Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

mardi, décembre 8 2009

Réponse à une presse "offusquée"

En tant que citoyenne martiniquaise, et dans mon droit d’expression que nul ne saurait me dénier, et en tant que responsable d’un mouvement politique qui a choisi de faire une campagne pour la consultation populaire sur le principe de la vérité et de la présentation d’éléments juridiques et constitutionnels réels, j’ai eu, lors du meeting de Rivière Salée, à déplorer publiquement le parti pris de certains journalistes de télévision, comme d’ailleurs de certains animateurs, qui n’arrivent pas à masquer leur engagement politique et laisse transparaître leur choix personnel de l’article 74 .

Tous, à la Martinique comme sur le continent grâce à internet, auront pu constater à quel point la présentation des articles 73 et 74 est partisane dans certaines émissions sur la chaîne publique, et les spécialistes constitutionalistes tout autant que les politologues, ont eu à reprocher à leurs collègues invités sur le plateau de graves erreurs sur la présentation de l’article 74 masquant les risques réels qui pénaliseront notre relation avec la France et l’Europe.

Je rappelle aux journalistes qu’ils ont eu à subir les foudres d’Alfred Marie-Jeanne qui menaçaient de les envoyer en formation tout autant que celles de J.P Nilor qui a fustigé la presse en se plaignant que les SMS envoyés par les militants du 74 n’étaient jamais diffusés dans le France-Antilles : je n’ai lu nulle part qu’ils avaient reçu un carton jaune !

Autant je suis admirative de la presse quand elle fait son travail avec rigueur et déontologie, autant je me battrai pour que la liberté de la presse soit respectée car aucun pays démocratique ne saurait museler la presse ; autant je n’accepterai jamais de me taire quand la presse devient oublieuse des principes mêmes qui font sa grandeur : l’objectivité, l’honnêteté, l’impartialité dans la présentation des faits.

Sans doute aurait-il fallu ne pas taire, par exemple, qu’à l’applaudimètre, j’ai battu tous les records à Rivière-Salée en ayant droit à une standing ovation !

Chantal MAIGNAN

samedi, septembre 13 2008

Evolution du site

Chers amis,

Vous avez été nombreux à me demander de faire évoluer le site en permettant l'entrée de commentaires.

J'ai le plaisir de vous annoncer que nous pourrons désormais dialoguer sur les sujets que propose l'actualité dans notre pays et particulièrement dans notre région.

Je suis également attentive à vos propositions pour faire de l'UMP Martinique un parti Libéral Social proche de la population et capable de se mobiliser pour redynamiser la Martinique.

Enfin, à mes électeurs du Robert, je reste attentive à la défense de vos intérêts. N'hésitez pas à me contacter.

mercredi, septembre 3 2008

Les relations entre l'UMP et les FMP

Dans une lettre ouverte à Xavier Bertrand publiée dans le France-Antilles de ce jour, le président des FMP a clarifié la position de son groupe par rapport à l'UMP.

Nous avons tous pu noter la volonté de cette association politique de contribuer à la réflexion et à l'action au sein de l'Union.

Nul ne peut nier les faits : à l'époque où le RPR était en net recul, la création des FMP a contribué à maintenir un enthousiasme et une cohérence dans un électorat de droite qui commençait à se démobiliser.

Aux dernière régionales, entre la liste proposée par "Osons oser" et celle portée par FMP, c'est encore, malgré la débâcle et le recul de la droite, sur les candidats FMP que s'est porté le choix de l'électorat se rendant encore aux urnes.

La création de l'UMP n'a pas vocation à supprimer les mouvements existants, et cela n'a jamais été son intention, mais à rassembler toutes les énergies d'une droite libérale et sociale, républicaine et humaniste, dans une dynamique positive.

Les FMP ont donc toute légitimité à continuer leur action au sein de l'Union pour un mouvement populaire dont l'esprit est précisément de rassembler les différentes sensibilités de droite autour d'un projet commun nourri par la réflexion des différents groupes.

Je note donc avec satisfaction le positionnement de FMP et la recherche affichée de l'Unité.

mardi, septembre 2 2008

La rentrée politique d'A2R

Chers amis,

Notre groupe A2R (Agir pour relever le Robert) fera sa rentrée politique le lundi 8 septembre à 18h30 précise à son siège, Maison MAIGNAN, Bourg du Vert-Pré. Nous aborderons la stratégie politique de l'année sur le Robert et les actions à mener sur le terrain.

Nous évoquerons aussi notre rôle dans les prochaines élections internes de l'UMP Martinique.

Enfin nous ferons le point sur nos activités associatives.

Vous êtes tous les bienvenus.

lundi, septembre 1 2008

Les prochaines élections de l'UMP Martinique

Les prochaines élections internes de l'UMP sont l'occasion de faire un bilan de l'action des responsables actuels du Parti.

Un panorama de l'évolution des différents partis n'est pas sans intérêt pour mesurer le recul politique de la droite martiniquaise.

