Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

mercredi, août 22 2007

La zone franche globale d'activités : propositions pour une discussion constructive

Dossier préparé par Chantal MAIGNAN

Le retard économique de la Martinique et ses deux corollaires, le chômage et l'économie informelle ont plusieurs causes :

des transferts sociaux privilégiant une société de consommation et par conséquent une économie de comptoir au profit des grands groupes d'importation et de distribution,

une monoculture de la banane, fortement aidée mais aux mains de ces mêmes possesseurs de grands groupes,

une absence de culture de l'entreprise dans la population, faute de formation et de pouvoir d’expression dans l'espace occupé avec, en contrepoint, l'idée que travailler sans perspectives pour ces groupes avec un salaire minimum serait pécher (trahison idéologique), d'où le travail clandestin institutionnel (Job).

Cette situation est particulière à la Martinique, car si la Guadeloupe a quelques unes de ces caractéristiques, chômage et job, son économie est tirée par les PME diversifiées alors qu'en Martinique le bâtiment est le moteur exclusif de la croissance interne.

La ZFG est l'opportunité pour la Martinique de créer des entreprises et des emplois formels, pourvu qu'elle soit ciblée sur des activités concrètes, répondant à des besoins par l'existence d'un marché, s'appuyant déjà sur des potentialités professionnelles, qu'elle soit accompagnée par des structures de formation ou d'apprentissage et des partenariats, et un accès au crédit facilité, et où toutes les composantes de la société seraient représentées.

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samedi, août 18 2007

Agriculture : Les conséquences de DEAN sont propices à un changement de cap radical

Dossier réalisé par Chantal MAIGNAN

Problématique

Aujourd’hui la société martiniquaise se trouve dans un cruel dilemme face à l’agriculture.

La question se pose sans nuance : Les contingences économiques doivent-elles avoir la priorité sur la préservation de la santé des habitants et la protection écologique d’un petit pays dont les Martiniquais ont la responsabilité morale devant les générations à venir ?

Certes, les agriculteurs, et notamment les producteurs de banane, ont notablement amélioré les méthodes et les techniques de production, diminuant de manière sensible la pollution chimique des sols.

Mais les résultats restent décevants : 40% de pollution sur des sols déjà empoisonnés depuis plus d’un siècle de culture intensive avec le chlordéchone puis le paraquat.

Les cultures qui relèvent du patrimoine amérindien et de l’élaboration de la société créole : manioc, patates douces, ignames, dachines … ne sont plus cultivables sans danger dans les sols antillais et les analyses de la nappe phréatique présentent des résultats alarmants.

La modification des habitudes alimentaires n’est pas sans conséquence sur l’identité ; il suffit de regarder les sociétés contaminées par les fast food et leurs modifications tant sur le plan de la santé que sur la structure même et l’organisation sociale et familiale.

Il ne s’agit pas d’ostraciser les planteurs qui consacrent aujourd’hui d’importants moyens financiers à la recherche en vue d’améliorer constamment les pesticides et les rendre moins agressifs pour la nature et l’homme (objectif : 20% de pollution dans cinq ans) même si la responsabilité de la pollution est sans conteste le résultat de leur choix d’une culture intensive et d’une utilisation de produits chimiques controversés, voire interdits, jusqu’à la fin du XXe siècle.

La question est de se demander quels choix socio-économiques, en termes de respect de la vie et de développement durable, les Martiniquais doivent faire aujourd’hui.

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mercredi, février 28 2007

Mon coup de gueule contre une Gauche hors jeu !

Trois remarques s’imposent à moi et je les soumets à la sagacité des électeurs : Où sont passées les belles valeurs dites de gauche dans les exemples suivants : La construction d’un nouvel hypermarché au centre, l’empoisonnement par l’incinérateur des habitants de Dillon, le silence sur les quartiers sensibles du Lamentin et de Fort-de-France ?

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vendredi, janvier 19 2007

Mes propositions pour la Martinique

Mes chers concitoyens,

je vous livre le travail de mes premières réflexions. Je vous invite à réagir à ces propositions, à les développer, à m'en proposer d'autres ; bref à faire, avec moi, de la politique : c'est à dire de vouloir agir pour notre pays.

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samedi, janvier 6 2007

Conforter les identités et les cultures diverses au sein d’une République unie

Dans son projet relatif à la valorisation des identités et des cultures de l'Outre-mer, Nicolas Sarkozy fait émerger trois mots : "éviction", "amalgame" et "abandon" pour affirmer que ce sont des sentiments qui doivent disparaître des mentalités aussi bien des citoyens ultra-marins qui en sont trop souvent les victimes que de celles des citoyens de l'Hexagone qui en sont à l'origine. Il s'agit d'une vaste entreprise de décolonisation des esprits à laquelle j'ajoute mes commentaires et mes propositions.

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vendredi, janvier 5 2007

La sécurité

Dans notre pays l'insécurité croissante porte atteinte à notre mode de vie et à notre identité. La Martinique a longtemps été réputée pour la qualité de son accueil, la chaleureuse convivalité de ses habitants, l'honnêté de son peuple et la douceur de ses moeurs. Faut-il, au nom d'une soi-disant modernité, accepter de voir se dégrader le monde que nous laisserons à nos enfants ? Voici mes propositions pour que l'identité martiniquaise perdure dans son intégrité.

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Le développement économique

Les propositions de Nicolas Sarkozy sont une excellente base de travail pour entamer une véritable révolution entreprenariale à la Martinique. Voici mes propositions, basées sur l'analyse de quelques experts passionnés par le défi martiniquais, qui complètent le projet pour l'outre-mer :

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La solidarité et l'égalité des chances

Nicolas Sarkozy a fait un nombre de propositions relatives à ce thème en fonction d'un rapport sur l'Outre-mer rédigé à sa demande. Cependant, compte-tenu des spécificités de la Martinique, nous avons des attentes particulières et des urgences pour que notre département soit remis sur les rails d'une dynamique qualitative. Voici mes propositions :

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lundi, janvier 1 2007

Ma Conviction

Entrer en politique, c'est courir le risque d'être porté sur la place publique, en proie à la vindicte populaire amusée par les quolibets des images faciles, des métaphores cruelles, des rumeurs en folie...

Mais c'est aussi le risque de trouver le chemin du coeur de tous ceux qui espèrent qu'une voix se lève pour dire les mots appris de nos anciens : justice, solidarité, fraternité, dans un monde qui se meurt de trop d'indifférence.

Entrer en politique, c'est s'engager à mener à leur réalisation les espoirs de ceux qui ont cru en vous parce que vous ne leur avez ni menti, ni fait miroiter une réalité utopique et illusoire.

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