Ce que je sais c’est qu’il n’y a qu’une histoire de France et non pas deux, parce qu’il n’y a qu’une seule France.

Ce que je sais c’est qu’il y a des gens pour lesquels le patriotisme de parti sera toujours plus grand que l’amour de la patrie, alors que pour moi rien n'est plus grand que l'amour de la France.

Ce que je sais c’est qu’il y a des gens qui ne comprendront jamais que l’on veuille rassembler les Français, qui ne comprendront jamais que l’on puisse dire que lorsqu’il s’agit de la France il n’y a pas de camp.

Ce que je sais c’est que la gauche qui proclame que l’Ancien régime ce n’est pas la France, que les Croisades ce n’est pas la France, que la chrétienté ce n’est pas la France, que la droite ce n’est pas la France.

Cette gauche là je l’accuse de communautarisme historique.

C'est la même gauche qui fait semblant de croire que tous les antidreyfusards étaient de droite et tous les dreyfusards de gauche, que tous les pétainistes étaient de droite et tous les résistants de gauche.

Ce que je sais c’est que cette gauche-là n’a rien à voir avec celle de Jaurès, ni avec celle de Léon Blum, qu’elle n’a ni pris la Bastille, ni fondé la Première République, ni la Deuxième, ni même la Troisième.

Ce que je sais c’est que c’est le Général De Gaulle qui a donné le droit de vote aux femmes, créé la Sécurité Sociale, achevé la décolonisation et sauvé deux fois la République, et non le Parti Socialiste !

Ce que je sais c’est qu’à Londres, le Général De Gaulle n’a pas demandé pas à Jean Moulin s’il était de droite ou s’il était de gauche.

Ce que je sais c’est que lorsque la Gestapo a décidé de prendre en otages Georges Mandel et Léon Blum et de les retenir prisonniers dans une petite cabane en bordure du camp de Buchenwald, elle n’a pas fait de différence entre la France de gauche et celle de droite. Dans cette cabane il n’y avait pas deux France à l’ombre sinistre des chambres à gaz, il n’y en avait qu’une.

Ce que je sais c’est que Napoléon en achevant la Révolution a dit : « De Clovis au Comité de Salut Public, j’assume tout ».

Je ne veux donner de leçon à personne, mais quand j’entends dire que l’on ne peut pas admirer à la fois Saint Louis et Carnot, je pense toujours à Marc Bloch, ce grand historien républicain et laïque qui a écrit : « Il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ».

Ce n’est pas une querelle d’historiens. C'est un débat profondément politique car au travers de deux conceptions de l’histoire ce sont deux conceptions de la nation qui s’opposent.

Il y a ceux qui ne chercheront toujours que la victoire d’un parti sur tous les autres et il y a ceux qui ont toujours à l’esprit l’intérêt commun. Nous sommes de ceux qui veulent parler à tous les Français.

Il y a ceux qui veulent un Président de la République qui sera le porte-parole d’une partie de la France contre l’autre.

Nous sommes de ceux qui veulent un Président qui parlera au nom de tous les Français.

Il y a ceux qui veulent diviser pour régner.

Nous sommes de ceux qui veulent rassembler.

Il y a ceux qui attisent encore la lutte des classes et il y a ceux qui disent que le sort de chacun dépend de celui de tous.

Il y a ceux qui cherchent toujours dans l’idéologie la réponse toute faite à toutes les questions et qui veulent encore résoudre les problèmes du XXIe siècle avec les solutions du XIXe siècle et il y a ceux qui sont convaincus que la seule politique qui vaille est celle qui se fait à partir des réalités, et d’abord des réalités humaines.

Je crois en la France, en la capacité des Français d’accomplir d’aussi grandes choses que celles qu’ont accompli leurs aïeux. Je crois qu’au-delà des convictions partisanes, au-delà de la droite, de la gauche et du centre, au-delà des extrêmes qui servent de porte-voix à tous ceux qui ont le sentiment qu’on ne les écoute jamais, la grande force de la France est dans tous ces Français qui sont avant tout des hommes de bonne volonté qui aiment leur pays et qui veulent pour lui et pour leurs enfants ce qu’il y a de mieux.

