Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

lundi, mai 14 2012

Qu'est ce que le Parti Régionaliste Martiniquais ?

A la veille des élections législatives, le Parti régionaliste martiniquais tient à clarifier sa position politique sur l’échiquier martiniquais, tant il apparaît que les relations faites par la presse sur notre parti sont peu conformes à la réalité idéologique et aux valeurs propres au PRM.

Le Parti régionaliste martiniquais est un jeune parti, fondé en 2010, qui se construit sur la prise en compte d’une double réalité :

D’une part, la Martinique doit concevoir son développement – et par conséquent son accession à la responsabilité locale –par le biais d’une politique de développement économique fondé sur le travail et la production de richesses à partager dans le cadre d’entreprise citoyennes. Il faut donc à la Martinique une politique fiscale incitative, en direction des petites et moyennes entreprises pour qu’elles soient en mesure de répondre à l’effort de solidarité économique que nécessite le chômage, important à la Martinique.

Les salariés sont les seuls à pouvoir maintenir le système social de répartition dont a crucialement besoin une population de retraités de plus en plus nombreux et dont les revenus sont, pour nombreux d’entre eux, très faibles. Le travail est donc pour nous une valeur capitale et doit être au service de la construction individuelle de chaque Martiniquais et de son projet de vie.

D’autre part, la Martinique doit se dégager du mimétisme politique binaire français pour retrouver les moyens d’une action au service des Martiniquais, par la mise en place de stratégies consensuelles face à une politique nationale qui sera de plus en plus rigoureuse et exigeante au regard des collectivités locales.

Le PRM se définit donc comme un parti de progrès en ce sens qu’il fonde un positionnement politique novateur qui réconcilie les valeurs dites de droite et de gauche pour proposer une nouvelle façon de faire de la politique : efficacité et pragmatisme au service du peuple. Dès lors, le PRM estime que la question du statut de la nouvelle collectivité prévue en 2014 doit être consensuelle sur trois points : 1. Un scrutin mixte ; 2. Une prime-bonus ramenée à environ 10- 12% maximum ; 3. Un exécutif à la proportionnelle.

Mais la question du statut ne saurait être l’essentiel des priorités du PRM qui se veut un parti politique en relation étroite avec la population martiniquaise dans son expression et ses préoccupations contemporaines.

Tout ce qui relève de la construction identitaire collective et individuelle est le fondement même de la création de notre parti : quel sens aurait en effet la politique si elle ne met pas l’Humain au cœur des problématiques.

Non pas un humanisme abstrait, réservé à un discours politique théorique et non suivi d’effets, mais un humanisme engagé au cœur même de notre présence dans le peuple et avec le peuple dans toutes ses composantes et toutes ses classes sociales.

Le PRM refuse donc d’être marginalisé et refoulé dans une histoire coloniale, qui n’est plus l’actualité du XXIème siècle, même s'il s'engage à dénoncer toute instrumentalisation de cette histoire par la droite ou la gauche hexagonale, tout autant qu’il refuse d’être réduit à une étiquette politique métropolitaine qui ne traduit pas l’inscription du PRM dans la modernité de la pensée martiniquaise.

Le PRM est composé de Martiniquaises et de Martiniquais inscrit dans un refus positif de l’inertie, de l’attentisme, de l’immobilisme. C’est un jeune parti au travail et en marche qui relève le formidable défi de transcender les compositions binaires pour affronter le métissage politique qui aujourd’hui propose à la Martinique un nouveau choix entre des conservateurs et des réformateurs. Ce que réclament d’ailleurs de plus en plus de citoyens martiniquais.

C’est pourquoi aux élections législatives, le PRM ne s’adresse pas seulement à l’électorat de Nicolas Sarkozy, comme le répètent certains observateurs politiques, mais le PRM parle à la Martinique en proposant de procéder à un changement de générations, sur le contrat d’un engagement au service des valeurs et des projets d’avenir pour la Martinique.

