Discours du déjeuner républicain du 9 avril à l'Habitation Dillon
Par Chantal Maignan le lundi, avril 9 2007, 08:46 - General - Lien permanent
Mes amis,
Je vous remercie d’être ici aujourd’hui, d’avoir accepté cet acte de militantisme pour Nicolas Sarkozy, bien sûr, mais surtout pour nous – mêmes, qui désirons réellement un changement de société avec l’arrivée à la responsabilité publique d'hommes et de femmes politiques courageux et déterminés.
Pour ma part,
Je suis venue en politique par conviction !
Je suis venue en politique par passion !
Pour mon pays, et pour mon peuple enkayé dans un passé esclavagiste qui le pétrifie dans l’impuissance,
Pour les hommes aux yeux graves qui croient pouvoir allier RMI et indépendance sans perdre leur dignité
Pour les femmes aux lèvres serrées et au poing dur devant tant d’injustices et de violence
Pour les enfants aux yeux inquiets devant tant de misère et de chagrin ;
Je suis venue en politique parce l’observation de la Martinique prouve à l’évidence que la société se dégrade au lieu de progresser, que les valeurs se perdent au lieu de se renforcer, que la gauche, qui mêle allègrement les idéologies occidentales et l’histoire coloniale, se trompe et augmente le désarroi du peuple !
Je suis venue en politique parce que la Martinique est passée de la domination coloniale à la domination de la pensée unique de gauche ! Une gauche qui veut nous faire croire que nous ne sommes que des Martiniquais parce que la France n’a jamais cessé d’être scélérate et indifférente à notre égard.
Cela est faux !
Cela est une pure démagogie visant à un projet suicidaire qui est l’indépendance !
Cela doit être démenti avec conviction tout comme ce projet doit être combattu avec force !
C’est pourquoi je me suis engagée au côté de Nicolas Sarkozy !
Parce que je suis convaincue que l’on peut être résolument française et absolument martiniquaise.
Parce que je suis convaincue qu’une politique de droite peut se mettre au service de tous les Martiniquais.
Parce que je suis convaincue que la politique de droite n’est pas sauvagement libérale, car elle n’est au service ni du MEDEF ni d’un patronat tout puissant, mais parce qu’elle est au service du développement économique pour tout le peuple ;
Parce que je suis convaincue que la politique de droite n’est pas abusivement égoïste mais qu’un pays avec une économie prospère est bien mieux armé pour être solidaire de ceux que la vie n’a pas épargnés et pour être fraternel avec ceux qui sont brisés par le malheur!
Mes amis,
Il y a les idéologies et il y a le principe de réalité !
Il y a les partis politiques et les démagogies électorales qui consistent à s’attribuer toutes les valeurs morales tout en les déniant aux autres.
Il y a les manipulations mentales, les discours de circonstances, les mensonges par omission pour satisfaire les puissants sans mécontenter le peuple.
Et il y a le choix du parler vrai, si inattendu que tout le monde en doute, le choix de regarder en face la réalité et les souffrances du peuple.
Le peuple qui attend plus de justice et de solidarité sans pour autant qu’on le prenne pour un mendiant de l’assistance publique !
Les hommes et les femmes qui réclament du travail, avec un pouvoir d’achat suffisant, pour se nourrir, se loger, prendre soin de ceux qu’ils aiment sans craindre le lendemain !
Les retraités qui crient leur précarité, avec des pensions trop faibles, et leur solitude devant les épreuves de la vie.
Les anciens qui ont soif de sécurité et de sérénité et qui espèrent une vie paisible dans un environnement préservé.
Les jeunes qui se disent que décidément le monde a changé et qu’à force de revendications, à force de transgressions, ce sont désormais les banlieues qui cristallisent l’attention plutôt que leurs efforts pour renouveler une société digne et courageuse.
Mes amis,
Il y a le temps du passé et le temps du présent
Le temps de semer et le temps de récolter
Le temps d’espérer et le temps d’agir…
Et il est fini le temps ou nous avons perdu l’espoir,
Et il est venu le temps de l’affirmation de notre volonté
Le temps de reconstruire notre société à la mesure de nos valeurs
Le temps de choisir ceux qui réaliseront les projets que nous avons élaborés avec eux
Le temps de notre nouveau président de la république.
Le temps de Nicolas Sarkozy !
Et quelle est notre place dans cette France qu’il rêve de construire ?
Elle est celle de ceux qui savent que le travail, l’effort et le mérite sont des valeurs positives qui construisent les peuples.
Elle est celle de ceux qui savent que l’Autre dans sa différence est un enrichissement et pas une perte de temps ni de soi.
Elle est celle de ceux qui se reconnaissent responsable d’un héritage qu’ils doivent transmettre à leurs enfants : cette terre et cette civilisation qui ne doit pas arrêter sa marche vers plus de justice, de fraternité et de paix.
Notre attitude politique ne doit pas être un repli égoïste dans notre petit confort bourgeois. La droite que nous représentons est une droite populaire qui intègre toutes les classes sociales et qui pratique avec détermination l’égalité.
Nos réunions politiques ont pour but de réapprendre à être militant en prenant conscience d’appartenir à un grand parti.
Et pour être militant, il faut se réunir, s’encourager, se motiver, se connaître (parce que l’on est plus fort à deux que tout seul) et, par le respect, établir les premiers liens de cette fraternité dont nous rêvons tous.
Et pour imposer nos valeurs, il faut être sur le terrain, par groupe, inlassablement, pour témoigner de notre existence et convaincre de la pertinence de nos arguments.
Ce sont nos valeurs républicaines qui nous rapprochent au-delà de nos différences sociales et raciales. C’est notre idéal commun qui construit notre liberté et notre fraternité.
Voilà pourquoi je le dis à tous ceux qui doivent l’entendre : je ne suis pas formatable et je ne rentrerai jamais dans le rang ; surtout dans celui de ceux qui veulent se tenir à l’écart du peuple !
Cette ancienne droite n’est pas celle de Nicolas Sarkozy !
Cette attitude suicidaire de l’ancienne droite a déjà conduit à la quasi-disparition de notre parti, ce n’est pas en la reconduisant que nous allons gagner et préserver notre société de la montée d’une gauche de plus en plus dangereuse.
Tout comme Nicolas Sarkozy, je tiendrai un langage de vérité : c’est ensemble que nous allons gagner : nègres, békés, mulâtres, blancs, tous, hommes et femmes, toutes classes sociales, réunis par les mêmes valeurs et désireux du même projet de société.
Et c’est ensemble, tous sur le terrain, que nous allons militer pour fêter tous ensemble la victoire de nos idées et de notre président !
Vive Nicolas Sarkozy
Vive la République et vive la Martinique !