A la veille des élections législatives, le Parti régionaliste martiniquais tient à clarifier sa position politique sur l’échiquier martiniquais, tant il apparaît que les relations faites par la presse sur notre parti sont peu conformes à la réalité idéologique et aux valeurs propres au PRM.
Le Parti régionaliste martiniquais est un jeune parti, fondé en 2010, qui se construit sur la prise en compte d’une double réalité :
D’une part, la Martinique doit concevoir son développement – et par conséquent son accession à la responsabilité locale –par le biais d’une politique de développement économique fondé sur le travail et la production de richesses à partager dans le cadre d’entreprise citoyennes. Il faut donc à la Martinique une politique fiscale incitative, en direction des petites et moyennes entreprises pour qu’elles soient en mesure de répondre à l’effort de solidarité économique que nécessite le chômage, important à la Martinique.
Les salariés sont les seuls à pouvoir maintenir le système social de répartition dont a crucialement besoin une population de retraités de plus en plus nombreux et dont les revenus sont, pour nombreux d’entre eux, très faibles. Le travail est donc pour nous une valeur capitale et doit être au service de la construction individuelle de chaque Martiniquais et de son projet de vie.
D’autre part, la Martinique doit se dégager du mimétisme politique binaire français pour retrouver les moyens d’une action au service des Martiniquais, par la mise en place de stratégies consensuelles face à une politique nationale qui sera de plus en plus rigoureuse et exigeante au regard des collectivités locales.
Le PRM se définit donc comme un parti de progrès en ce sens qu’il fonde un positionnement politique novateur qui réconcilie les valeurs dites de droite et de gauche pour proposer une nouvelle façon de faire de la politique : efficacité et pragmatisme au service du peuple. Dès lors, le PRM estime que la question du statut de la nouvelle collectivité prévue en 2014 doit être consensuelle sur trois points : 1. Un scrutin mixte ; 2. Une prime-bonus ramenée à environ 10- 12% maximum ; 3. Un exécutif à la proportionnelle.
Mais la question du statut ne saurait être l’essentiel des priorités du PRM qui se veut un parti politique en relation étroite avec la population martiniquaise dans son expression et ses préoccupations contemporaines.
Tout ce qui relève de la construction identitaire collective et individuelle est le fondement même de la création de notre parti : quel sens aurait en effet la politique si elle ne met pas l’Humain au cœur des problématiques.
Non pas un humanisme abstrait, réservé à un discours politique théorique et non suivi d’effets, mais un humanisme engagé au cœur même de notre présence dans le peuple et avec le peuple dans toutes ses composantes et toutes ses classes sociales.
Le PRM refuse donc d’être marginalisé et refoulé dans une histoire coloniale, qui n’est plus l’actualité du XXIème siècle, même s'il s'engage à dénoncer toute instrumentalisation de cette histoire par la droite ou la gauche hexagonale, tout autant qu’il refuse d’être réduit à une étiquette politique métropolitaine qui ne traduit pas l’inscription du PRM dans la modernité de la pensée martiniquaise.
Le PRM est composé de Martiniquaises et de Martiniquais inscrit dans un refus positif de l’inertie, de l’attentisme, de l’immobilisme. C’est un jeune parti au travail et en marche qui relève le formidable défi de transcender les compositions binaires pour affronter le métissage politique qui aujourd’hui propose à la Martinique un nouveau choix entre des conservateurs et des réformateurs. Ce que réclament d’ailleurs de plus en plus de citoyens martiniquais.
C’est pourquoi aux élections législatives, le PRM ne s’adresse pas seulement à l’électorat de Nicolas Sarkozy, comme le répètent certains observateurs politiques, mais le PRM parle à la Martinique en proposant de procéder à un changement de générations, sur le contrat d’un engagement au service des valeurs et des projets d’avenir pour la Martinique.
D’ailleurs notre slogan pour notre campagne est celui-ci : Pour la Martinique.
Notre parti travaille en effet à examiner la recomposition de la société martiniquaise et à chercher à accompagner ces transformations. Car il ne s’agit pas de renoncer aux caractéristiques et aux valeurs propres aux Martiniquais dans cette ouverture à un monde parfois trop permissif et peu protecteur des plus fragiles, tout comme il ne convient pas de renoncer à la diversité du monde par une nombrilisation culturelle qui équivaudrait à un repli sur soi.
Trouver l’équilibre dans la recherche du meilleur : tel est le défi que la vie lance à la Martinique.
Toute politique doit se fonder sur le respect du besoin de chaque être humain de rêve et d’espérance. Tout politique digne de ce nom ne peut ignorer le besoin d’amour et de bonheur de chaque être qui compose le peuple.
Notre devise est donc : Ki gro, ki piti, tout moun sé Moun !