Annonce officielle de candidature aux élections législatives
Par Chantal Maignan le jeudi, mai 24 2007, 16:02 - General - Lien permanent
Discours tenu au restaurant le Verger, le jeudi 24 mai, en présence de plus de 300 militants et sympathisants.
Mes amis,
Comme je suis heureuse de vous voir si nombreux à mes côtés ce soir.
Comme je suis émue par votre présence chaleureuse qui accompagne mon entrée officielle en politique en tant que candidate aux élections législatives dans la circonscription du centre.
Et comme je me sens grave et déterminée au moment où je vous dis, à vous mes amis qui avez appris à me connaître, à m’estimer, et parfois à m’aimer, au moment ou je dis à mon peuple, qu’à partir d’aujourd’hui, je suis au service de la Martinique et des Martiniquais, et pour longtemps.
Et comme je me sens forte et résolue après le grand frisson que la droite républicaine a fait naître dans la circonscription du centre.
13 895 citoyens marchant résolument vers les urnes un certain samedi 5 mai 2007 pour dire avec fierté, les tous premiers, qu’ils choisissaient, au-delà de l’admiration pour un homme qui avait l’audace de la rupture avec une politique ancienne, les valeurs qui les rendaient indéfectiblement solidaires de celui qui est désormais le président de tous les Français : Nicolas SARKOZY.
13 895 hommes et femmes qui affirmaient leur désir de changement et de progrès.
13 895 Martiniquais et Martiniquaises de Fort-de-France et du Lamentin qui décrétaient que leur identité régionale n’étaient en rien menacée par l’identité nationale française.
7951 Foyalais qui avaient retenu que Césaire avait affirmé que la négritude n’est pas un racisme à l’envers et que l’avenir des peuples se construit dans l’action républicaine en mettant fin au processus suicidaire de l’autonomie subjugée par l'indépendance et qu'il fallait désormais privilégier la construction d'une fédération de grandes régions. Citoyens lucides de l’avenir miséreux des aventuriers de l’incertain, à l’image de ceux qui aujourd’hui viennent briguer leur suffrages.
5944 Lamentinois qui se sont rappelés l’exhortation véhémente de Glissant qui n’a jamais cessé de plaider l’ouverture fraternelle aux peuples et aux cultures d’ailleurs et qui met en garde contre le retour aux espaces clos des indépendances meurtrières.
Tous deux grands Martiniquais, immenses poètes, visionnaires d’un monde qui se reconstruit à l’échelle de la planète et dans lequel il faut entrer sous peine d’asphyxie mortelle.
Mes amis, ces 13 895 Martiniquais-là méritent notre estime, notre respect et la chaleur de nos applaudissements.
Nous voilà donc, de nouveau, à quelques jours d’un vote décisif pour la Martinique.
Un vote qui attestera de la volonté historique des Martiniquais à choisir entre l’impuissance d’un passé d’amertume inlassablement remâché sur des dents usées ou la dynamique d’un appétit féroce de vivre et de cannibaliser, de nos canines pointues, l’opulence d’un monde en mouvement.
La France et l’Europe écriront-elles sans nous l’épopée d’un glorieux avenir ? Sommes-nous à jamais inexorablement enchaînés dans la cale du bateau négrier, fantôme ancré dans de lugubres océans ? ou saurons-nous avec ardeur briser les ultimes chaînes qui nous retiennent au passée et voguer sans nul peur vers de lumineuses percées nées de nos espérances ?
Le 9 Juin, mais amis, le 9 juin, les Martiniquais parleront à la France et adresseront un message décisif au président de la République française.
Soit ils lui diront :
« Nous refusons de vivre avec vous l’aventure du redressement, de la modernité et du progrès ; nous préférons la résistance et l’immobilisme en choisissant un député qui a clairement affiché son opposition à votre personne et à votre programme »
Et les Martiniquais devront assumer les conséquences de leurs choix politiques. L’autonomie et l’indépendance seront bientôt expérimentées dans notre petit pays arpenté par les files de chômeurs et de rmistes.
Soit au contraire, ils entameront un dialogue fécond, sans aucune servilité, mais avec le respect réciproque né de la démocratie républicaine :
« Nous avons accepté le vote de la majorité, nous avons pris note de l’ouverture politique de votre gouvernement, nous vous donnons ici les moyens de votre majorité et nous attendons les changements sur lesquels vous vous êtes engagés ».
Et là mes amis, là vous verrez frissonner notre île enfin poussée par des vents nouveaux.
Car lorsqu’un peuple se lève, ensemble, pour donner à deux femmes la charge de sa parole, alors le temps passé n’est plus et le temps nouveau est consacré.
Car ce n’est pas seulement un vote qui se jouera ce jour-là.