Je suis persuadée qu'un pays qui n'a plus de discours contradictoire entre une droite et une gauche de progrès ne peut avancer, mais qu'au contraire il se réduit peu à peu à une politique réductrice où l'idéal républicain se délite : la liberté se restreint à la puissance incontestée de la pensée unique, l'égalité se métamorphose en égalitarisme oppressant, et la fraternité disparaît sous le masque hideux de l'intolérance à la différence.

Nous devons agir de toutes nos forces pour que la droite martiniquaise, républicaine et humaniste, libérale et sociale, continue à participer à la construction matérielle et morale de notre pays.

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samedi, août 30 2008

Ce que je crois.

Je suis une passionnée et j’aime par-dessus tout concevoir, construire et créer. Aucune vie d’ailleurs ne peut s’envisager sans projets. Projeter, c’est rêver, puis nourrir ses rêves par l’action et la réalisation, et enfin contempler l’œuvre achevée.

C’est pourquoi l’existence, personnelle et intime, ou collective et sociale doit se déployer avec un objet et, en ligne de mire, un but. La politique fait partie de ce projet car elle permet de savoir ce que l’on est en mesure d’apporter aux autres comme engagement, comme compétences et comme valeurs.

En effet, aucune idéologie ne doit entraver l’intérêt supérieur du p ays ; aucun discours politique ne doit avilir l’humain ; aucune ambition personnelle ne doit passer avant l’espoir du peuple.

Ces convictions fermes nourrissent mon investissement politique à l’UMP qui est le parti libéral-social que je souhaite dynamiser en Martinique car il est le seul capable de répondre à notre double aspiration ; nous qui attendons avec une impatience inquiète le développement économique en mesure de sortir le pays du marasme actuel et de préserver les acquis sociaux.

Notre attitude à l’UMP Martinique ? La détermination à être les acteurs de notre développement en refusant désormais que des responsables, administratifs ou politiques, stagnent dans des postes pour lesquels ils ne sont pas compétents. Partenaires du gouvernement, nous en sommes aussi des critiques avisés et une force de propositions réelles pour le bien de notre région.

Nous devons moralement exiger une « loi opposable à l’échec » dans les missions confiées aux collectivités locales et financées par nos sacrifices financiers. Nous avons moralement une obligation d’évaluation et de critique. La dureté des temps en fait encore davantage une impérieuse nécessité.

Le développement économique ne peut être le fait d’amateurs car il suppose une vision globale et une acuité en affaire que ne garantit pas le suffrage universel.

Le temps est venu de donner toutes leurs places à ceux d’entre nous qui ont le sens des affaires, les compétences et l’autorité pour mener à bien un plan de redressement de notre économie qui relève aujourd’hui du salut public. Le temps est venu de concrétiser le potentiel dont nous sommes désormais porteurs en balayant tous les obstacles qui voudraient se dresser entre notre désir et notre volonté.

Et dans le même mouvement où nous nous ouvrons au commerce du monde moderne, seul capable de mettre fin à l’économie de comptoir et à la société de consommation à laquelle nous avons été réduits par le manque de volonté politique d’une gauche idéologique, nous devons, avec une inébranlable fermeté, renforcer la transmission de notre culture, sans l’enfermer et la figer dans le passé mais en y incluant toute la créativité des jeunes d’aujourd’hui : Césaire se vit et se dit aussi bien dans le « bélia » que dans le « slam » et les Martiniquais ne sont pas des Jamaïcains.

Il y a urgence à reconnaître ce que nous sommes : des caribéens francophones pétris de glaise africaine et de culture française et nos langues entremêlent le français et le créole avec le bonheur de l’inventivité qui nous caractérise.

Il y a urgence à devenir ce que nous condamnés à être si nous ne voulons pas périr : un peuple qui réussit, à dire, à faire, à être.

Il n’y a pas de déshonneur à affirmer que nous ne voulons rien d’autre que les valeurs de la République : Liberté, égalité, fraternité.

Il n’y a pas d’esclavage à se réaliser dans la République française et dans l’Espace européen, non plus perçus comme aliénants : étrangers, colonisateurs et paternalistes mais comme des frères, alliés et partenaires des Etres libres que nous sommes à tout jamais.

mardi, août 26 2008

Tristes olympiades et amertume martiniquaise.

Les lumières se sont éteintes sur la ville de Pékin, et Beijing s’endort la tête pleine de rêves étincelant d’étoiles d’or.

Le coq gaulois s’égosille encore une dernière fois ; il a raté de peu la déconfiture et l’immense solitude des vaincus. Et les quarante médailles d’une France peu sportive ne doivent pas masquer l’immense désillusion de ceux qui ne furent pas au rendez-vous. Où sont passé les Antillais ? Pourquoi n’ont-ils pas participé au banquet des Caraïbes glorieuses présidé de manière époustouflante par une Jamaïque triomphante ? Qui a fait vibrer la Martinique ? Combien furent nos héros ? Pourtant nous avions eu nos jeux, olympiades ouvertes et refermées par notre Président de Région au sourire éclatant de satisfaction. Nous avons eu nos trois glorieuses et plus encore… Et des promesses d’avenir encore plus rutilant.

