On savait Royal peu Loyale (malgré l’affirmation contraire d’Aimé Césaire sur le balcon de la mairie de Fort-de-France).

Et cela n’a pas tardé : dans la nouvelle équipe de campagne de la candidate socialiste, composée de 13 membres, l’on constate que la parité dont elle se faisait pourtant la championne n’est pas à l’ordre du jour : 3 femmes pour 11 hommes ; soit quasiment 1 pour 4. Et 1 pour 3 si on concède à la Royale de compter pour 2 (ego et présidentielle obligent).

Mais Ségolène nous a habituées à ses volte-face, ses caprices et ses errements, pour ne pas dire ses manquements. Qu’on se rappelle son absence remarquée lors du vote de la loi sur les violences faites aux femmes !

Mais sans doute se réserve-t-elle le droit de congédier, au premier barrissement de travers, le mammouth qui aura eu l’audace de vouloir la diriger, elle, « la Madone » que des Français subjugués avait cru être la réponse à la prophétie de Nostradamus : « Quand fleurira la rose, la famille royale reviendra au pouvoir ! »

Le retour des anciens, bardés de fardeaux de tristes mémoires, vient lester la légère vestale de poids bien lourds à supporter, ainsi d’ailleurs que la masse des éléphantes qui ne sera pas facile à cornaquer, compte tenu des propos peu aimables tenus naguère par Madame sur les mœurs et habitudes de ses collègues devenues pour l’occasion ses conseillères et ses meilleures … ennemies ?

Mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Je croyais pourtant qu’elle ne voulait surtout pas enclencher la machine à perdre ?