Non, ce jour-là se jouera un utopie refondatrice :
Tout comme Nicolas Sarkozy a dit au Français :
« J’ai fait tout ce qu’il fallait. Je me suis intégré, j’ai travaillé dur, j’ai appris à respecter et à aimer la France au-delà de toute mesure, suis-je digne aujourd’hui de me présenter devant vous pour devenir votre président ? »
Margaret et moi nous disons à la Martinique, aux Martiniquaises et aux Martiniquais :
« Nous sommes parties de rien mais nous avons travaillé dur et nous nous sommes élevées, souvent dans la souffrance, toujours dans l’acharnement et l’opiniâtreté. Nous avons accepté de vivre nos vies de femmes et nous avons appris, dans l’erreur parfois et dans le bonheur aussi. Et nous voilà devant vous aujourd’hui, fortes de nos expériences et de nos compétences, ne sommes-nous pas dignes d’être vos représentantes devant la nation française ? »
Voilà pourquoi mes amis, vous partirez en campagne en défendant fièrement celles que vous avez choisi de soutenir et de faire élire.
Vous direz autour de vous, à chaque fois que vous en aurez l’occasion :
Ne faites pas un vote d’étiquette, ni un vote d’habitude ; mais regardez au fond des yeux une femme qui porte en elle une autre vérité pour une autre façon d’envisager la politique et la vie en Martinique.
Faites le choix celle qui ira voter les lois pour garantir votre sécurité matérielle et environnementale, mais aussi le choix de celle qui défendra ardemment votre liberté et vos droits auprès de votre président de la République, auprès de vos élus de proximité qui souvent vous oublient après l’euphorie de leur élection, auprès des collectivités qui n’ont souvent pas le temps d’écouter vos doléances.
Faites le choix d’une députée qui s’engage à être à l’écoute du peuple avec une permanence ouverte et des rencontres fréquentes avec ses électeurs, qui s’engage à veiller au bien-être matériel et moral de tous les citoyens de sa circonscription, qui s’engage à impulser les actions sociales dans les quartiers et les cités et à encourager la créativité des jeunes avec la création de petites entreprises.
Faites le choix d’une député qui ne recevra toujours ses électeurs et qui ne renverra personne sous prétexte qu’elle n’aurait pas voté pour lui.
Faites le choix de la lucidité, de la raison et de l’estime.
Dites-leur mes ami que vous savez que Chantal MAIGNAN, connue pour son farouche attachement à la Martinique est la meilleure ambassadrice du moment auprès du gouvernement compte tenue de son choix politique.
Dites-leur qu’il y a urgence à agir car la Martinique est au bord d’une explosion sociale et morale : trop de violence, d’angoisse et de souffrance ! Trop de vols, de meurtres, de viols ! Trop d’indifférence et trop de solitude ! Et qu’il faut une députée entièrement disponible, compétente et travailleuse.
Mes amis, vous êtes mes militants les plus convaincus, j’ai besoin de vous.
Je vous demande de frapper à toutes les portes, celles de vos parents, de vos amis, de vos voisins, pour leur dire que deux femmes, deux martiniquaises compétentes, sont désormais à leur service, pour construire une vie meilleure dans l’audace et le travail et aussi dans la reconnaissance du mérite.
Pace que ces deux femmes ont compris qu’être élu politique ce n’est pas s’asseoir dans un bureau confortable et attendre que cela se fasse tout seul !
Parce qu’elles ont compris que la vraie politique c’est celle qui prend en compte les citoyens et leur réalité quotidienne.
Parce qu’elles ont entendu les cris de souffrance de ceux qui vivent dans la peur jusque dans leur propre maison.
Parce qu’elles ne sont pas insensibles aux appels de ceux qui n’ont rien et de ceux qui vivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté.
Parce qu’elles s’indignent devant les abus de ceux qui prennent tout sans avoir rien mérité.
Parce qu’elles savent que l’assimilation des peuples est une infamie tandis que l’intégration, respectueuse des cultures et des identités, est une nécessité.
Parce qu’elles ont compris que l’identité nationale rassemble les identités régionales, les cultures et les peuples autour des mêmes valeurs librement partagées et que les Français, de toutes origines, ont le devoir de préserver et de transmettre la langue et la culture française aux générations futures.
Parce qu’elles savent enfin que la majeure partie des problèmes sociaux viennent de l’insuffisance de travail et de la pauvreté ; qu’aucun homme, qu’aucune femme, ne peut être digne et construire sa vie sans emploi et sans revenus.
Et parce qu’elles ne se contenteront pas de dire mais parce qu’elles agiront :
Pour le retour à l’ordre, à l’autorité, au respect des valeurs morales et des individus,
Pour le développement économique par le moyen de la zone franche globale,
Pour la préservation des petits commerces et la qualité de vie dans les villes,
Pour l’amélioration de l’habitat social,
Pour la revalorisation des retraites,
Pour la formation et l’éducation morale des jeunes,
Pour que se réalise enfin en Martinique l’idéal républicain : liberté, égalité, fraternité,
Pour que vive enfin notre pays, dans la dignité et la prospérité,
Mes amis,
une femme frêle s'avance dans l'horizon du temps, sa voix perçante appelle un peuple qui se lève et, ensemble, ensemble, ils marchent vers un avenir aux lumineux espoirs et une force résonne sur la toile tendue de la Justice : c'est la Martinique qui s'inscrit au coeur de la République !
Alors mes amis, vous voterez et vous ferez voter pour
Chantal MAIGNAN et Margaret TANGER
Vive la République,
Vive la Martinique unie et fraternelle,