Mais où furent les exploits ? Qu’avions-nous à montrer au monde rassemblé en Chine ? Le résultat de quelle politique, de quels engagements, de quels efforts, de quelle ambition ?

Car à l’évidence, le recul de nos athlètes est intimement lié à notre immobilisme, à notre manque d’ambition pour nos jeunes et à notre indifférence pour les plus talentueux d’entre nous, et ceci, dans tous les domaines.

Quelles spécieuses explications viendront justifier l’effondrement d’un athlétisme jadis impérial qui faisait planer une nation entière et plus encore une île gonflée de fierté. Quels arguments évoquer pour trouver les raisons de ne pas faire, de ne rien faire, d’attendre que l’on fasse pour nous et de dire, en fin de compte, que l’on ne fait rien pour nous.

Attendre encore et encore de l’Etat français qu’il mette en place pour nous une politique sportive et des infrastructures à la hauteur de nos talents et de nos ambitions.

Et voilà le résultat d’une crispation récurrente sur la question du statut et de l’évolution institutionnelle : une politique indifférente à tous les autres domaines qui pourtant témoignent de la vitalité et du potentiel de la Martinique ; une vision médiocre nourrissant une gestion sans panache qui laisse se développer une société individualiste, sans rêve, sans espoir, sans ambition.

Pendant que la Chine, toute à gauche et insouciante des droits de l’homme, se construit dans l’élévation et la recherche de la perfection, la Martinique, toute à gauche et farouchement attachée au respect des droits de l’homme, se déconstruit dans l’absence de rêve, de projet et d’objectif.

Ce que nous avons de meilleur s’éparpille au quatre coins du monde, dans l’anonymat le plus absurde, quand nous cherchons encore des héros et des figures représentatives de ce que nous faisons de mieux.

Ce que nous sommes, nos talents et nos qualités, ne sont portés en rien par la présentation publique de nos exploits et de nos productions. Au point que nous avons appris au peuple à haïr la réussite et le talent, et à mépriser l’effort et le sacrifice. La discipline est désormais perçue comme un avilissement plutôt que comme une victoire de la volonté sur le désir immédiat.

Nous avons tourné le dos au monde, à la construction du monde avec nous et grâce à nous, pour envisager nos existences dans le seul espace de l’île réduite aux divisions internes dévastatrices, et l’étranger pour nous est notre propre voisin, pourtant aussi Martiniquais que nous. Et avec ça, nous prétendons construire une nation ! Et de la sorte nous affichons crânement que nous sommes un peuple !

Tout s’effondre sous nos yeux : les valeurs morales, le savoir-faire des artisans, le niveau intellectuel, le tourisme, le sport, mais nous restons, passives victimes consentantes, englués dans la crise occidentale du XXIe siècle tout en prétendant que nous sommes différents et que nous avons beaucoup à proposer au monde.

L’échec de nos athlètes qui disparaissent progressivement de la scène publique en s’éloignant de l’excellence n’est rien d’autre que l’image consternante d’une Martinique qui renvoie constamment à plus tard l’affrontement avec elle-même : sa capacité à construire son présent en acceptant les défis économiques et sociaux qui lui sont imposés par le mouvement même du monde.

Sans doute l’exploit le plus éclatant serait déjà de faire renaître une conscience morale et citoyenne à un peuple en désir d’être, en le faisant pleinement participer à sa construction, en lui donnant l’envie de croire de nouveau qu’un Martiniquais aussi peut avoir un rêve, que la foi et les valeurs religieuses ne sont pas incompatibles avec l’honnêteté politique ou la réussite sociale méritée ; que le travail construit l’homme et lui redonne sa dignité ; que le triomphe peut être collectif.

Mais assurément je réserverais la médaille d’or aux politiques à qui resterait une conscience et qui, descendants d’esclaves et de serfs, enfants de la République, n’oublieraient jamais que le droit de vote est une liberté et un honneur, que nul ne peut mépriser, contraindre ou acheter … A ceux qui décident de croire que la confiance et l’adhésion du peuple se gagne autrement : dans le travail, la compétence, l’engagement, la volonté, la réussite … pour soi, pour tous, pour un peuple, pour une nation, … et pour l’honneur aussi !

vendredi, juillet 18 2008

Cartes sur table !

Allons, le rideau est levé et la pièce s’écrit dans l’exaltation d’une « improvisation » savamment orchestrée : le MIM et le MEDEF, main dans la main, saluent le bon peuple martiniquais et votent, ensemble, parce que « ensemble, tout est possible » le rejet de la loi d’orientation pour l’outre-mer (LOPOM).