D’ailleurs notre slogan pour notre campagne est celui-ci : Pour la Martinique.

Notre parti travaille en effet à examiner la recomposition de la société martiniquaise et à chercher à accompagner ces transformations. Car il ne s’agit pas de renoncer aux caractéristiques et aux valeurs propres aux Martiniquais dans cette ouverture à un monde parfois trop permissif et peu protecteur des plus fragiles, tout comme il ne convient pas de renoncer à la diversité du monde par une nombrilisation culturelle qui équivaudrait à un repli sur soi.

Trouver l’équilibre dans la recherche du meilleur : tel est le défi que la vie lance à la Martinique.

Toute politique doit se fonder sur le respect du besoin de chaque être humain de rêve et d’espérance. Tout politique digne de ce nom ne peut ignorer le besoin d’amour et de bonheur de chaque être qui compose le peuple.

Notre devise est donc : Ki gro, ki piti, tout moun sé Moun !

Victorin Lurel et les bienfaits d'une colonisation émancipatrice

Le Parti Régionaliste martiniquais, en dénonçant courageusement ce choix douteux de François Hollande, a non seulement permis de mettre en relief les ambiguïtés de ceux qui représentent la République, de gauche comme de droite, dans le choix de leurs symboles et de leurs références historiques ou anthropologiques, mais il a aussi contraint les hommes politiques de gauche à répondre publiquement à son interpellation.

Le PRM a pris acte de la condamnation du PPM de ce choix tendancieux.

Le PRM prend acte de la réponse de Victorin Lurel qui reconnaît l’ambiguïté de ce choix et le trouble qu’il a pu faire naître dans l’ensemble des peuples qui ont connu la colonisation. Mais le PRM reste frappé par ce passage, une fois de plus sans nuances, du représentant de François Hollande : « cette école de la République contribua tout simplement à l’émancipation de nos peuples ».

Faut-il relire Césaire, Damas et Fanon pour là encore, inviter à moins de lyrisme et à plus de réalisme. Combien d’enfants sont restés sur les berges de la réussite scolaire : Rue Case Nègre de Zobel en témoigne.

Le futur président saura-t-il expliquer que la réussite de l’Ecole, gratuite, laïque et obligatoire, ne peut se faire sur le principe de l’aliénation des peuples, de leur culture, de leur langue et de leurs représentations artistiques et esthétiques ?

Saura-t-il ouvrir la voie vers une nouvelle école, celle qui intègre toute la diversité d’une république plurielle pour instruire et accompagner la construction identitaire de chaque humain pour que les valeurs de la République prennent enfin leur pleine signification ; liberté, égalité, fraternité ?

Nous l’espérons et nous restons vigilants.

Chantal MAIGNAN Présidente du PRM

samedi, mai 12 2012

Lettre ouverte au futur président de la République

Monsieur le futur Président de la République française,

Votre investiture proche comme Président de tous les Français, et par conséquent de tous les Martiniquais, et votre choix d’honorer Jules Ferry en ce jour singulier, m’obligent à vous rappeler que, dans le peuple de France, il y a aussi les descendants de ceux qui furent jadis colonisés, considérés par cet ancien ministre des colonies comme les heureux bénéficiaires, issus de civilisations inférieures, des devoirs des civilisations supérieures.

Plus encore, vos succès aux Antilles m’obligent à vous remettre en mémoire que vos électrices et électeurs sont à jamais, mères, sœurs et filles, pères, frères et fils, d’Aimé Césaire, Nègre fondamental, Rebelle absolu, Guerrier sans trêve aux armes miraculeuses, farouchement dressé contre un ordre colonial dévastateur et une école laïque assimilationniste, pourtant ardemment défendus par Jules Ferry : "Nos ancêtres les Gaulois avaient les cheveux blonds et les yeux bleus".

Dois-je vous renvoyer à la lettre de Serge Letchimy à Claude Guéant pour que vous mesuriez la mesure de l’outrage que vous infligez aux Antillais, quelques jours seulement après avoir assisté à la commémoration de l’abolition de l’esclavage ?

