Dossier préparé par Chantal MAIGNAN
Le retard économique de la Martinique et ses deux corollaires, le chômage et l'économie informelle ont plusieurs causes :
des transferts sociaux privilégiant une société de consommation et par conséquent une économie de comptoir au profit des grands groupes d'importation et de distribution,
une monoculture de la banane, fortement aidée mais aux mains de ces mêmes possesseurs de grands groupes,
une absence de culture de l'entreprise dans la population, faute de formation et de pouvoir d’expression dans l'espace occupé avec, en contrepoint, l'idée que travailler sans perspectives pour ces groupes avec un salaire minimum serait pécher (trahison idéologique), d'où le travail clandestin institutionnel (Job).
Cette situation est particulière à la Martinique, car si la Guadeloupe a quelques unes de ces caractéristiques, chômage et job, son économie est tirée par les PME diversifiées alors qu'en Martinique le bâtiment est le moteur exclusif de la croissance interne.
La ZFG est l'opportunité pour la Martinique de créer des entreprises et des emplois formels, pourvu qu'elle soit ciblée sur des activités concrètes, répondant à des besoins par l'existence d'un marché, s'appuyant déjà sur des potentialités professionnelles, qu'elle soit accompagnée par des structures de formation ou d'apprentissage et des partenariats, et un accès au crédit facilité, et où toutes les composantes de la société seraient représentées.