Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

mercredi, septembre 19 2007

La réaction nationale et locale à l’accusation d’empoisonnement : étrange paradoxe !

Lorsque que Louis Boutrin et Raphaël Confiant ont dénoncé le scandale des pesticides par le moyen d’un livre au titre provocateur : « Chronologie d’un empoisonnement annoncé », ni la France hexagonale, ni les Antilles ne se sont émues d’une accusation aussi directe et personne n’a poursuivi les deux auteurs en diffamation et affirmations mensongères.

Pourtant l’ouvrage reprenait déjà les conclusions du Professeur Belpomme et militait pour que soient menées de multiples investigations scientifiques croisées qui feraient le point sur une réalité que personne ne peut nier : En Martinique, les pesticides dont le (ou la) chlordéchone incriminé (e), ont été utilisés au-delà de l’interdiction formelle, comme en témoigne la découverte de plus d’une tonne de ce dernier produit dans un hangar agricole.

Aucun élu politique, et particulièrement ceux qui ont en charge des communes rurales, n’a réagi avec vigueur et un député de l’époque, Philippe Edmond-Mariette lui-même, de Bâtir, mouvement auquel appartiennent Boutrin et Confiant et naturellement sensibilisé à ce sujet, n’avait pu obtenir que l’engagement d’une mission dont il n’aura pas vu la réalisation.

Sans doute doit-on une fois de plus déplorer que la voix de l’Antillais noir porte moins que celle du Continental blanc et regretter que l’affaire du chlordécone ne soit aujourd’hui médiatisée que parce que le professeur Belpomme a présenté son rapport devant le parlement.

Mais on doit aussi se demander pourquoi l’engagement vigoureux de Boutrin et de Confiant est resté, dans notre pays même, aussi peu fécond. Sans doute on doit une fois de plus déplorer que la voix de l’Antillais noir porte moins que celle du béké, défenseur acharné d’une banane controversée !

Mais ne nous égarons pas ! Le problème d’égalité n’est hélas pas à l’ordre du jour : il s’agit de deux autres tensions contradictoires qui agitent notre petit peuple insulaire : la santé publique de notre communauté (et de la lignée humaine qui surgira de nos choix) et l’économie agricole et touristique !

Un faisceau complexe d’intérêts - depuis ceux de l’Etat, responsable mais pas coupable, aux planteurs de bananes, responsables mais pas coupables, jusqu’aux nôtres, (nous peuple toujours victime absolue et forcément innocent par essence ! ) entraîne aujourd’hui le refus de la réalité : oui, la terre martiniquaise est polluée à bien des endroits !

Le lynchage médiatique, étatique et corporatiste d’un chercheur (ce ne sont pas des procédés d’universitaires ; en règle générale nous choisissons le débat d’arguments scientifiques !) et finalement la dénégation ou le fatalisme populaire devant une situation établie et avérée mais contre laquelle nous pouvons enfin lutter de manière positive, est révélatrice à la fois de procédés qui relèvent de lobbying économique plutôt que de morale ; et de notre sempiternelle résignation dès lors qu’il nous est donné de devenir maîtres de notre destin.

Le principe de précaution s’impose avec une large information publique et la ministre de la santé doit avoir le courage de l’imposer très vite.

Le ministre de l’agriculture doit s’engager dans la mise en place de la solidarité nationale envers les agriculteurs qui acceptent la dépollution de leurs terres.

Une enquête scientifique européenne doit être déclenchée de toute urgence car la France ne peut être juge et partie en l’occurrence ; et les subventions, octroyées par l’Europe, lui donnent la légitimité de ce contrôle.

Les Martiniquais ont le droit et le devoir de connaître l’entière vérité !

Avec honnêteté les planteurs, Eric de Lucy en tête, reconnaissent les effets des pesticides sur le sol martiniquais et avouent chercher à améliorer constamment les conditions de production en les diminuant (60% de moins aujourd’hui). Mais ce sont toujours 40% de trop sur une terre déjà polluée.

Roseline Bachelot, ministre de la santé, reconnait elle-même le problème en recommandant une consommation bi-hebdomadaire de nos produits locaux.

Donc le problème existe comme en témoigne la destruction d’une cargaison de patates douces trop chargée en pesticide.

Si la France ne veut pas consommer les produits issus du sol martiniquais, pourquoi les Martiniquais devraient-ils se résigner à consommer des produits empoisonnés ?

Il n’y a ici aucune accusation envers les agriculteurs mais il faut avoir le courage de leur dire que l’on ne peut en toute conscience continuer à faire commerce sur la vie des siens.

Le problème des pesticides menace jusqu’à notre culture en touchant aux aliments de base des antillais, lesquels contribuent à construire notre identité : faut-il renoncer à nos légumes pays, à nos jardins créoles parce que nous n’avons pas le courage de traverser une révolution mentale : l’arrêt d’un système et l’avènement d’un autre ! Le passage d’une agriculture traditionnelle aux méthodes suicidaires à la pratique volontariste d’une agriculture propre et raisonnée.