« Les sodomies monstrueuses de l’HOSTIE et du victimaire » écrivait Césaire en d’autres temps … Un ange passe, les yeux voilés.

Et dans le cortège des noces nouvelles de ces deux puissants « ennemis » (?) réconciliés pour des intérêts différents mais un objectif commun : la défaite de la France « coloniale », bafouant la liberté et la dignité des uns, et celle de la République égalitaire, s’interférant dans les projections économiques et financières des autres privilégiés, se rangent dociles les invités passifs et muets.

Et le peuple sur les trottoirs, ahuri devant la démonstration de « puissance » des petites Antilles françaises, Martinique et Guadeloupe enfin retrouvées, continue de s’interroger tandis que l’on joue son destin dans un bras de fer politicien : Mé la lopom sé ki sa ?

Parce que Ti Sonson a beau ouvrir ses oreilles et changer fébrilement de station radio, les journalistes, tout comme ceux que l’on interroge, restent bien vagues sur le fond. Madame Antoinise a beau chercher dans les nombreux articles ou compte-rendu d’interview complaisamment accordés aux divers magazines et autres quotidiens, rien ne vient apaiser sa soif de savoir et de comprendre ce qui met ainsi la Martinique – et la Guadeloupe venue en avion privé spécialement affrété – en émoi révolutionnaire.

Car personne ne semble capable d’expliquer en termes simples ce qui est en jeu dans les propositions de la loi rédigée par la France après amples consultations des élus et des socio-professionnels antillais.

Et se pose la légitime question : connaissent-ils eux-mêmes un texte qu’ils ont travaillé, retravaillé, amendé, corrigé, après moultes discussions ? Pas moins de 8 réunions à la Préfecture ! On en revient aux SMDE et à l’Agenda 21 : des écrits confidentiels qui ne sont connus que de leurs seuls rédacteurs. Sinon, pourquoi se déjugent-ils ?

Et on entraine le peuple dans des errements politiques et des alliances inédites en estimant que la confiance doit régner, imposée par l’autorité sans partage du chef. Et même lorsque la raison cherche à rappeler que la puissance du Président de la Région lui vient du budget alloué par l’Etat français et par nos propres contributions via les impôts directs et indirects, que cette puissance est aléatoire, et devient nulle si l’Etat français décide de jouer autrement la partie politique, l’on se met à rêver, travaillé par la pensée d’une Révolution historique : Nap suposé Matnik ginyin la Fwans ?

Sans doute faut-il s’extirper de cette exaltation d’un rendez-vous historique raté et rejoué sans cesse dans des avatars de plus en plus pitoyables, revenir sur terre et répondre à la question que se pose aujourd’hui chaque citoyen martiniquais : que propose cette fameuse Lopom ? On parle bien sur de sa dernière version, celle de juin, et que ne connait pratiquement aucun des élus politiques qui ont voté néanmoins son rejet.

Puis, il faudra ensuite expliquer les raisons du refus de la Région. Encore faudra-t-il que le Président accepte de justifier sa décision !

Puis entendre les motivations du MEDEF et de Celui qui croit pouvoir lui dicter sa conduite.

Mais pourquoi diable le MIM a-t-il dénoncé les effets pervers de la défiscalisation en usant du terme génocide pour conspuer aujourd’hui un texte qui vise à les juguler ?

Puis sans doute le micro pourra-t-il être tendu aux différentes chambres consulaires qui exposeront leurs motifs et considérations.

Car « chat en sak » c’est démodé : les Martiniquais ont le droit d’être informés et personne ne peut décider à la place du peuple ce qui est bon pour l’avenir et le développement de la Martinique : ni les englués de l’idéologie séparatiste, ni les affamés des aubaines économiques. Et notre peuple doit-il passer du maître esclavagiste au gourou idéologique trouvant appui sur le capitalisme égoïste pour servir sa cause ? Vous avez cru que l’indépendance, c’était du pipeau ? Sans doute !

Nous préférons expérimenter un neo-colonialisme à l’inverse. La Fwans : jounou en tè ! Elève Jégo : zéro pointé pour la mauvaise copie malgré toutes les bonnes idées que nous vous avons proposées ! Peut mieux faire ! tancent les plus généreux, le doigt pointé.

Macaquerie dans la mascarade !

Mais nous sommes en plein dans la phase finale de la magistrale leçon de politique d’Alfred Marie-Jeanne. L’Histoire le classera au rang de nos héros révolutionnaires. Vive Delgrèèèèès !

Et nous savons si bien nous lamenter …

lundi, juin 30 2008

Réponse à un soi-disant - militant de l'UMP

Dans un article paru dans Antilla, un adhérent de fraîche date à l'UMP (mai 2008) après s'être distingué par ses activités de gauchiste aigri, procède à un véritable lynchage sur ma personne.

