Et que dit la jeunesse, éclairée par des exils forcés dans des pays cherchant à résoudre courageusement les difficultés d’un monde en gestation ? Et que disent les femmes, encouragées par le succès de leurs efforts pour se dégager des carcans imposés ? Et que disent tous ceux qui ont foi en des valeurs morales devant l’implacable cécité d’un pays qui refuse de changer et va droit vers l’abîme?

Que les politiques décidément ne sont que des rêveurs crispés sur un passé dont les traces s’effacent peu à peu, bien incapables de conquêtes nouvelles dans un réel qui présente de tels défis que seuls d’audacieux novateurs, capables de rupture, peuvent désormais affronter.

Quand le Savoir recule, l’Ignorance s’installe, impérieuse et virulente, de crainte d’être démasquée.

Alors l’homme d’inculture peut asséner d’une voix forte des mensonges masqués qui abusent le peuple. Les hommes incrédules ne trouvant nulle part réponses à leurs questions finissent par penser : « qui ne dit mot consent ! ». Et malgré leurs doutes légitimes, ils vont suivre les foules sur de mauvais chemins.

Le bovarysme politique, de droite ou de gauche, c’est celui qui consiste à ne pas envisager le monde tel qu’il est : composé de femmes et d’hommes caractérisés par une identité, une culture, des valeurs.

Aucune Histoire ne s’écrit hors de l’implication personnelle de ses acteurs. Aucune économie n’est viable si elle ignore l'apport des sciences humaines.

Nos choix politiques et nos décisions économiques doivent donc prendre en compte à la fois la nature humaine et la spécificité identitaire martiniquaise.

Je vous propose ainsi une série de réflexions et je vous invite à un échange objectif et enrichissant pour tous dans l’intérêt de notre département :

I. Le bovarysme de la gauche

II. Le bovarysme de l’ancienne droite

III. La rupture et l’entrée dans la modernité