Le moment est venu de faire le point : il n’est pas acceptable que l’on annonce déjà la prochaine récolte pour mars 2008 comme si le peuple n’était pas inquiet et ne réclamait pas de savoir la vérité !

Faut-il pour secouer l’apathie collective, interpeler magistralement l’Etat comme le fit Zola en son temps ?

Si oui, alors J’accuse !

J’accuse d’indifférence orchestrée ou d’absence de réactivité.

Aux Martiniquais de manifester enfin la dynamique d’une ambition depuis trop longtemps rêvée !

Aux ministres de montrer la mesure de leur tempo et de leur volonté de s’inscrire dans la rupture.

Parce que le temps des rêves est révolu.

Chantal MAIGNAN

lundi, septembre 3 2007

Controverses et dialogues

Sous la plume d’un plumitif médiocre, et sur un site qui serait intéressant puisqu’il est censé se consacrer à la mise en valeur du créole, culture et pédagogie, ce à quoi je souscris absolument, j’ai pu lire cette consternante analyse politique (?) en date du 13 juin 2007.

Jean-Laurent Alcide tente, avec une grande difficulté, de comprendre la candidate aux législatives que j’ai été et de proposer son analyse du « nouveau discours de la Droite locale ».

Bien entendu, au passage, il note mon score inattendu, plus proche d’ailleurs de 12 %, pour une nouvelle venue en politique.

Il croit pouvoir affirmer qu’aucun autre candidat de la droite n’a tenu un « discours semblable » ce qui lui paraît devoir décrédibiliser mes propos.

En outre, il affirme que LESUEUR et TURINAY auraient développée une campagne de slogans assimilationnistes, ce qui remettrait en question le discours de « Mme Maignan ».

Et voilà notre plumitif de proposer plusieurs explications, mais je veux bien dialoguer avec tous, même avec ceux qui ont pour seule vocation un discours récurrent de déconstruction.

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mercredi, août 15 2007

La femme martiniquaise et la politique

On pourrait penser que tout a été dit en ce domaine depuis que la loi sur la parité a imposé non seulement la présence des femmes en politique, sur les listes constituant une équipe, mais, de surcroît, les modalités de répartition de leur présence sur ces listes de manière alternée.

Certains, hommes et femmes, se sont émus de cette nécessité de la loi pour imposer un mouvement qui, ma foi, se serait imposé, bon gré mal gré, dans… disons un bon siècle de patience, car la politique ne suit pas le mouvement du monde social en ce domaine, loin s’en faut, tant il est vrai que le pouvoir est là, dans ces instances – ou en tout cas le sentiment du pouvoir – et qu’il est encore dans les mentalités de l’espèce qu’il est dévolu au plus fort ; c’est-à-dire à l’homme, l’homme véritable dont parle Annie Leclerc dans un ouvrage polémique et drôle publié en 1974 et intitulé Parole de Femme :

L’homme véritable qui se doit de combattre, non pas parce que certaines choses doivent être combattues, mais parce qu’il lui faut atteindre les limites extrêmes de ses possibilités de combat.

L’homme véritable qui pénètre les terres vierges à la recherche du danger et des difficultés à vaincre. Qui s’avance, sollicitant les résistances, invoquant provoquant le combat.

C’est que tout ce qui donneà l’homme véritable l’idée d’une maîtrise possible lui met le feu au fesses : les terres de l’Ouest, les troupeaux de bovidés, les sommets de l’Annapurna, les secrets encore non révélés du Cosmos, les coffres de banque, les Indiens vengeurs, les femmes et les juments rétives.

D’autres, hommes et femmes, se sont réjouis de cette initiative hardie et révolutionnaire dans des pays anciens – dont la vieille France – où les répartitions sociales et politiques sont encore surannées.

Mais quand on a la nostalgie du Siècle des Lumières, il est difficile de prendre la mesure du réel. Et cette réalité est précisément une société sexuée où les femmes, par le jeux des guerres puis par celui des cataclysmes matrimoniaux, ont découvert, souvent à leur corps défendant, le poids et le prix des responsabilités, mais aussi leur nécessité et leur pouvoir.

Si la France métropolitaine peut encore (parce qu’elle est vaste en espace, parce qu’elle offre des possibilités de carrières, des défis et des challenges multiples que les femmes s’empressent de d’accepter et de relever) jouer le temps et cantonner les femmes dans des postes limités ou secondaires – bien que l’on reconnaisse et que l’on salue les efforts fournis au plus haut degré du pouvoir – la Martinique n’a pas les moyens de l’attentisme et ne peut plus continuer à se voiler pudiquement la face.

Depuis plus de trois siècles, elle est en parfaite contradiction avec son histoire, ses valeurs et ses possibilités.