Voici les mots de celui qui s’est engagé publiquement à vos côtés lorsqu’il fustigeait les propos de Claude Guéant : " Voyez-vous M Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non), ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter".

Voilà quel était le crime de Claude Guéant : d’avoir déclaré que « toutes les civilisations ne se valent pas » persuadé, qu’il était d’avoir mis ses pas dans ceux de Césaire pour justifier sa classification sur les civilisations contemporaines : "Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde". (Discours sur le colonialisme)

Or Monsieur le futur Président de la République, voici les propos tenus par celui que vous citez en exemple à la France toute entière : « Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (...) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (...) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (...) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (...) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.»

Monsieur le futur Président, je vous rapporte la terrible sentence prononcée par le Député de la Martinique : "Voyez-vous M Guéant, (…) la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations vous a enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter".

Doit-on aussi vous l’appliquer puisque vous cautionnez par l’hommage le racisme de Jules Ferry ?

Je préfère penser que vous serez attentif à cet avertissement formulé par le même Député : "Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux".

Renoncez-donc à ce funeste projet et envoyez-nous d’autres messages de fraternité en ce jour si important pour le rassemblement de tous les Français.

Sinon je crains hélas que la conclusion de Serge Letchimy vaudrait également pour vous : "M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des civilisations et de leurs différences. Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici. C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous".

Monsieur le Président de la République, de grâce, ne nous demandez pas d’honorer Jules Ferry.

Chantal MAIGNAN

Conseillère régionale de la Martinique

Conseillère municipale de la ville du Robert

Pour la Martinique

Après les élections cantonales où le PRM, représentée par ma candidature, a remporté un vif succès électoral, près de 2000 voix dans le canton 2 du Robert, soit une progression de près de 150% depuis les élections municipales, nous voilà engagés dans le beau challenge des élections législatives, dans la Circonscription Centre-Atlantique, composée des 5 villes suivantes : Lamentin, François, Robert, Trinité et Gros-Morne.

Nous continuons le combat au nom de notre nouveau parti, le Parti régionaliste martiniquais, qui réconcilie en son sein les valeurs de droite et les valeurs de gauche, pour créer un parti politique de progrès en Martinique.

Un parti qui refuse les clivages inutiles, qui refuse la politique politicienne, qui refuse les oppositions stériles entre Martiniquais, pour se mettre au service du peuple et du pays.

Un parti dans lequel pourront se trouver à l’aise toux ceux qui estiment que l’heure est venue de penser au développement réel et concret de la Martinique dans un acte fondateur de consensus et de responsabilité.

Contrairement à ce que répète la presse de façon obstinée et têtue, le PRM ne s’adresse pas seulement aux électeurs de Nicolas Sarkozy.

Le PRM n’est pas en rupture avec les Martiniquais qui ont, pour des raisons qui leur sont propres, choisi de voter pour François Hollande.

Le PRM prend acte du choix démocratique et de l’installation, à la tête de la Nation, d’un nouveau président.

Le PRM vient maintenant parler aux Martiniquais, à tous les Martiniquais, concernant le choix des députés à envoyer à l’Assemblée nationale.

Les enjeux sont désormais différents : l’avenir de la Martinique est étroitement lié à l'action de nos parlementaires.

Le message du PRM, parti novateur qui conçoit autrement la politique, peut être compris par de nombreux citoyens objectifs et désireux de voir arriver sur la scène politique des élus compétents et efficaces.

Je vous invite donc à suivre ma campagne, et à lire mes différentes interventions sur les sujets qui nous interpellent au quotidien.

N’hésitez pas à prendre contact avec moi via ma page de contact : Contactez-moi

Ce combat est le nôtre, j'ai besoin de votre soutien.

Très cordialement Chantal MAIGNAN

mardi, décembre 15 2009

Et de trois ...

