Non, Ségolène Royal n'a séduit personne, sinon alors ceux qui sont encore dans la béate admiration de la femme venue d'ailleurs, car elle n'a rien proposé à nos fiévreuses attentes.

Tous les jours, le chômage installe la précarité, l'insécurité, la violence et les responsables politiques en place ne font rien, ne disent rien, opposant un silence méprisant à ceux qui crient leur peur, leur insatisfaction, leur détresse devant l'effondrement du travail de toute leur vie.

La gauche ne nous propose que les mêmes icônes devant lesquelles il faut toujours s'incliner comme aux temps anciens et nous invite au silence. Mais je ne reconnais plus les discours enflammés du poète sinon la lassitude d'un homme qui a donné son temps et qui mérite maintenant d'être laissé en paix.

Le MIM n'a rien désankayé, il nous entraîne inexorablement au fond du gouffre économique au nom d'un racisme inacceptable : la haine du blanc éternellement colonialiste et de l'exploiteur béké-mulâtre.

Pitié ! pitié pour nos nouveaux maîtres omniscients et cruels ...

Qu'ils rentrent juste chez eux après avoir déposé le bilan de leur échec triomphant.

Le monde est aujourd'hui à celui qui revendique sa négritude dans la dignité du travail et l'insolence de la réussite née de ses efforts et de ses sacrifices.

Vivent les patrons - nègres, mulâtres, békés - qui donnent de l'emploi à notre pays.

Vivent les femmes qui créent de plus en plus nombreuses des petites et moyennes entreprises dont notre société a tant besoin.

Vivent les salariés heureux de travailler, de servir, de sourire pour prix de leur salaire.

Vive enfin une Martinique nouvelle, avec une jeunesse de nouveau fière d'un pays libéré de toutes les dominations.