En effet, dans une société qui, depuis le Code noir en 1685 et l’application de la formule latine : l’enfant a le statut du ventre qui l’a porté, est essentiellement matrifocale, avec des femmes poto-mitan et des femmes debout, on ne peut que s’étonner de l’ambiguïté qui régit les rapports humains, sociaux, professionnels et nécessairement politiques entre les hommes et les femmes.

Reconnaissons la présence en Guadeloupe de « Mulâtresse Solitude » et de « Femme cannibale » (et par là-même de Lucette Michaux-Chevry) pour mieux mesurer le vide de nos références féminines (à part la nostalgie de la seule et unique « mairesse » de Morne Vert en des temps trop anciens).

Est - ce à dire que le Martiniquais est encore dans le désir de père absent et le déni de la mère masculinisé et trop virile ( à son corps défendant !!! ) ?

Faut-il encore s’interroger sur la perception masculine de la confiance que l’on peut accorder au sexe opposé quand on lit cet étonnant aveu de Césaire dans le Cahier : Plus calme que la face d’une femme qui ment.

De toutes parts et de tous bords les hommes de ce pays, à l’instar de nos poètes, ont enfermé les femmes dans des postures exotiques ou érotiques : « la Câpresse attifée » « la tête surchauffée », « Les seins bondissants, le pied vif, Rayonnante de grâce, Et le geste lascif ; ou, comme les bons curés qui cherchaient à endiguer cette licence malheureuse, dans des rôles de soignantes ou de dévotes, délimitant pour longtemps un cadre étroit hors duquel il n’y avait nulle place ou nulle perspective.

Ainsi s’est élaborée une double image de la femme, mais hélas contribuant toutes deux à l’exclusion de la sphère sociale.

Soit elle est jugée superficielle ou immature, mais qualifiée, pour sauver les apparences et ménager les susceptibilités, de fragile ou d’innocente.

Soit elle est trop pure (honnête et sincère) pour frayer avec des milieux aussi « pervertis » que la finance ou la politique.

On le voit, quel que soit le discours, la femme ne trouve aucune raison - ni aucune justification - de s’aventurer hors de l’espace protégé du foyer.

La construction superficielle d’une certaine féminité axée sur le rejet de toutes sortes de tensions et récompensée par une espèce de dévotion masculine a donc pu éloigner un certain temps les femmes de ce pays des lieux de responsabilités au sein de la société.

En contrepartie, l’homme a concédé un certain nombre de pouvoirs à l’intérieur de la petite société familiale. Les femmes ont ainsi pu développer un savoir-faire non seulement en termes d’élaboration d’un budget, en matière d’éducation, de transmission de connaissances et d’usages traditionnels et j’en passe…

Mais elle a surtout développé un sens assez incroyable de la diplomatie qui consiste surtout à éviter les conflits et les guerres intestines de nature à menacer le bel équilibre de la famille. Ce faisant, elle dépense une énergie extraordinaire à justifier les attitudes, les choix et les désirs du maître de maison.

Mais dans le même temps, elle occulte, dans la plupart des cas, sa propre perception des problèmes et ses hypothèses de résolution des difficultés.

Son discours n’est donc pas au service d’une pensée qui s’est affinée à la mesure de ses échecs et de ses découvertes empiriques, de ses réussites et de ses avancées concrètes mais il est au service de celui à qui revient en dernière instance l’acte de décision.

Le schéma général de la relation antillaise se nourrit du modèle colonial, lui même issu du rapport universel de la relation Maître – esclave, lequel ne nous renvoie pas absolument à une énième histoire de l’esclavage mais plutôt à une histoire du désir et du discours.

Et c’est aussi une histoire du regard car, sous nos cieux, la mère de l’Autre est vouée aux gémonies tandis que la sienne est intouchable. Pour s’en convaincre il suffit de se rappeler notre incroyable inventivité en matière de jurons créoles : combien de « manmam’w » pour un ou deux « papa’w ».

La femme est donc, telle Janus, porteuse d’un double masque, qui séduit ou terrifie, mais elle apparaît rarement dans sa dimension humaine, dépouillée de tous les oripeaux qui voile la vision masculine.

Toutefois, si la relation des femmes avec les hommes est difficile, dès qu’il s’agit de partage de pouvoir, (c’est à dire de lieu d’affrontement de discours contradictoires), elle l’est encore plus avec les femmes parce que l’histoire de ce pays a cantonné ces dernières dans la sphère étroite de la séduction, développant de manière hypertrophiée, le rite de la rivalité et la pratique de la critique-destruction absolue.

Même si la société moderne, à travers le système éducatif, a permis aux femmes de toucher aux sports d’équipe et d’expérimenter le travail en groupe, l’admiration, la valorisation et la solidarité sont encore des exercices difficiles pour la plupart des femmes, et particulièrement dans notre pays où la « parole -milan » est un sport national.

