Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

Point de vue

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vendredi, février 2 2007

La Royale imposture !

Vous avez été nombreux à apprécier et à faire circuler mon article sur "L'imposture coloniale de Ségolène Royal". Et je vous en remercie.

D'autres voix se sont aussi élevées pour dénoncer une attitude politique inacceptable - le refus de tout débat avec une population en grande difficulté économique et sociale - et des postures qui ne trompent personne.

Non Ségolène Royale n'est pas une femme debout, car elle se dérobe constamment à la confrontation d'idées pour se cantonner au rôle virginal qu'elle s'est choisi.

Non Ségolène Royal n'est pas une Martiniquaise, car elle ignore tout de notre peuple et n'en veut rien entendre !

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mardi, janvier 30 2007

L'irréductible aveuglement de la gauche

Il faudra bien que la gauche accepte le principe du débat concret ; ironiser en permanence sur la Droite en rappelant sans cesse l’utilisation malheureuse du mot « karcher » ne pourra satisfaire une population inquiète de voir de rapprocher chaque jour le spectre de la précarité et de l’insécurité. Quand au terme « racaille », il y a bien longtemps que les jeunes ont passé sur ce mot qu’ils utilisent chaque jour pour désigner ceux, de plus en plus nombreux, qui ont choisi la violence comme procédé argumentatif.

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dimanche, janvier 28 2007

Chevènement et les fausses annonces

Deux jours avant le voyage de Ségolène Royal, Jean-Pierre Chevènement avait annoncé que la candidate du parti socialiste s’exprimerait aux Antilles sur les besoins des populations insulaires en termes de développement, d’emploi et de sécurité. Chevènement a détaillé complaisamment les problèmes des ultra-marins qu’il avait ainsi listés.

Seulement, il a dû oublier de glisser à Ségolène Royal la petite fiche qui reprenait ses propositions car la candidate de gauche n’est pas venu au rendez-vous fixé par les télévisions locales, RFO et ATV, décevant les Martiniquais qui attendaient, à défaut de propositions, au moins quelques analyses concrètes d’autant que l’actualité locale était riche d’exemples des difficultés du département : grève dans l’hôtellerie ; procès d’un mineur accusé de coup mortel ; scandales écologiques : incinérateur de Dillon et centrale polluante à Trinité.

Il faut croire que Ségolène Royal est passé sans transition de l’espace du réel à celui de l’imaginaire : il est vrai que Césaire l’avait accueilli en « petite martiniquaise ». Elle a donc préféré le bain de foule des partisans de gauche, les chansons des petites élèves du couvent, les embrassades des gentilles femmes noires qui célébraient sa beauté délicate qui vaut bien un vote, et les plaidoiries enflammées, non pas sur un programme, non pas sur des interrogations pressantes, mais composées de critiques contre Nicolas Sarkozy.

samedi, janvier 27 2007

Exclusion de Georges Frêche

J’apprends avec satisfaction l’exclusion, que j’espère définitive, de Georges Frêche qui est un coupable non amnistiable, non seulement pour ses propos relatifs au nombre de joueurs « Blacks » de l’Equipe de France, mais aussi et surtout pour estimer que des peuples peuvent être considérés comme une sous-humanité.

Nos ancêtres africains étaient déjà comptabilisés comme des marchandises, des « bois d’ébène », pour justifier leur mise en esclavage et la perte de tous leurs droits ; aujourd’hui, des nostalgiques d’un impérialisme occidental « horriblement las » voudraient encore une hiérarchie des « classes humaines ».

Il n’est plus acceptable, au moment où la France prend conscience de l’horreur de sa politique coloniale et s’ouvre à la perspective d’un pays divers et multiple dans l’unité et la fraternité républicaines que des responsables politiques ou des hommes publics, de gauche comme de droite, expriment, au nom d’un abus de liberté d’expression, leur racisme, leur xénophobie et leur haine.