Voici pourquoi je veux parler à tous les Français sans exception parce que la France a besoin de l'énergie de tous ses enfants. La France traverse une crise morale. La politique peut y remédier parce que la politique en est la cause.

Cette crise morale est une crise des valeurs, une crise des repères, une crise du sens, une crise de l’identité.

Le dénigrement de la nation est au cœur de cette crise.

Etre Français, c’est parler et écrire le Français. Etre français, c’est respecter la loi.

Celui qui entre clandestinement en France, celui qui ne fait aucun effort pour s’intégrer, celui-là ne doit pas s’attendre à se voir reconnaître les mêmes droits qu’un Français.

Etre Français c’est avoir des droits mais c’est aussi se reconnaître des devoirs.

Etre Français c’est recevoir de la France et lui donner en retour.

Le problème de la France c’est qu’à force, pendant trop longtemps, de ne rien exiger de personne, même pas le respect de ses valeurs et de ses lois, elle a nourri l’une des plus graves crises d’identité de son histoire.

C’est la raison pour laquelle il faut maîtriser l’immigration.

Accepter d’accueillir toute la misère du monde, c’est tirer toute la société vers le bas. C’est faire le malheur des immigrés que l’on n’arrive plus à intégrer, et le malheur de tous les autres.

Ce sont comme toujours les plus modestes et les plus vulnérables qui payent le plus cher: le jeune de 20 ans qui meurt asphyxié dans sa cachette ou qui coule au fond de l’océan avec sa pirogue, les familles brûlées vives dans des hôtels sordides où elles s’entassent parce qu’on ne sait pas où les loger.

En régularisant tous les sans-papiers on incite une masse croissante de malheureux à immigrer clandestinement dans l’espoir d’être régularisés un jour et l’on fait monter le ressentiment chez ceux qu’on accueille si mal et chez ceux qui se sentent de plus en plus étrangers dans leur propre pays.

Si je suis élu président de la République, il n'y aura pas de régularisation globale.

Il faut lutter contre l’immigration clandestine qui fait la fortune des marchands de sommeil et des passeurs sans scrupule qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des pauvres malheureux dont ils exploitent la détresse.

Je souhaite que celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir un titre de séjour en France pendant les 5 ans qui suivent.

Je souhaite que les étrangers en situation irrégulière soient exclus du droit au logement opposable.

Protéger c’est protéger la France, ses valeurs, c’est parce que je veux qu’elle reste ouverte, accueillante, généreuse, que je veux que l’immigration soit maîtrisée, que notre pays fixe chaque année le nombre des étrangers qu’il peut accueillir dans des conditions qui permettent de respecter la dignité des personnes.

Je souhaite que l’immigré en situation régulière ne puisse faire venir sa famille que dans la mesure où celle-ci a appris, avant de pénétrer sur notre territoire, à parler le Français et après que nous nous soyons assurés que les revenus de son travail lui permettent de la faire vivre et de la loger décemment.

Je souhaite qu’on ne puisse pas s’installer durablement en France sans se donner la peine d’écrire et de parler le Français.

C’est parce que je veux protéger la France et ses valeurs que je souhaite que soient définis les principes de l’entrée et du séjour des étrangers dans notre pays.

A Bayeux en 1946, le Général De Gaulle avait conclu son discours de la manière suivante :

C’est la peine éternelle et c’est la grandeur de la France de ne s’arrêter jamais, car, pour elle, cesser d’agir reviendrait à disparaître. Mais il suffit d’évoquer l’univers rude et mouvant dans lequel nous avons à vivre pour tirer cette conclusion : nous ne jouerons notre rôle, nous n’obtiendrons ce qui nous est dû, nous ne servirons comme il convient l’intérêt supérieur du monde que si, après tant d’épreuves et de leçons et malgré les préjugés, les préventions et les chimères, nous organisons la direction nationale, c'est-à-dire l’Etat, pour l’efficience, la cohésion, la continuité ! Où est l’avenir ? Il est en nous.

Que dire de mieux, que dire de plus ? Sinon ces deux mots magnifiques :

Vive la République ! Vive la France !