Il est bon de considérer ici ce rapport singulier de l’Antillaise avec la « parole » – que je distingue du « discours ». Une certaine tendresse se rencontre un peu partout pour le petit milan qui colore et pimente le quotidien : ce n’est que douce égratignure qui rebrousse le poil sans plus.

Mais c’est précisément cette nonchalance bien créole qui nous conduit aussi sûrement vers le « pawol en bouch pa chaj » où le verbe est vidé de son essentielle vérité et renseigne sur l’individu lui-même. Il y a donc un lien étroit entre l’humain et les mots qu’il profère ; et le rapport de sincérité qu’il construit avec cette parole dite – sinon donnée – le construit ou l’achève.

Et c’est précisément en quoi l’entrée des femmes en politique est, pour ce pays, une chance singulière et un rendez-vous particulier : l’adage trop vulgarisé « Sois belle et tais-toi » est condamné à devenir dans ce pays-ci « belle ou pas, Parle ! »

Quand on connaît le poids de la parole dans notre pays, le pouvoir des jeux de mots, l’attraction des charades et des devinettes, la fascination et la tyrannie des formules qui tuent ( Chat en sac ! ), on mesure l’effort que devront entreprendre toutes celles qui ne veulent ou ne peuvent plus se contenter d’une expression privée et confidentielle.

Pour la femme martiniquaise, la prise de parole est l’aboutissement d’une crise de conscience, d’une révélation qui aboutit à une révolution car cet accès au discours signale un refus de l’ordre établi et un éclatement des frontières.

Ainsi la culpabilité née en 1685 de faire du fils un nègre (esclave et noir) sera désormais dépassée (ainsi que le schéma révoltant et « monstrueux » : au nom de la mère et du fils inscrivant dans l’histoire la dévirilisation symbolique du fils) et la liberté d’expression revendiquée au nom du droit à l’existence en tant que citoyenne égale et fraternelle.

La prise de parole politique est un acte fondateur et annonciateur d’une société nouvelle si la parole féminine est d’abord une conquête sur le lieu même de l’absolue virilité et une prise de possession du « glaive redoutable », image biblique, dont elle doit s’emparer, c’est-à-dire le verbe, pour commencer à articuler une vision autre du monde.

Je dirais pour reprendre une image césairienne que la femme doit « prendre langue » pour que cesse cette « immobile verrition » ou cette parole inutile et monstrueuse qui prolifère en ennui et en vide existentiel.

Mais la prise de parole politique ne sera un acte fondateur et annonciateur d’une société nouvelle que si la parole féminine est ensuite accomplissement parfait de la parité et là, je ne fais pas référence à la loi mais à la reconstitution de la paire fondamentale, et pour vous expliquer mon propos je reviens à la conclusion du texte d’Annie Leclerc :

L’homme véritable a levé la main. Il a mis la main dessus. Et il a pris en main. Il a conquis. Il est le maître.

Mais la main de l’homme est désappariée et comme Saint John Perse il ne peut que dire :

Il est étrange d’être là, mêlé des mains à la facilité du jour

« Mêlé, emmêlé » polysémique et révélateur d’un manque qui trouve son attente comblée par la seconde main, féminine, qui vient aider, achever et accomplir le dessein humain.

L'histoire antillaise qui exclut la représentation féminine est une histoire mutilée, et une communauté qui n’intègre pas les deux éléments sexués dans une dynamique constructive ne peut pas devenir peuple.

De même, le progrès et le développement « durable », ne peuvent s’élaborer sur la seule base de l’économie sans le moteur puissant des motivations humaines, ni sur celle des enthousiasmes gracieux sans retombées concrètes.

Il faut donc passer du stade de l’exclusion – dispersion à celui du rassemblement fédérateur car le premier état, nous l’avons expérimenté, est facteur d’impuissance, tandis que le second est encore porteur d’espérances.

La ségrégation sexuelle doit ainsi laisser la place à l’intégration des diverses individualités qui oeuvreront toutes autours de valeurs porteuses et d’un projet commun.

Et c’est en cela que réside le grand défi de la modernité et de la politique.

Les familles recomposées, qui brouillent, de manière souvent complexe, toutes les références biologiques et culturelles, historiques et projectives, et pourtant construisent un espace social familial cohérent, sont un excellent exemple, ou argument, pour les accros des répartitions politiques strictement définies en partis.

Lorsque le biologique est dépassé par le culturel, les impulsions maîtrisées par l’acceptation de la différence, l’égoïsme relégué en arrière-plan au profit de la relation avec l’Autre, le dialogue préféré au soliloque, alors vient au premier rang la nécessité d’une commune motivation.

Et seule, l’idée du projet peut répondre de manière satisfaisante aux aspirations de tous parce que tous ont un rôle à y jouer, un rôle à leur mesure et inscrit dans le champ de leur compétence.

jeudi, mars 1 2007

En marche, citoyens !

