Marie - Ségolène Royal, mirage d’une Rose du désert !
Par Chantal Maignan le mardi, février 20 2007, 22:18 - Point de vue - Lien permanent
Maintenant que les « débats participatifs », sont terminés, voilà venu le moment de découvrir et d’analyser l’ambitieux programme né des milliers de consultations populaires.
Or le pacte présidentiel a pris la forme d’un long récitatif monocorde dans lequel chacun est invité à trouver la réponse à ses préoccupations sans que soient proposés une politique globale et un projet d’envergure pour la France.
De plus, les apparitions de la candidate de gauche, soigneusement calculées, ne font que confirmer que Ségolène va jouer à la France, comme elle l’a fait aux Antilles, son plus grand film : « La madone du Grand retour ».
C’est sans doute parce que ses conseillers, en majorité des hommes, sont persuadés que le rôle de Marie la bienfaisante lui convient mieux que celui de Ségolène l’énarque. Ils font ainsi de la campagne de Ségolène Royal une mise en scène peu convaincante, souvent ridicule, « cour des miracles » a-t-on même entendu, qui trahit davantage son inexpérience et ses incertitudes que l’affirmation volontaire d’une vérité et d’une conviction.
Ses exigences dans les coulisses, révélés par des media de plus en plus désabusés, son autoritarisme trahi par la mise à pied ou la démission de ses collaborateurs, son manque de respect dans les rendez-vous avec le peuple ne sont que la partie visible d’un caractère qui peu à peu se trahit jusque dans les mesures sociales qu’elle compte appliquer à une France désobéissante.
Marie assure au peuple souffrant les mesures miraculeuses avec lesquelles elle règlera tous les maux de la France ;
Royal la militaire s’occupant de punir les entreprises récalcitrantes, d’encadrer autoritairement, avec des internats au milieu des cités, les adolescents rebelles et de stigmatiser les parents en échec en les rassemblant et en les réformant ;
Ségolène l’énarque propose de booster la consommation pour faire redémarrer l’économie, tout cela avec l’aide de l’Etat ruiné mais bienveillant et capable de renouveler le miracle de la multiplication des petits euros : voilà le mirage auquel le Parti socialiste, sans sourciller, nous demande de prendre pour le réel de demain.
Après son grand oral sur TF1, ses adorateurs ont tranché : 27% de pèlerins, chantant les louanges de Marie-Ségolène, se sont mis en marche vers la réédition de la Terre promise.
Les autres se sont réveillés du mirage de la rose avec un drôle de goût de sable sur les papilles !