Mes amies, mes sœurs,

Aujourd’hui, l’histoire nous place une fois de plus devant des choix.

Au delà de nos convictions politiques traditionnelles, nous devons regarder la situation de notre Martinique !

Avons-nous développé ce pays pour que nos enfants trouvent en héritage une île prospère, un environnement préservé, une société libre et fraternelle ?

Qui prendra soin de nos vieux parents ? Qu’allons-nous devenir ? Qu’allons-nous laisser à nos enfants ?

Une fois de plus nous devons agir car le désir d’avenir ne suffit pas, nous le savons.

Il faut une volonté tendue vers la réussite pour que la Martinique renonce à la violence, à la délinquance, à la facilité, au laisser-aller, à l’immobilisme.

Nous devons faire entendre nos voix, unies et solidaires, dans cette société créole où les hommes parlent encore trop à notre place.

Nous voulons des femmes de vérité, déterminées à dénoncer les injustices, résolues à changer les choses.

Moi, je suis née aux marronnages de toute entrave

Et je vais sur des sentiers inconnus, bravant toute peur,

Pour que naisse au monde la parole des femmes

Et j’ai besoin des voix de toutes les femmes du Centre de la Martinique : celles du Lamentin et celles de Fort-de-France.