentait pas engagé par ce qui s’est passé en 2003. C’est-à-dire la consultation populaire ? Il en répondra devant les siens.
Mais que se passe-t-il de concret sur le terrain ?
Les ouvriers des entreprises réquisitionnés témoignent de leur stupéfaction devant l’inertie et l’apathie d’une population paresseuse ou blasée, regardant s’activer de sa fenêtre les ouvriers débordés. Le quotidien local se repaît de photos sensationnelles où la misère s’étale au grand jour. Mais nous soucions-nous seulement de ce que deviennent ces malheureux une fois le journal replié ?
Le moment est venu à la fois de nous impliquer tout en interpellant nos élus car eux ont les moyens d’une synergie et les efforts doivent se conjuguer. Les considérations politiciennes en vue des élections de mars 2008 (cantonales partielles et municipales) ne doivent pas occulter les reflexes d’humanité et de solidarité.
Mes amis, plus que jamais, manifestons nos valeurs au moment où un tournant historique se dessine pour notre pays à travers les réformes qui se profilent à l’horizon.
J’ai décidé de créer l’association « Vouloir Agir » pour que nos actions se concrétisent sur le terrain et que notre vision républicaine, respectueuse de la diversité, prospère dans notre société martiniquaise ; pour qu’aucun projet de qualité ne reste dans l’oubli d’un tiroir, pour qu’aucune idée géniale ne soit improductive pour celui qui l’a conçue comme pour le pays qui doit en bénéficier.
Je compte, et je vous en remercie, sur vos adhésions nombreuses et votre réelle implication, avec vos compétences, votre entregent, votre énergie, votre volonté de réussite.