J’aime cette expression parce qu’elle me renvoie à un autre pays qui est pour moi l’emblème de la résistance et de l’affirmation de soi : le Québec, pays absolument francophone et francophile dans un environnement anglo-saxon d’une redoutable puissance.

Dans les années 1950-1960, le Québec traditionnel dominé par un patriarcat social et religieux entame une profonde transformation qui sera appelée révolution tranquille. Ce changement correspond à une véritable décolonisation des esprits et marque l’avènement d’un Québec progressiste, égalitaire, tolérant et responsable.

C’est ce qu’annonce le programme de Nicolas Sarkozy : un changement de mentalité et de comportement.

C’est sans doute parce qu’il n’est pas formaté par le moule commun et finalement réducteur des grandes écoles, qu’il est un métis culturel et un Français de seconde génération qu’il peut proposer cette image progressiste de la France en adéquation avec l’idéal républicain.

Césaire avait dit de Nicolas Sarkozy : « un homme d’avenir ». Ce que je crois c’est qu’il propose aux Français une « utopie fondatrice » : celle de rompre avec l’héritage d’un XIXe siècle entaché par le mercantilisme et la conquête coloniale pour retrouver les sens et les valeurs de la philosophie des lumières.

J’aime le dépoussiérage politique que son énergie et sa conviction annoncent parce que seule l’action pourra conserver l’influence de la France dans le monde, et par là même préserver les intérêts de la Martinique.