Adieu Ti Albè

J’ai appris avec une immense tristesse la disparition brutale de Ti Albè…

Consternation et chagrin … Et puis je me suis rappelé mon dernier passage à la station, il y a quelques jours,

Ti Albè devant la cafétéria, attentif soudain au passage d’une femme, et le lumineux sourire qu’il m’avait offert en hommage …

Et je me suis dit : il n’est pas mort, il s’est juste dérobé à nos yeux défaillants, à la souffrance d’un corps trop éprouvé, à la vie qui ne tenait pas toujours ses promesses… Il nous regarde, pétillant de tendresse, vibrant d’une émotion neuve parce que de notre amour, maintenant, il ne peut plus douter.

Frère, anime le paradis comme tu as su dynamiser nos jours et que le soleil toujours soit l’auréole de tes locks…

Chantal

jeudi, janvier 25 2007

Dernières nouvelles : La royale leçon de démagogie avec comme acteurs principaux Victorin Lurel et Christiane Taubira, alliés objectifs et intéressés.

Je me contente de relayer ces informations suffisemment explicites en elles-mêmes :

« A la demande expresse d'un de ses membres, Victorin Lurel, président de la région et député de la Guadeloupe, secrétaire national du parti socialiste à l'Outre-mer, le Collectif Dom a accepté de différer de soixante douze heures son appel à la mobilisation de l'Outre mer. Appel toutefois inéluctable, si le samedi 27 Janvier, jour où se réunit la commission des conflits du PS, Ségolène Royale ne demande pas l'exclusion claire et définitive de Georges Frêche.

Après être intervenu auprès de Ségolène Royal à propos de ses déclarations inacceptables du mercredi 17 janvier par lesquelles elle estimait que le retrait temporaire de M. Frêche permettait d'«en rester là», Victorin Lurel est intervenu hier auprès du Collectif Dom pour lui demander de «juger sur pièces» et d'attendre avant d'appeler à une mobilisation de l'Outre mer contre Ségolène Royal comme il avait été prévu. C'est ainsi que le président de région a proposé une rencontre en urgence du Collectif avec Ségolène Royal. Rencontre qui aura lieu si et seulement si Georges Frêche serait exclu parti socialiste le 27 janvier.

Par ailleurs, les associations de l'outre-mer et en particulier le Collectif dom disent s'étonner que Victorin Lurel en dépit de ses prises de positions courageuses soit invisible dans la campagne de Ségolène Royal au moment où Christiane Taubira est nommée au poste énigmatique de «déléguée à l'expression républicaine».

Enfin, le Collectif invite d'ici le mois de Février l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle à présenter leur programme dans le cadre des états généraux de l'Outre-mer. »

Je constate que la nouvelle déléguée à l'expression républicaine a le plus grand mal à faire respecter le principe de l'Egalité !

Autre remarque : Comment dire en termes choisis que Mme Royal est en train de ... les Antillais. Cela vaut bien un karcher !

La liste de soutien à Ségolène Royal : les colonisés ne sont pas ceux que l’on dit :

Dans un communiqué, Louis-Joseph Manscour a annoncé la création d’un comité de soutien à Ségolène Royal et appelle « à se mobiliser pour l’élection de Ségolène Royal ».

Je prends note que la gauche martiniquaise a, sans condition, accepté de se rallier au panache blanc de Ségolène Royal malgré la passivité, voire la lâcheté, de la candidate socialiste à refuser de sanctionner fermement Georges Frêche qui a tenu des propos scandaleux sur la sous-humanité des Harkis et la présence « visible » de trop de joueurs noirs dans l’équipe de France.

Même les élus du parti socialiste s’émeuvent de l’attitude de Ségolène Royal. Dans le France-Antilles du mardi 16 janvier, le lecteur a pu lire la réaction indignée de Janine Maurice-Bellay, conseillère régionale socialiste d’Ile-de-France.

Dans un courrier qui ne manque ni d’humour, ni de finesse, elle dénonce : « après les congés payés, le congé maternité, les congés pour RTT, le congé paternité, voilà que nous sommes en passe de se voir créer le congé temporaire du parti socialiste pour liberté d’expression personnalisée : le congé PSLEP ».

Elle fustige l’attitude haineuse de Frêche qui en réalité s’est mis en PSLEP : congé « Pour sauver l’élection présidentielle ».

Elle démasque la tolérance totale de Royal et sa « présidentielle attitude ». Pourtant la candidate sait sanctionner : le limogeage momentané de son porte-parole qui a attenté à la dignité de Hollande en est la preuve.

