Parce que j’ai pris la décision de servir une politique de progrès pour notre commune du Robert, et plus largement de faire fructifier l'héritage césairien d'élévation morale de notre peuple "sommé de produire de son intimité close, la succulence de ses fruits" en mettant en actes les engagements nécessaires à notre responsabilisation

Parce que je vous propose de relever notre ville et notre pays, qui s’enfoncent chaque jour dans une désespérante fragilité :paupérisation, précarité, inaction, pétrification,

Parce que comme vous, je veux vivre dans une ville et dans un pays soudés autour de valeurs fortes et de projets construits,

Alors il est normal que vous me connaissiez.

Je suis née au Vert-Pré, sur les hauteurs de la commune du Robert en 1957.

Mon père était propriétaire du cinéma le Miroir; ma mère, institutrice à l'école de garçons du Vert-Pré. Nous étions neuf enfants et nous avons très vite appris le goût de l’effort, le respect de l’autre et la tolérance.

Après une scolarité studieuse à l'école de filles du Vert-Pré, j'ai été admise à l'âge de 9 ans au lycée de jeunes filles où j'étais interne ; regagnant avec une allégresse enthousiaste les mornes du Vert-Pré à chaque vacances puis chaque week-end, jusqu'à ce que j'obtienne le baccalauréat.

J’ai intégré l’école normale et pendant dix ans j’ai été institutrice, avec une vie pareille à celle de nombreuses martiniquaises de mon âge : je me suis mariée à un Robertin, j’ai construit une famille, j'ai connu les émotions diverses qui façonnent les êtres : les espérances déçues et la route à reprendre, toujours vers plus de compréhension de soi et du monde.

A 29 ans, décidant que l’aventure intellectuelle devait reprendre, je me suis inscrite à l'Université des Antilles et de la Guyane, travaillant avec détermination pour montrer qu'il était possible de vivre et d'étudier dans son pays tout en atteignant l'excellence. Là, j'ai rencontré Césaire et sa tempête qui m'a donné à comprendre la violence Révolutionnaire et Salvatrice du Cahier.

Pendant toutes mes études, j'ai approché au plus près la compréhension de mon peuple sous la houlette généreuse d'un pensée puissante qui m'élevait tout en m'enseignant le désir farouche d'une absolue liberté. J'ai donc consacré ma thèse de doctorat à l'exploration de l'identité antillaise et honorant celui qui me guidait sur les voies de la connaissance, je l'ai intitulée : Le complexe d'Ariel. Thèse que j'ai eu l'honneur de soutenir en Martinique où pour la première fois étaient soutenues des thèses de doctorat en littérature. La Sorbonne se déplaça pour l'occasion, représentée par les professeurs Chevrier et Pageaux.

Aujourd’hui, je suis maître de conférences à l’Université des Antilles et de la Guyane, où j'enseigne la littérature des Antilles, transmettant à notre jeunesse la compréhension des pensées qui articulèrent nos premiers discours et qui nourrissent nos paroles à venir.

Passionnée d’Economie, j’interviens également comme consultante auprès d’entreprises privées sur le développement de la Martinique.

J’ai toujours estimé que la liberté et l’égalité sont les bases d’une relation fraternelle entre les hommes, c’est pourquoi je représente une droite progressiste qui réclame le droit à la responsabilité et à un nouveau dialogue avec la France, dans le respect des Martiniquais.

Je suis convaincue que la gestion d’une ville est plus une affaire de compétences, d’énergie et de volonté de servir l’intérêt collectif que l’appartenance à un parti politique et l’adhésion à une idéologie. Tous nous voulons assumer nos responsabilités et prendre en main notre destin.

C’est pourquoi, tous ceux qui sont prêts à travailler au développement du Robert et de la Martinique, dans un esprit d’équipe, avec une détermination sans faille pour donner à notre ville, et à notre pays, leur vraie place et le rayonnement auquel ils ont droit, sont les bienvenus à mes côtés.

Aujourd’hui commence un nouveau dialogue entre nous pour parler, imaginer une autre vie et construire un avenir prospère dans le respects des valeurs qui fondent notre dignité nègre.

Chantal MAIGNAN : 06 96 23 79 00 / 06 96 85 84 80 / www.vouloiragir.com

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