Mettant en avant avec force redite mon âge canonique, plus de cinquante ans, ce moins de trente ans estime que je n'aurais pas le droit de dire en politique mon point de vue sur le fonctionnement de mon propre parti.

Son extrême jeunesse doit sans doute rendre indulgent pour son manque d'éducation et de culture politique - il enterre allègrement Marius Stéphanie Victoire, ancien maire du Robert - et il oublie que l'électorat qui se rend encore aux urnes est majoritairement féminin, de plus de cinquante ans !

Mais je crois que ce jeunôt mérite une réponse appropriée à sa diatribe haineuse.

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samedi, juin 21 2008

2 ans pour changer de stratégie : projets et compétences au lieu de stériles oppositions !

Chaque fois que s’élève une voix pour analyser avec lucidité et sans langue de bois la situation politique à la Martinique, de toutes parts fusent immédiatement des spéculations négatives qui renvoient, non pas au contenu du propos, à son objectif examen et à ses éventuelles suggestions – c’est-à-dire à une salutaire remise en question de l’action politique dirigée vers les citoyens, c'est-à-dire vers les électeurs – mais singulièrement à son auteur pour tenter de disqualifier sa démarche en pointant de soi-disant manœuvres politiciennes et personnelles.

Dès lors, la voix devient inaudible, couverte par des conversations de salon, des rumeurs qui parcourent avec rapidité la place publique, des reformulations hâtives et hasardeuses, des conclusions erronées qui empêchent l’essentiel objectif poursuivi par un engagement courageux mais périlleux.

Pourtant, je ne cesserai de le répéter : il est temps de regarder ce qui constitue, en 2008, le fait colonial.

Il est temps de cesser de vouloir plaire à ceux qui organisent méthodiquement la continuité de ce fait colonial s’il est avéré, et de dénoncer toute attitude qui conforte l’idée que le Martiniquais est inapte à penser et à organiser le développement socio-économique de son département-pays tout en réussissant le double pari de préserver sa culture vernaculaire sans se fermer au reste du monde, à sa production scientifique, philosophique et esthétique.

Car le Martiniquais n’est pas seulement un sujet historique inscrit dans un espace géographique, il est avant tout et essentiellement, un sujet ontologique qui nait, éprouve, et meurt comme les milliards d’humains qui peuplent cette planète.

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jeudi, mai 15 2008

Activités au Vert-Pré

Chers amis,

Notre Association A2R (Agir pour Relever le Robert) commencera ses activités au mois de juin. Le but est de mettre en pratique une vraie politique d'animation au bourg et dans les quartiers.

Mais nous pensons aussi à une animation particulière pour le 22 MAI.

Il y aura donc des ateliers très variés : théâtre, chant, danse, peinture, écriture artistique ... tarots, bridge, échecs ...

Une conférence-débat hebdomadaire vous sera proposée sur le thème : connaître l'histoire et la littérature de la Martinique.

Une randonnée hebdomadaire liée à la découverte d'un quartier du Robert sera organisée à l'attention des amoureux de la nature et de la marche.

Pour les passionnés du débat, nous prévoyons un dîner-débat bi-mensuel autour des grands thèmes sociaux liés au développement du Robert et de la Martinique.

Enfin, vous pourrez vous incrire au grand rallye-découverte du mois de juillet.

Nous pensons également à ceux qui sont en difficulté :

Rapprochez-vous de nous pour des cours de soutien ou des préparations aux concours.

Une étude sera organisée pour les élèves du primaire et du collège.

Côté sport : du nouveau !

Un club de remise en forme (sport, santé, beauté) ouvrira ses portes au mois de septembre : pensez à vous y abonner car les places seront malheureusement limitées.

Un préparateur physique sera à vos côtés pour guider votre remise en forme. Il s'occupera aussi des jeunes ayant un potentiel de sportif de haut niveau.

N'hésitez pas à nous appeler pour toutes informations utiles.

Lettres anonymes : l'avènement des corbeaux !

Cela vient d'arriver : les Corbeaux se sont autoproclamés comme en sinistre époque de guerre, de délation et de mensonges.

On retrouve là les méthodes des nèg à blanc ou des nazis, au choix.

Cela a été posté au Robert : deux lettres dont l'une manuscrite, avec le même texte qui commence par la phrase édifiante :

"Chère Dame,

Puisque vous croyez être supérieure à tout le monde, je m'en vais vous prévenir ;

J'attends patiemment le resultat de votre recours pour que je puisse prendre mes dispositions à votre égard ..."

Et à partir de là, les classiques menaces que l'on croit effrayantes :

Ma réponse à ce(s) ??? du cerveau :

Monsieur (et madame ?) le(s) vilain(s) corbeau(x),

Sachez que votre jactance ne m'effraie pas. Votre lâcheté n'a d'égale que votre sottise. Economisez donc vos timbres et vos empreintes.

Soyez plutôt prudents car vous vous aventurez sur des terrains politiquement instables : les citoyens du Robert commencent à être exaspérés par vos sordides manoeuvres.

