LIBERTE, LIBERTE, LIBERTE …
Par Chantal Maignan le vendredi, janvier 26 2007, 01:50 - General - Lien permanent
Exprimer librement son point de vue devient de plus en plus difficile dans des sociétés où la gauche a pris en otage une population désabusée par la chose politique en particulier.
Haineuse, vociférante, friande de coups bas ou de rumeurs malveillantes, une frange militante, aveuglée par l’ignorance ou les prébendes distribuées à l’ombre de l’irrespect et du mépris pour la personne humaine, entend imposer sinon son point de vue arbitraire et définitif, un silence impérieux à ceux qui disent : aujourd’hui n’est pas hier et je peux construire ma vie sur de nouvelles donnes.
Alors, les adeptes de « l’égalité pour tous, y compris dans la pauvreté, la souffrance et le malheur » nous somment avec aigreur de choisir notre camp !
Mais notre camp est choisi : c’est celui du réalisme, de la lucidité et de la vérité.
Les idéologies de gauches, si elles sont pertinentes au niveau des valeurs humanitaires, (et elles n’en ont pas l’exclusivité) sont aujourd'hui obsolètes sur le plan économique. La mondialisation oblige à faire preuve d'inventivité et de courage pour que les populations des Antilles ne se retrouvent pas un jour incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants.
Déjà, la situation économique entraîne le délitement des familles et de la société et la montée irrépressible de la violence : il faut réagir sans tarder.
Et réagir c'est à la fois être responsable et courageux : oui pour la responsabilité locale, le plus possible et le plus vite possible mais oui, mille fois oui, à la conquête immédiate, qui est l'urgence absolue, du développement économique.
Le programme de la gauche n'envisage pas ce développement économique car il est prisonnier des dérives de l'idéologie marxiste qui a pourtant déjà expérimenté ses limites. Selon la gauche, en France, on est riche à partir de 3000 euros et les patrons sont des ripoux.
Quel respect, quel encouragement pour nos enfants formés dans des écoles de commerce, d’ingénierie, de e-marché, sans aides, sans bourses, qui sont motivés, désireux de se mettre au travail et que l’on accueille en disant : dès que vous aurez ouvert une entreprise, vous serez devenu un voyou, patron exploiteur et cynique !
De toute façon il vaut mieux être fonctionnaire, puisque sans patron il n’y a plus de salariés ! Et qu’après tout avec 1500 euros par mois, vous êtes à moitié riche !
Ainsi la France pourra expérimenter l’idéal de la gauche révolutionnaire qui aime tellement les pauvres qu’il en crée chaque jour pour mieux les caresser.
Pour moi, le temps de la pauvreté, des sacrifices absurdes, de la violence doit se terminer pour tous. Il faut à la France une politique audacieuse, des réformes courageuses, de l’autorité, et de l’humanité : il faut à la France une démocratie libérale sociale.
C’est ce que dit la République : liberté, égalité, fraternité. C’est ce que réclame la diversité française !
Le programme de Nicolas Sarkozy a justement défini les contours d'une politique qui me semble adaptée à notre développement aux Antilles.
C'est à nous de nous servir des outils autorisés par la loi pour conquérir notre espace économique et envisager à terme d'autre choix institutionnels.
C’est à nous d’infléchir le MEDEF vers un développement économique résolument favorable à l’emploi plutôt qu’au seul bénéfice du patron.
C’est à nous de faire cesser le cloisonnement socio-racial antillais.
C’est à nous de proposer un cahier des charges pour que la zone franche globale profite aux petites et moyennes entreprises…
Puisque, Française, vous prenez part au débat national en vous engageant selon vos convictions on vous refait le coup de la trahison coloniale, on vous traite de « sbire de Sarkozy ». Leçon de vocabulaire : le sbire est celui qui est chargé d’exécuter les basses besognes.
La gauche estime donc que parler vrai, pointer les problèmes de notre pays, proposer des moyens pour améliorer la situation des Martiniquais, c’est exécuter une basse besogne ?
On comprend alors pourquoi les Antilles sont dans un tel état : immobilisme, échec, fatalité.
Mais il est vrai que la gauche qui aime tellement les pauvres a toujours raison. Elle choisit pour nous l’indépendance et l’alignement sur les pays de la Caraïbe ; elle nous donne en exemple les Saint-Luciens, les Dominicais, les Haïtiens, dignes et fiers dans leur misère et leur détresse. Mais elle fait semblant d’ignorer que ceux-là aspirent à venir s’installer en France pour profiter des avantages d’un grand pays d’Europe.
La gauche pense pour nous, parle pour nous et ne fait rien pour nous.
Il est temps de faire cesser l’impérialisme de ceux qui vous ont dégoûté de la politique par leur violence, leur sectarisme, leur arrogance :
Aux armes citoyens ! Que vivent la liberté, l’égalité et la fraternité si singulièrement absentes chez ceux qui prétendent nous éduquer et nous décoloniser.