Mes Amis,

Les élections de 2007 marqueront un tournant décisif aussi bien pour l’avenir de la France dans l’Europe que pour la Martinique dans la République.

Nous voilà désormais face à nos Responsabilités. Nicolas Sarkozy a fermement dit à haute voix ce que tous les candidats pensent tout bas : Ou bien l’on est dans la République ou on ne l’est pas !

Il ne s’agit pas ici de brandir pour slogan la menace de l’indépendance.

Il s’agit de regarder enfin la réalité économique de notre pays pour dire que le temps n’est pas encore venu de se séparer de la France parce qu’un tel choix irait à l’encontre de nos intérêts et de ceux des générations à venir.

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dimanche, février 25 2007

Ségolène et la Parité

On savait Royal peu Loyale (malgré l’affirmation contraire d’Aimé Césaire sur le balcon de la mairie de Fort-de-France).

Et cela n’a pas tardé : dans la nouvelle équipe de campagne de la candidate socialiste, composée de 13 membres, l’on constate que la parité dont elle se faisait pourtant la championne n’est pas à l’ordre du jour : 3 femmes pour 11 hommes ; soit quasiment 1 pour 4. Et 1 pour 3 si on concède à la Royale de compter pour 2 (ego et présidentielle obligent).

Mais Ségolène nous a habituées à ses volte-face, ses caprices et ses errements, pour ne pas dire ses manquements. Qu’on se rappelle son absence remarquée lors du vote de la loi sur les violences faites aux femmes !

Mais sans doute se réserve-t-elle le droit de congédier, au premier barrissement de travers, le mammouth qui aura eu l’audace de vouloir la diriger, elle, « la Madone » que des Français subjugués avait cru être la réponse à la prophétie de Nostradamus : « Quand fleurira la rose, la famille royale reviendra au pouvoir ! »

Le retour des anciens, bardés de fardeaux de tristes mémoires, vient lester la légère vestale de poids bien lourds à supporter, ainsi d’ailleurs que la masse des éléphantes qui ne sera pas facile à cornaquer, compte tenu des propos peu aimables tenus naguère par Madame sur les mœurs et habitudes de ses collègues devenues pour l’occasion ses conseillères et ses meilleures … ennemies ?

Mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Je croyais pourtant qu’elle ne voulait surtout pas enclencher la machine à perdre ?

La liberté de la Presse : être de gauche, planer sur les sondages et vendre du …vent ?

Celui qui s’intéresse de près à la Campagne présidentielle peut se demander à juste titre si les media de France sont majoritairement à gauche et délibérément démagogues !

Après la pitoyable prestation de Ségolène Royal sur TF1, où l’émission et les questions posées n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu des élections présidentielles, les auditeurs rassurés par la carrure de la candidate de gauche pouvaient se dénombrer sans difficulté, tant elle a déçu non seulement ses propres militants mais aussi les femmes qui ce soir-là, faisant crever l’audimat, étaient venu assister, par solidarité féminine sinon politique, à la prestation de l’une d’entre elles.

Et la gêne éprouvée devant la médiocrité du jeu de Ségolène Royal était palpable dès le lendemain où quasiment toutes se sont accordées à dire qu’elle avait bien du mal à convaincre de sa sincérité et de son charisme.

Pourtant, sans état d’âme, et cela en était étrange, la presse dithyrambique saluait la remarquable prestation de Royal, à l’opposé des réactions qui se multipliaient sur internet par des auditeurs indignés par la mise en scène pitoyable d’une France devenue pour l'occasion « cour des miracles » aux yeux du monde qui la regarde aujourd’hui.

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samedi, février 24 2007

La Martinique et la France : Chantal MAIGNAN et Nicolas SARKOZY

Hier j’ai entendu dire par un béké d’un certain âge : « Pourquoi les Martiniquais sont-ils aussi ingrats avec la France ? Ont-ils oublié les bienfaits de la patrie envers la Martinique ? »

Il exprimait avec sincérité sa stupéfaction devant la crise des valeurs qui secoue aujourd’hui la Martinique et qui remet en question sa relation avec la France continentale, laquelle, il est vrai, ne cesse de se présenter et de se comporter en métropole avec un outre-mer départemental depuis 1946.

Ce cri du cœur m’a permis de réaliser que cet homme - et sans doute certains de ceux de sa communauté – avait intériorisé une double exclusion qui le plaçait dans une situation marginale aussi bien avec la France qu’avec la Martinique elle-même.

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mardi, février 20 2007

Marie - Ségolène Royal, mirage d’une Rose du désert !

Maintenant que les « débats participatifs », sont terminés, voilà venu le moment de découvrir et d’analyser l’ambitieux programme né des milliers de consultations populaires.

Or le pacte présidentiel a pris la forme d’un long récitatif monocorde dans lequel chacun est invité à trouver la réponse à ses préoccupations sans que soient proposés une politique globale et un projet d’envergure pour la France.