Contrairement à ce que vous croyez, et comme le proclamerait orgueilleusement Césaire : "J'assume, j'assume tout cela !" car il n'y a rien à cacher.

Mais une question se pose avec de plus en plus d'insistance : Pourquoi a-t-on si peur au Robert, du recours déposé ?

Je crois que le NAIF enquête : nous aurons donc bientôt des nouvelles de ce qui se trame au Robert !

mercredi, mai 14 2008

Recours en annulation des élections municipales du Robert.

ACTE 1 :

La clôture d'envoi des comptes de campagne a été effective le 9 mai.

La Commission nationale va donc se pencher sur l'examen des comptes de la ville du Robert, vérifiant le respect de la loi par les candidats en lice. Elle a deux mois pour se prononcer.

Puis le Juge du Tribunal administratif examinera le recours : il a aussi deux mois.

Le Parquet qui a ouvert une enquête se donne 6 mois environ pour instruire.

Les premières informations relatives au Robert tomberont donc à partir du 9 juillet au plus tard pour les comptes de campagne.

Ou sont passés les Restes à réaliser ?

Comme je l'ai dit, le budget de la commune est actuellement sous haute surveillance car les comptes ont du mal à s'équilibrer.

Les documents envoyés en Sous-préfecture ne sont pas ceux ont été remis aux élus, ni lors des orientations budgétaires de février 2008, ni lors du vote d'avril 2008.

Retour donc vers le Tribunal administratif ; à moins que le Sous-préfet défère et alerte la chambre régionale de la cour des comptes comme il en a le devoir !

Affaire à suivre...

Le Robert dans la boue ...

La nouvelle offensive des lâches : faire circuler une rumeur selon laquelle je serais sous le coup d'une mesure disciplinaire et que je ne serais bientôt plus Maître de conférences à l'Université.

Comment peuvent-ils faire circuler une telle ânerie ? Qui peut croire de telles allégations ! Une Universitaire titulaire juste décorée de l'ordre du mérite !

Dans les autres communes, cela fait la fierté de la municipalité ; au Robert, cela suscite la haine et la volonté de détruire. "Mové nèg" chantait Paulo Albin.

MAIS IL NE FAUT RECULER DEVANT RIEN

Mentons, mentons, il en restera bien quelque chose !

Décidément, le Robert est bel et bien déshonoré par ceux qui ne peuvent accepter l'expression de la démocratie. Nous savons qui ils sont.

Déjà dans son discours de dimanche au Vert-Pré, le Maire n'a pas eu un mot pour condamner un tract sordide qui avilit des robertins respectables. Voyons s'il signe et persiste par un silence complice à laisser faire un sale boulot par des comparses "anonymes".

Voyons la rectitude des Marie-Magdeleine, Birota, Novillo ...

Car qui ne dit mot consent !

mardi, mai 13 2008

La décision du Tribunal administratif

Comme annoncé, comme énoncé :

le Tribunal administratif "considérant qu'au soutien de sa demande de suspension de l'exécution de la décision litigieuse, Mme MAIGNAN se borne à soutenir que la délibération du Conseil municipal de la commune est irrégulière et que l'urgence procède de voter le budget avant le 15 avril 2008 sans apporter de justifications suffisantes, de nature à établir l'existence d'une situation d'urgence qui ne résulte pas davantage de la nature et de la portée de la décision attaquée ; que par suite, il y a lieu de rejeter la requête"

ordonne :

1. La requête de Mme MAIGNAN est rejetée

2. Mme MAIGNAN versera à la commune du Robert la somme de 500 euros.

Je le savais, donc je ne suis pas surprise !

Le juge a fait l'économie de la lecture du dossier et négligé les pièces fournies. Il ne s'est appuyé que sur la plaidoirie du 9.

Je vais donc maintenant utiliser moi aussi les mêmes techniques. Finalement la politique est une école de formation passionnante à condition de ne pas croire qu'il s'agit là de la vraie vie : celle qui fait palpiter en nous les émotions les plus humaines : le sourire d'un enfant, la beauté d'une fleur, l'harmonie d'une musique, le souffle du vent sur la joue...

Commentaire à l'usage des jeunes politiques :

1. Avez-vous une aussurance avec protection juridique ? Faites-là jouer. Ne faites pas l'économie d'un conseil d'avocat (100 euros)

2. Utiliser rarement le référé : le cas d'urgence est difficile à démontrer.

3. Dès que le budget devient exécutoire : attaquez-le !

4. Continuez à chercher par la loi le respect de la loi : vous y arriverez !

COURAGE

Messages à mes partisans et mes sympathisants :

Vos encouragements et vos dons sont les bienvenus.