Le feuilleton continue et il est de plus en plus insupportable : après Alfred Marie Keanne, après Daniel Marie-Sainte, voilà Claude Cayol : l'équipe des Dalton se monte : le Colérique, le Manipulateur, le Raciste ... Reste encore à venir le Sot ! ... Bientôt, Bientôt !

La sortie que s'est crue autorisée Claude Cayol a suscité la rédaction du communiqué que j'ai rédigé pour la presse :

La Fédération UMP dénonce avec une très vive indignation les dérives successives, et ignobles, des autonomo-indépendantistes : après l’appel à la population lancé par Daniel Marie-Sainte pour défendre l’Hôtel de Région face aux usagers du Lycée Schoelcher venus chercher une issue à leur problème, appel anti – Letchimiste d’une rare violence entretenant ainsi la haine et la rupture entre les Martiniquais, c’est au tour de Claude Cayol d’exprimer publiquement le racisme puant qui est le socle de leur misérable idéologie ! Qui ne dit mot consent : nous attendons la condamnation publique de ces comportements et de ces propos par Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne. Sinon, le peuple martiniquais saura que le macoutisme a commencé son œuvre et qu’il devra, le 10 janvier, mettre fin à un mouvement devenu fou !

Il convient d'observer attentivement les partisans du RMC ces jours-ci : Qui se ressemblent s'assemblent et je me demande si certains maires, dont les valeurs morales et spirituelles sont connues, ne préféreront pas se retirer du coui nauséabond dans lequel macèrent désormais les protagonistes du sinistre complot anti-Martinique !

Chantal MAIGNAN

lundi, décembre 14 2009

Lorsque Daniel Marie-Sainte panique ...

Décidément les vieilles habitudes d'un syndicalisme guerrier sont profondément ancrées chez Daniel Marie-Sainte qui n'a jamais pu endosser avec sérieux le rôle de Premier vice-Président de la Région Martinique.

C'est ainsi que, informé de la venue au Conseil régional d'un groupe de lycéens inquiets de l'avenir de leur établissement, Daniel Marie-Sainte croit pouvoir utiliser cet événement au profit d'un MIM qui vit des guerres intestines de plus en plus cruelles. Le voilà rédigeant un SMS criant à la mobilisation du peuple contre l'invasion du Conseil régional par les troupes letchimistes !!!

C'est à croire que la folie gagne peu à peu les élus indépendantistes :

D'abord le Patron qui traumatise les lycéens par une colère homérique et dispoportionnée au lieu de répondre la question qui lui était posée et qui, le lendemain, dans un meeting public au Robert, se vante de les avoir envoyés "chier" sous les applaudissements serviles de ses troupes subjuguées et perdant tout sens moral.

Ensuite le numéro 2, incapable de justifier l'intérêt du passage au 74 pour une Martinique à genoux à cause de leur propre incapacité à dynamiser l'économie, et qui préfère glisser sur la pente d'une division du peuple en se servant de l'alibi d'un conflit avec le maire de Fort-de-France.

Heureusement, lors de la dernière plénière du Conseil régional, nous avons pu assister en direct à un règlement de compte entre Duvile et Marie-Sainte : nous savons maintenant que l'ancien syndicaliste est un nostalgique de l'affrontement systématique qui justifie l'emploi de toutes les méthodes de déstabilisation : l'allusion perfide, l'accusation directe même sans preuve, le dénigrement, les attaques personnelles. Attendons-nous dans les prochaines semaines à voir se monter des campagnes de calomnies sur les opposants du MIM.

Voilà où en sont ceux qui se sont arrogés le droit de s'appeler Patriotes ! Pauvre Martinique.

Chantal MAIGNAN

mardi, décembre 8 2009

Réflexions sur le changement de statut pour la Martinique

Mes chers compatriotes,

Dans un contexte économique particulièrement difficile, après les événements de février pour dénoncer la vie chère et les difficultés des Martiniquais dans leur vie de tous les jours, les Présidents des Collectivités ont estimé que c’est avec le changement de statut de la Martinique qu’il fallait répondre à l’insatisfaction du peuple.