C’est donc qu’elle a vendu la dignité des harkis et des nègres contre un plat de votes apportés par Frêche !

Dans la foulée, la Guadeloupe qui ne transige pas avec l’honneur des siens, et de tous les hommes méprisés par l’arrogance de certains occidentaux blancs et racistes, a exigé le report du voyage de la candidate tant que sa position n’aura pas été claire et définitive.

La gauche martiniquaise entraîne dans ses dérives l’emblème la plus représentative de la Martinique, l’homme qui a, le premier, exigé le droit à la dignité et au respect, celui qui a rédigé le « discours sur le colonialisme », qui a écrit « une tempête » et exhorté à la résistance à toutes les injustices et tous les impérialismes, l’immense poète Aimé Césaire. Aucune idéologie, aucun calcul politique ne demande une telle contradiction que beaucoup d’Antillais vont vivre comme une trahison.

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mercredi, janvier 24 2007

Faut-il avoir peur de Nicolas Sarkozy ?

Invitée hier à ATV, dans le cadre d’une émission animée par des jeunes sur la question importante pour les Martiniquais « Faut-il avoir peur de Nicolas Sarkozy », j’ai été frappée par deux choses : le manque, voire même l’absence, de formation et d’information politique des jeunes, et leur capacité à comprendre les enjeux des futures élections présidentielles dès lors que l’on se donne la peine de répondre clairement à leurs interrogations.

La gauche, de manière malhonnête et démagogique, a enfermé Nicolas Sarkozy dans deux mots : Racaille et Karcher. J’ai longtemps cru qu’il ne s’agissait que d’un montage médiatique qui serait relégué dans les coulisses par l’intérêt du programme de la Droite et notamment le projet pour l’Outre-mer. Mais je m’aperçois que la gauche a fait de ces mots un véritable étau dans lequel elle enserre la pensée de la jeunesse qui se cristallise sur le soi-disant affront fait aux jeunes au lieu de réfléchir à l’évolution des idéologies.

Tout comme Marx a pu dire à la fin de sa vie : je ne suis pas marxiste, la droite martiniquaise peut dire aujourd’hui : je ne revendique pas mon appartenance à une droite réactionnaire, libérale et égoïste car une telle droite a trahi les principes républicains ; mais je me reconnais dans la droite dont Nicolas Sarkozy a dessiné les contours parce qu’elle est entreprenante, dynamique, volontaire et qu’elle se construit sur des valeurs : autorité, respect, solidarité. Ce sont des principes qui garantissent la pérennité des familles et de la société.

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mardi, janvier 23 2007

La leçon pédagogique de la gauche pour les élections

J’ai lu avec intérêt le numéro de janvier du journal Asé pléré, Annou lité. Si l’éditorial de Robert Saé, porte parole du CNCP, contenait d’indéniables vérités, comme l’image trop négative de notre pays renvoyée par les media ; la situation dramatique d’une frange de notre communauté perdue dans la toxicomanie, les rituels magico-religieux, la délinquance, le désespoir devant le chômage et la pauvreté, l’article intitulé « Pour comprendre les programmes politiques » est un bel exemple d’une intoxication mentale effectuée avec une parfaite mauvaise foi et d’un impérialisme de la pensée qui annonce les tyrans de l’esprit. Je me propose donc de reprendre et de compléter cet exercice afin de ramener un peu plus d’objectivité dans cette leçon de pédagogie, car il faut respecter la liberté et l’intelligence des électeurs.

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lundi, janvier 22 2007

Dix questions à Ségolène Royal

Madame Royal a programmé un voyage à la Martinique, pays où elle a laissé des souvenirs mitigés (caractère sec et cassant) à ceux qui l'ont croisée lors de ses séjours dans cette île. Mais, puisque la candidate de gauche choisit de montrer son intérêt et son attachement à notre département, je souhaiterais lui poser juste quelques questions, en espérant que je ne subirai pas le sort d'une jeune militante du PS, Nolwenn Yven, qui avait eu le front de vouloir questionner Madame Royal. Car le respect dû à la femme n'enlève rien à l'exigence envers la candidate à l'élection présidentielle.

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