Les Pompes du Conseil général sont ouvertes

Ce dimanche, les administrés du Robert ont eu l’agréable surprise d’entendre le Conseiller Général du 2eme canton, Belfort BIROTA dire, dans son discours à l’occasion de la fête du Vert-Pré, qu’il leur fallait désormais venir directement au Conseil Général pour faire leur marché et que grâce à sa place de 1er Vice-président, les Robertins auraient désormais des avantages conséquents.

Le bruit court que malgré les réticences du personnel administratif, car ses demandes outrepassent les compétences de la collectivité, il distribue déjà billets d’avion et autres libéralités. Information que je vérifierai car il faut en la matière éviter mensonge et désinformation.

Je demanderai donc un rendez-vous pour prendre connaissance de ses projets pour son canton et pour l'encourager à présenter à la population le plan de développement du Vert-Pré dont il a la charge depuis plus de six ans et qui est pourtant dans un état lamentable.

Et j'espère qu'il se mettra vite au travail car il y a urgence !

Je ne manquerai pas de saluer Claude Lise et de le féliciter d’ouvrir ainsi les pompes du Conseil général pour le développement du Robert.

Mais le bruit court que les ministres de l’Outre-mer et des collectivités territoriales demanderont très bientôt le contrôle des budgets des collectivités par la Cour régionale des comptes…

Juste pour vérifier que l'argent de l'Etat et des Contribuables n'est pas utilisé à des fins de clientélisme politique.

dimanche, mai 11 2008

Lettre ouverte au Maire du Robert,

Monsieur le Maire,

Dans un discours fleuve, larmoyant et hésitant, jouant sur la fibre humanitaire et la sensiblerie, Vous avez lu, ce dimanche, votre discours devant quelques dizaines de Robertins du Vert-Pré, très étonnés d’entendre qualifier le hameau du Vert-Pré de magnifique, tant il est vrai que depuis le début de votre règne, soigneusement organisé par ceux qui vous entourent, le Vert-Pré est comme le disent ses habitants eux-mêmes « derrière le dos du Bon Dieu ».

Aujourd’hui le Vert-Pré est devenu un simple quartier laid, sale et triste, où il ne se passe rien : pas de politique sportive, pas de politique culturelle, pas d’animation régulière … Rien !

Un quartier où prolifèrent la drogue et la violence de jeunes abandonnés sur le trottoir à l’inactivité et à l’impuissance. On en vient même à barricader des maisons de feuilles de tôles pour réduire le marché de la drogue, ajoutant ainsi à la laideur du bourg jusque sur le chemin qui mène à notre belle église.

Mais qu’est-ce que cela vous fait ? Comment réagissez-vous ?

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A l’attention particulière des Marie-Magdeleine,

Au lendemain d’une « victoire » électorale qui semble vous étonner et que vous avez du mal à assumer de manière sereine, c’est sans étonnement que je vous vois aujourd'hui distribuer un papier dans lequel vous cautionnez sans honte un tract anonyme et immonde : en effet ne parlez-vous pas de dénonciation de mes « pratiques ? »

Quand, avec arrogance, vous avancez en bande pour dire de façon grandiloquente que vous ne sauriez tremper votre plume dans l’encrier du mépris pour m’avilir, vous ne dénoncez ni le mensonge, ni l’infamie de ce tract envers plus d’une dizaine de robertins nommément cités et dont le seul crime est de ne pas partager vos idées politiques.

Ah ! Elle est belle votre indignation ! Elle est belle votre orgueilleuse histoire familiale et politique. Comme si votre famille était supérieure en quoi ce soit à aucune autre famille du Robert. Ni plus, ni moins ! Nous sommes tous des descendants d’esclaves, cherchant à nous élever à la force du poignet, dans l’effort et dans la dignité.

Alors un peu de modestie : le Robert ne vous appartient pas. Il nous appartient à tous. Son histoire n’est pas faite par votre seule famille : la mienne aussi y a laissé sa trace, comme tant d’autres.

Maintenant vous estimez être en position de parler des mes zigzags politiques juste après avoir évoqué votre pseudo-droiture. Voyons cela de plus près.

Des fonctionnaires touchant les 40% de la France qui jouent à la révolution sans risque : voilà ce que vous êtes depuis votre passage au GRS. Puis vous dites avoir appris la rigueur intellectuelle avec Delépine et vous vous êtes encartés au PPM. Cela ne vous a pas empêché de le trahir à la première occasion par pure ambition politique et aujourd’hui vous voilà devenu RDM. Quelle belle continuité. Nous sommes loin de Césaire et encore plus de Fanon. Allons courage, il ne vous reste plus qu’à essayer le MIM.

En ce qui me concerne :

Qu’y a-t-il d’étonnant à ce qu’une Robertine du Vert-Pré travaillant à Schoelcher partage sa vie entre deux lieux pour des raisons d’organisation compte-tenu des embouteillages qui paralysent ce pays ? zigzag géographique ?