De plus, les apparitions de la candidate de gauche, soigneusement calculées, ne font que confirmer que Ségolène va jouer à la France, comme elle l’a fait aux Antilles, son plus grand film : « La madone du Grand retour ».

C’est sans doute parce que ses conseillers, en majorité des hommes, sont persuadés que le rôle de Marie la bienfaisante lui convient mieux que celui de Ségolène l’énarque. Ils font ainsi de la campagne de Ségolène Royal une mise en scène peu convaincante, souvent ridicule, « cour des miracles » a-t-on même entendu, qui trahit davantage son inexpérience et ses incertitudes que l’affirmation volontaire d’une vérité et d’une conviction.

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mercredi, février 14 2007

Hypothèses de lecture : Nou ké kasé sa !

La formule lancée par Ségolène Royal, emportée par ce qu’elle croit être son triomphe antillais, dans une Guadeloupe peu convaincue, prend de plus en plus de sens à l’analyse des propositions de la candidate de gauche.

Force est de constater que le programme pour l’Outre-mer dans le volumineux pacte présidentiel est réduit à une portion congrue qui se réduit à l’examen attentif à une peau de chagrin, car aucune de ses propositions ne constitue un élément de développement pour les ultra-marins.

Mais c’est sans doute parce que la candidate de gauche ayant « décidé de casser cela » ; de faire changer les choses, ne propose que le minimum compte tenu du changement de statut qu’elle a l’intention de proposer ou d’imposer aux départements d’outre-mer puisque, après tout, les mouvements de gauche aux Antilles sont favorables à l’autonomie ou à l’indépendance.

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lundi, février 12 2007

La médication de Ségolène Royal pour une France qui va mal.

La longue auscultation de la France a débouché sur une série de mesurettes et de dosettes à prendre avec précaution.

Mais après tout, puisque 100 médicaments homéopathiques, ou placébo ?, sont proposés à la sagacité des Français, nul doute que, dans ce catalogue énumératif, chacun pourra faire librement, et avec un optimisme recommandé, son marché et ses préparations à son usage personnel, selon la maladie dont il croit souffrir.

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vendredi, février 2 2007

La Royale imposture !

Vous avez été nombreux à apprécier et à faire circuler mon article sur "L'imposture coloniale de Ségolène Royal". Et je vous en remercie.

D'autres voix se sont aussi élevées pour dénoncer une attitude politique inacceptable - le refus de tout débat avec une population en grande difficulté économique et sociale - et des postures qui ne trompent personne.

Non Ségolène Royale n'est pas une femme debout, car elle se dérobe constamment à la confrontation d'idées pour se cantonner au rôle virginal qu'elle s'est choisi.

Non Ségolène Royal n'est pas une Martiniquaise, car elle ignore tout de notre peuple et n'en veut rien entendre !

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mardi, janvier 30 2007

L'irréductible aveuglement de la gauche

Il faudra bien que la gauche accepte le principe du débat concret ; ironiser en permanence sur la Droite en rappelant sans cesse l’utilisation malheureuse du mot « karcher » ne pourra satisfaire une population inquiète de voir de rapprocher chaque jour le spectre de la précarité et de l’insécurité. Quand au terme « racaille », il y a bien longtemps que les jeunes ont passé sur ce mot qu’ils utilisent chaque jour pour désigner ceux, de plus en plus nombreux, qui ont choisi la violence comme procédé argumentatif.

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dimanche, janvier 28 2007

Chevènement et les fausses annonces

Deux jours avant le voyage de Ségolène Royal, Jean-Pierre Chevènement avait annoncé que la candidate du parti socialiste s’exprimerait aux Antilles sur les besoins des populations insulaires en termes de développement, d’emploi et de sécurité. Chevènement a détaillé complaisamment les problèmes des ultra-marins qu’il avait ainsi listés.

Seulement, il a dû oublier de glisser à Ségolène Royal la petite fiche qui reprenait ses propositions car la candidate de gauche n’est pas venu au rendez-vous fixé par les télévisions locales, RFO et ATV, décevant les Martiniquais qui attendaient, à défaut de propositions, au moins quelques analyses concrètes d’autant que l’actualité locale était riche d’exemples des difficultés du département : grève dans l’hôtellerie ; procès d’un mineur accusé de coup mortel ; scandales écologiques : incinérateur de Dillon et centrale polluante à Trinité.

Il faut croire que Ségolène Royal est passé sans transition de l’espace du réel à celui de l’imaginaire : il est vrai que Césaire l’avait accueilli en « petite martiniquaise ». Elle a donc préféré le bain de foule des partisans de gauche, les chansons des petites élèves du couvent, les embrassades des gentilles femmes noires qui célébraient sa beauté délicate qui vaut bien un vote, et les plaidoiries enflammées, non pas sur un programme, non pas sur des interrogations pressantes, mais composées de critiques contre Nicolas Sarkozy.

samedi, janvier 27 2007

Exclusion de Georges Frêche

J’apprends avec satisfaction l’exclusion, que j’espère définitive, de Georges Frêche qui est un coupable non amnistiable, non seulement pour ses propos relatifs au nombre de joueurs « Blacks » de l’Equipe de France, mais aussi et surtout pour estimer que des peuples peuvent être considérés comme une sous-humanité.