Ils nous proposent donc de quitter la garantie législative de l’article 73 qui nous donne les mêmes devoirs et les mêmes droits que tous les Français pour choisir la spécialité législative de l’article 74 qui, tout en nous faisant rester dans la République Française, nous rend plus autonomes mais en renonçant à la solidarité nationale automatique telle que nous l’avons aujourd’hui dans bien des domaines.

Ainsi, nous gardons les acquis sociaux, mais ils ne progresseront plus systématiquement et nous ne bénéficierons plus des augmentations de la protection sociale que connaîtront par exemple les Guadeloupéens qui n’ont pas choisi l’évolution statutaire.

De plus, les compétences que nous demanderons auront des financements mais ceux-ci seront déterminés non pas par les élus locaux mais par l’Etat qui donnera les budgets qu’il estime nécessaire à la réalisation des projets envisagés.

Or l’Etat, en situation de crise financière n’est plus disposé à dépenser sans compter pour l’outre-mer : on le voit avec la Réunion qui n’a pas obtenu le financement qu’elle réclamait pour le tram-train, alors que la Réunion est dans l’article 73.

Déjà les élus ne cessent de nous affirmer que l’Etat n’est pas en mesure de tenir ses engagement financiers alors qu’ils nous sont dus ; qu’est-ce que cela sera quand ils ne seront plus obligés de nous verser les budgets dont nous avons besoin ? Qui pourra les contraindre ?

Marie-Jeanne et Lise peuvent-ils nous affirmer qu’ils auront satisfaction alors que l’ont voit déjà qu’ils n’ont rien demandé à l’Etat pour régler nos difficultés.

Pourtant cela était possible dans l’article 73 puisque le Président de la République vient d’adopter 137 mesures en faveur de l’Outre-mer.

Peuvent-ils nous affirmer que le niveau de vie des Martiniquais restera le même : tous les jours, nous constatons que la grève de février n’a pas amélioré notre quotidien, mais qu’elle a rendu les choses plus difficiles.

Nos impôts locaux ont augmenté et nous savons que la disparition de la taxe professionnelle en 2010 puis celle de l’octroi de mer les feront encore augmenter car notre pays n’a aucune politique de développement économique.

La fin de l’année 2009 est amère pour beaucoup d’entre nous et les fêtes de Noël s’annoncent tristes et douloureuses. Allons-nous augmenter nos incertitudes et nos angoisses en nous dirigeant vers un avenir que nul ne peut présager ?

Avons-nous véritablement besoin, maintenant, d’engager à l’aveuglette l’avenir de nos enfants et des jeunes générations qui ont déjà tant de difficultés à affronter ?

La Responsabilité locale, la valorisation de notre histoire, de notre langue et de notre patrimoine ne se construisent pas contre la République dont les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont aussi les nôtres.

Nous n’avons rien contre la France, mais nous nous opposons au racisme, à la discrimination, aux inégalités de toutes sortes, au favoritisme, au clientélisme ; et ce sont des souffrances qui nous sont AUSSI imposées à l’intérieur même de notre pays.

C’est pourquoi ce n’est pas l’article 74 qui règlera nos difficultés mais la volonté de dépasser nos différences politiques, de retrousser, ensemble, nos manches et de travailler pour mettre notre pays sur la voie du développement, de l’apaisement et de la réussite.

Personnellement, je voterai NON à l’article 74 parce que j’estime que cet article ne convient pas à notre pays dont l’économie est fragile et insuffisamment développée.

Je voterai NON à l’article 74 parce que je suis convaincue que les Présidents des collectivités nous feraient passer, sans nous consulter, d’un 74 proche du 73, comme ils le présentent aujourd’hui, à un 74 proche de la Polynésie, car, et ils ne l’ont jamais caché, leur but c’est l’indépendance.