Qu’y a-t-il d’étonnant qu’une Robertine du Vert-Pré, progressiste de droite, décide de s’avancer sur la scène politique en commençant par des législatives au centre ? Il n’y a que 4 circonscriptions dans le pays et c’était la seule réservée à une femme. Belle tribune et beau challenge ! Et vous ?

Mais à l’évidence, les municipales sont des campagnes que l’on mène dans le lieu de sa naissance et de ses origines puisqu’il faut être électrice ou éligible.

Vous avez dit Zigzag politique ?

Allons tous les Martiniquais, et donc les Robertins, qui ont des yeux et des oreilles et n’ont pas besoin qu’on leur fasse la leçon savent que je suis une progressiste de droite : responsabilité locale et développement économique. Et je n’ai jamais varié. Jamais !

Maintenant je vous vois encore vilipender« les idées rétrogrades de la bourgeoisie robertine et vert-préenne » comme vous l’écrivez.

Et je vous trouve à la fois méprisants et dépassés. Que savez-vous des idées de la bourgeoisie, s’il en reste une au Robert et dans laquelle vous n’êtes pas ? Ou peut-être faut-il tout faire pour éradiquer cette bourgeoisie de campagne que vous haïssez tant en oubliant que ce sont des nègres comme vous, souvent partis de rien.

Vous croyez vos idées modernes et productives ? On retrouve sous votre plume les vieux poncifs à la Besancenot, qui n’ont jamais fait avancer le pays. D’ailleurs il suffit de regarder l’état du Robert pour comprendre pourquoi, avec de telles idées, notre ville ne se développe pas.

Alors, comme je l’ai écrit dans mon site, je vous invite à faire preuve de retenue et à vous mettre sans tarder au travail au lieu de rédiger des tracts et de menacer bêtement mes co-listiers.

Vous avez voté un Budget insincère avec un trou de plus de trois millions d’euros. Complicité ou incompétence ?

Des travaux continuent de se faire au Robert en toute illégalité puisqu’aucun marché n’a été négocié. Complicité ou incompétence ?

Des injustices, des dysfonctionnements, du gaspillage : tout a recommencé comme au bon vieux temps. Complicité ou incompétence ?

Et surtout informez les Robertins que le SRPJ enquête à la mairie. Et dans votre rectitude, n’oubliez pas de leur dire pourquoi.

Et puisque vous vous nourrissez de la pensée de Césaire, méditez celle-là :

Il est temps de mettre à la raison ces nègres qui croient que la révolution, ça consiste à prendre la place des blancs et continuer, en lieu et place, je veux dire sur le dos des nègres, à faire le blanc.

vendredi, mai 9 2008

L’audience du Tribunal administratif

Comme je me suis engagée à témoigner de la vie politique en Martinique, à travers mon expérience personnelle et de mon point de vue, j’ai décidé de vous raconter aussi le quotidien d’une femme engagée qui cherche à faire respecter la loi et à moraliser autant que faire se peut les pratiques en cours dans notre belle Martinique.

Cela servira aux nouveaux en politique face aux mille ruses de ceux qui, malgré une incompétence avérée, ne veulent renoncer ni au pouvoir, ni aux avantages financiers, ni au « prestige social » liés à leur (s) fonction(s).

Je vais donc en nouvelle élue candide, forte de mon bon droit au Tribunal administratif plaider ma cause. Ma certitude s’appuie sur le Code des collectivités territoriales : la ville du Robert n’a pas respecté les modalités de convocation des élus d’une part et d’autre part elle n’a pas remis des pièces indispensables au vote du budget. D’ailleurs celui-ci est en équilibre apparent car une étude détaillée montre qu’il est en réalité en déficit.

Je découvre deux choses :

1. Que l’Avocat de la commune, Maître Nicolas est habile et connaît toutes les ruses dont il va user pour sauver un dossier perdu. Il envoie son mémoire en réponse à 22 heures par internet. Ce qui m’empêche d’en avoir connaissance et de pouvoir réduire à néant ses arguments.

2.Que dans le cas des référés, on peut continuer à plaider et à produire des pièces le jour même de l’audience.

Après la plaidoirie, deux avocats s’approchent de moi pour me féliciter d’avoir défendu mon dossier mais ils ajoutent :

vous avez entièrement raison, mais vous allez perdre parce que vous n’avez pas pris d’avocat. Le tribunal administratif fait peu cas du Code, c’est la procédure qui est importante. L’un deux ajoute même : vous serez condamnée à 500 euros de dommages.

Moi qui mettais ma confiance dans la compétence et la sagesse du Président, je tombe des nues. Mais il faut apprendre. Si je devais perdre, il est évident que je ferai appel au conseil d’Etat.

Morale : Prenez un avocat pour toutes vos actions au Tribunal administratif et faites toujours appel car des forces sont en jeu dont seuls peu de gens connaissent la puissance. Sur le sol de France, les procédures et le respect du Code paraissent plus évidentes ; sans doute parce que l’avocat est là obligatoire ???

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