Nos ancêtres africains étaient déjà comptabilisés comme des marchandises, des « bois d’ébène », pour justifier leur mise en esclavage et la perte de tous leurs droits ; aujourd’hui, des nostalgiques d’un impérialisme occidental « horriblement las » voudraient encore une hiérarchie des « classes humaines ».

Il n’est plus acceptable, au moment où la France prend conscience de l’horreur de sa politique coloniale et s’ouvre à la perspective d’un pays divers et multiple dans l’unité et la fraternité républicaines que des responsables politiques ou des hommes publics, de gauche comme de droite, expriment, au nom d’un abus de liberté d’expression, leur racisme, leur xénophobie et leur haine.

Adieu Ti Albè

J’ai appris avec une immense tristesse la disparition brutale de Ti Albè…

Consternation et chagrin … Et puis je me suis rappelé mon dernier passage à la station, il y a quelques jours,

Ti Albè devant la cafétéria, attentif soudain au passage d’une femme, et le lumineux sourire qu’il m’avait offert en hommage …

Et je me suis dit : il n’est pas mort, il s’est juste dérobé à nos yeux défaillants, à la souffrance d’un corps trop éprouvé, à la vie qui ne tenait pas toujours ses promesses… Il nous regarde, pétillant de tendresse, vibrant d’une émotion neuve parce que de notre amour, maintenant, il ne peut plus douter.

Frère, anime le paradis comme tu as su dynamiser nos jours et que le soleil toujours soit l’auréole de tes locks…

Chantal

jeudi, janvier 25 2007

Dernières nouvelles : La royale leçon de démagogie avec comme acteurs principaux Victorin Lurel et Christiane Taubira, alliés objectifs et intéressés.

Je me contente de relayer ces informations suffisemment explicites en elles-mêmes :

« A la demande expresse d'un de ses membres, Victorin Lurel, président de la région et député de la Guadeloupe, secrétaire national du parti socialiste à l'Outre-mer, le Collectif Dom a accepté de différer de soixante douze heures son appel à la mobilisation de l'Outre mer. Appel toutefois inéluctable, si le samedi 27 Janvier, jour où se réunit la commission des conflits du PS, Ségolène Royale ne demande pas l'exclusion claire et définitive de Georges Frêche.

Après être intervenu auprès de Ségolène Royal à propos de ses déclarations inacceptables du mercredi 17 janvier par lesquelles elle estimait que le retrait temporaire de M. Frêche permettait d'«en rester là», Victorin Lurel est intervenu hier auprès du Collectif Dom pour lui demander de «juger sur pièces» et d'attendre avant d'appeler à une mobilisation de l'Outre mer contre Ségolène Royal comme il avait été prévu. C'est ainsi que le président de région a proposé une rencontre en urgence du Collectif avec Ségolène Royal. Rencontre qui aura lieu si et seulement si Georges Frêche serait exclu parti socialiste le 27 janvier.

Par ailleurs, les associations de l'outre-mer et en particulier le Collectif dom disent s'étonner que Victorin Lurel en dépit de ses prises de positions courageuses soit invisible dans la campagne de Ségolène Royal au moment où Christiane Taubira est nommée au poste énigmatique de «déléguée à l'expression républicaine».

Enfin, le Collectif invite d'ici le mois de Février l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle à présenter leur programme dans le cadre des états généraux de l'Outre-mer. »

Je constate que la nouvelle déléguée à l'expression républicaine a le plus grand mal à faire respecter le principe de l'Egalité !

Autre remarque : Comment dire en termes choisis que Mme Royal est en train de ... les Antillais. Cela vaut bien un karcher !

La liste de soutien à Ségolène Royal : les colonisés ne sont pas ceux que l’on dit :

Dans un communiqué, Louis-Joseph Manscour a annoncé la création d’un comité de soutien à Ségolène Royal et appelle « à se mobiliser pour l’élection de Ségolène Royal ».

Je prends note que la gauche martiniquaise a, sans condition, accepté de se rallier au panache blanc de Ségolène Royal malgré la passivité, voire la lâcheté, de la candidate socialiste à refuser de sanctionner fermement Georges Frêche qui a tenu des propos scandaleux sur la sous-humanité des Harkis et la présence « visible » de trop de joueurs noirs dans l’équipe de France.

Même les élus du parti socialiste s’émeuvent de l’attitude de Ségolène Royal. Dans le France-Antilles du mardi 16 janvier, le lecteur a pu lire la réaction indignée de Janine Maurice-Bellay, conseillère régionale socialiste d’Ile-de-France.

