A observer la stratégie comportementale de Ségolène Royal, à analyser ses postures et ses réflexions, on comprend que la difficulté de la candidate à convaincre de sa sincérité vient de la complexité d’une personnalité qui n’a pas su dépasser de multiples frustrations et se construire dans l’équilibre.

L’ego, surdimensionné, de Royal trahit un désir de revanche presque enfantin ; les postures, virginale puis guerrière, illustrent la valse hésitation qui gère toute la campagne ; la construction langagière dévoile des pulsions calquées sur des pratiques masculines : « y faudra pas y revenir ! » qui suggèrent « ou tu auras la fessée ! ».

Ségolène Royal ne sait pas être une femme : elle est soit la fille de…, la compagne de…, la mère de… ; et même tous ces rôles, elle ne les a pas joués à la perfection parce qu’elle n’a jamais su se donner de manière inconditionnelle.

Comment pourrait-elle dès lors se donner à la France Présidente alors qu’elle est si incroyablement inachevée ?