Je voterai NON à l’article 74 parce que ma Nationalité française ne s’est jamais opposée à mon Identité martiniquaise.

Mes chers amis, je vous souhaite de joyeuses fêtes dans la joie et l’espérance de commencer bientôt une nouvelle page de l’histoire de la Martinique.

Chantal MAIGNAN

Réponse à une presse "offusquée"

En tant que citoyenne martiniquaise, et dans mon droit d’expression que nul ne saurait me dénier, et en tant que responsable d’un mouvement politique qui a choisi de faire une campagne pour la consultation populaire sur le principe de la vérité et de la présentation d’éléments juridiques et constitutionnels réels, j’ai eu, lors du meeting de Rivière Salée, à déplorer publiquement le parti pris de certains journalistes de télévision, comme d’ailleurs de certains animateurs, qui n’arrivent pas à masquer leur engagement politique et laisse transparaître leur choix personnel de l’article 74 .

Tous, à la Martinique comme sur le continent grâce à internet, auront pu constater à quel point la présentation des articles 73 et 74 est partisane dans certaines émissions sur la chaîne publique, et les spécialistes constitutionalistes tout autant que les politologues, ont eu à reprocher à leurs collègues invités sur le plateau de graves erreurs sur la présentation de l’article 74 masquant les risques réels qui pénaliseront notre relation avec la France et l’Europe.

Je rappelle aux journalistes qu’ils ont eu à subir les foudres d’Alfred Marie-Jeanne qui menaçaient de les envoyer en formation tout autant que celles de J.P Nilor qui a fustigé la presse en se plaignant que les SMS envoyés par les militants du 74 n’étaient jamais diffusés dans le France-Antilles : je n’ai lu nulle part qu’ils avaient reçu un carton jaune !

Autant je suis admirative de la presse quand elle fait son travail avec rigueur et déontologie, autant je me battrai pour que la liberté de la presse soit respectée car aucun pays démocratique ne saurait museler la presse ; autant je n’accepterai jamais de me taire quand la presse devient oublieuse des principes mêmes qui font sa grandeur : l’objectivité, l’honnêteté, l’impartialité dans la présentation des faits.

Sans doute aurait-il fallu ne pas taire, par exemple, qu’à l’applaudimètre, j’ai battu tous les records à Rivière-Salée en ayant droit à une standing ovation !

Chantal MAIGNAN

dimanche, avril 26 2009

Les problèmes des Martiniquais sont-ils une réalité pour le Conseil régional ?

Les Martiniquais, encore groggy d'une grève de 38 jours, pour cause de misère sociale, pouvoir d'achat insuffisant et cherté de la vie, ont appris avec stupéfaction, que le Président du Conseil Régional, en Président de la République Martiniquaise doté du pouvoir absolu, a octroyé 1 million 525 mille euros à la Dominique pour la construction d'une école, afin que les enfants ne perdent pas 39 jours de classe par an, en attendant la reconstruction de leur école !

Nous savions déjà que des millions d'euros envoyés par l'Europe repartaient en occident pour cause de non utilisation ; maintenant nous voilà assez riches pour aider nos voisins caribéens.

Faut-il se taire, au motif que cet argent est destiné à une école pour des enfants d'un pays indépendant !

Mais alors qui aidera nos anciens aux pensions de retraite minables, nos handicapés abandonnés à leur triste sort au point qu'un collectif a dû se créer pour se faire entendre, nos artistes et nos sportifs dont aucune politique ne prévoit l'amélioration de leur condition d'entrainement ou d'expression créatrice, nos étudiants dont les conditions de travail sont difficiles.

Décidément, à vouloir se cristalliser sur l'évolution institutionnelle et l'article 74, pour se consoler de l'indépendance rêvée, Alfred Marie-Jeanne prend déjà de grande liberté avec l'argent public sans pour autant mettre l'intêret de son peuple en première ligne.