Dans un courrier qui ne manque ni d’humour, ni de finesse, elle dénonce : « après les congés payés, le congé maternité, les congés pour RTT, le congé paternité, voilà que nous sommes en passe de se voir créer le congé temporaire du parti socialiste pour liberté d’expression personnalisée : le congé PSLEP ».

Elle fustige l’attitude haineuse de Frêche qui en réalité s’est mis en PSLEP : congé « Pour sauver l’élection présidentielle ».

Elle démasque la tolérance totale de Royal et sa « présidentielle attitude ». Pourtant la candidate sait sanctionner : le limogeage momentané de son porte-parole qui a attenté à la dignité de Hollande en est la preuve.

C’est donc qu’elle a vendu la dignité des harkis et des nègres contre un plat de votes apportés par Frêche !

Dans la foulée, la Guadeloupe qui ne transige pas avec l’honneur des siens, et de tous les hommes méprisés par l’arrogance de certains occidentaux blancs et racistes, a exigé le report du voyage de la candidate tant que sa position n’aura pas été claire et définitive.

La gauche martiniquaise entraîne dans ses dérives l’emblème la plus représentative de la Martinique, l’homme qui a, le premier, exigé le droit à la dignité et au respect, celui qui a rédigé le « discours sur le colonialisme », qui a écrit « une tempête » et exhorté à la résistance à toutes les injustices et tous les impérialismes, l’immense poète Aimé Césaire. Aucune idéologie, aucun calcul politique ne demande une telle contradiction que beaucoup d’Antillais vont vivre comme une trahison.

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mercredi, janvier 24 2007

Faut-il avoir peur de Nicolas Sarkozy ?

Invitée hier à ATV, dans le cadre d’une émission animée par des jeunes sur la question importante pour les Martiniquais « Faut-il avoir peur de Nicolas Sarkozy », j’ai été frappée par deux choses : le manque, voire même l’absence, de formation et d’information politique des jeunes, et leur capacité à comprendre les enjeux des futures élections présidentielles dès lors que l’on se donne la peine de répondre clairement à leurs interrogations.

La gauche, de manière malhonnête et démagogique, a enfermé Nicolas Sarkozy dans deux mots : Racaille et Karcher. J’ai longtemps cru qu’il ne s’agissait que d’un montage médiatique qui serait relégué dans les coulisses par l’intérêt du programme de la Droite et notamment le projet pour l’Outre-mer. Mais je m’aperçois que la gauche a fait de ces mots un véritable étau dans lequel elle enserre la pensée de la jeunesse qui se cristallise sur le soi-disant affront fait aux jeunes au lieu de réfléchir à l’évolution des idéologies.

Tout comme Marx a pu dire à la fin de sa vie : je ne suis pas marxiste, la droite martiniquaise peut dire aujourd’hui : je ne revendique pas mon appartenance à une droite réactionnaire, libérale et égoïste car une telle droite a trahi les principes républicains ; mais je me reconnais dans la droite dont Nicolas Sarkozy a dessiné les contours parce qu’elle est entreprenante, dynamique, volontaire et qu’elle se construit sur des valeurs : autorité, respect, solidarité. Ce sont des principes qui garantissent la pérennité des familles et de la société.

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mardi, janvier 23 2007

La leçon pédagogique de la gauche pour les élections

J’ai lu avec intérêt le numéro de janvier du journal Asé pléré, Annou lité. Si l’éditorial de Robert Saé, porte parole du CNCP, contenait d’indéniables vérités, comme l’image trop négative de notre pays renvoyée par les media ; la situation dramatique d’une frange de notre communauté perdue dans la toxicomanie, les rituels magico-religieux, la délinquance, le désespoir devant le chômage et la pauvreté, l’article intitulé « Pour comprendre les programmes politiques » est un bel exemple d’une intoxication mentale effectuée avec une parfaite mauvaise foi et d’un impérialisme de la pensée qui annonce les tyrans de l’esprit. Je me propose donc de reprendre et de compléter cet exercice afin de ramener un peu plus d’objectivité dans cette leçon de pédagogie, car il faut respecter la liberté et l’intelligence des électeurs.

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lundi, janvier 22 2007

Dix questions à Ségolène Royal

Madame Royal a programmé un voyage à la Martinique, pays où elle a laissé des souvenirs mitigés (caractère sec et cassant) à ceux qui l'ont croisée lors de ses séjours dans cette île. Mais, puisque la candidate de gauche choisit de montrer son intérêt et son attachement à notre département, je souhaiterais lui poser juste quelques questions, en espérant que je ne subirai pas le sort d'une jeune militante du PS, Nolwenn Yven, qui avait eu le front de vouloir questionner Madame Royal. Car le respect dû à la femme n'enlève rien à l'exigence envers la candidate à l'élection présidentielle.

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