Qu'est-ce que cela sera quand il aura la responsabilité de nos deniers sans avoir de compte à rendre à quiconque ?

lundi, février 16 2009

Il n’y a pas de honte à être Responsable !

Oui, la vie est chère, et la misère des plus démunis criante de vérité !

Oui, le moment est venu de la Rupture dans l’organisation de notre société et du respect de l’égalité républicaine!

Oui, le partage des richesses doit être envisagé entre l’entreprise, les actionnaires et les salariés, dans le cadre de l’entreprise désormais citoyenne et respectueuse d’une charte éthique !

Oui, il y avait de la dignité à descendre ensemble dans la rue pour dire enfin non aux discriminations, aux inégalités et à l’indifférence !

Et

Il n’y a pas de honte à dire que nous avons été entendus,

Il n’y a pas de honte à dire que nous avons obtenus l’essentiel de ce que l’Etat pouvait consentir en ces temps de crise mondiale,

Il n’y a pas de honte à dire que les puissants et les « gros » sont venus s’expliquer sur la place publique,

Il n’y a pas de honte à dire que les mécanismes sont complexes et qu’il faudra un peu de temps pour construire une société plus juste,

Il n’y a pas de honte à dire que le moment de la réflexion est venu et que l’intelligence et la stratégie doivent se substituer à l’émotion et à la colère,

Il n’y a pas de honte à être responsable !

Le temps est venu d’une interrogation responsable :

Notre but est-il de détruire notre pays ?

Notre but est-il de ruiner les 95% d’entreprises nègres pour mettre à genoux les entreprises békées ?

Notre but est-il de mener ce pays vers l’anarchie et la guerre civile, pour dire que nous avons enfin vécu notre révolution depuis si longtemps rêvée ?

Notre but est-il de risquer de tout perdre pour jouir encore de la griserie de tout avoir ?

Et le temps est venu d’interpeller les Présidents des Collectivités qui prétendent diriger ce pays dans l’autonomie ou l’indépendance ?

Quelle est votre responsabilité dans ce drame ?

Qu’avez-vous fait depuis douze ans, sinon nous bercer d’espoir et de paroles creuses ?

En quoi avez-vous œuvré à réduire les inégalités, à lutter durablement contre la pauvreté, à développer l’économie, à donner aux Martiniquais les moyens de conquérir le monde de l’entreprise, à accompagner l’intégration professionnelle de la jeunesse diplômée ?

Que répondez-vous au peuple qui vous interpelle ? Quel est votre bilan à part celui d’une amélioration des infrastructures grâce à la solidarité nationale et européenne ? Quelle est votre action positive sur la société et sur la qualité de vie des Martiniquais ?

C’est le moment de prouver que vous êtes les spécialistes des questions martiniquaises,

En instaurant avec les Martiniquais un dialogue fécond et en ramenant la paix sociale,

En permettant la reprise de l’activité économique et de toutes celles qui procèdent de l’épanouissement d’un peuple,

En donnant aux populations la garantie de veiller à la suite des négociations en y incluant tous les partis politiques,

En faisant la magistrale démonstration, à la Nation tout entière qui nous observe, que nous sommes, sans le sempiternel appel à l’arbitrage au pouvoir central, capables de nous redresser, dans une verticale et déterminée dignité, et de construire, pour le peuple et avec le peuple, avec tout le peuple, la société à laquelle aspirent les Martiniquais.

Il n’y a pas d’autres choix ! Sinon celui du suicide collectif !

Et là encore, nous ne ferions que prouver que nous n’avons pas cessé de vivre dans la nostalgie d’un passé révolu, ne rejouant là, mais de manière piètre et dérisoire, une redite de l’épopée de Delgrès, le Martiniquais, qui, refusant le rétablissement de l’esclavage, s’est fait sauter au Fort du Matouba, en Guadeloupe !

Mais, en 2009, en sommes-nous vraiment là ?

Chantal MAIGNAN UMP - Le Mouvement Populaire

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