Vouloir Agir

Le Blog de Chantal MAIGNAN

mardi, décembre 15 2009

Et de trois ...

Le feuilleton continue et il est de plus en plus insupportable : après Alfred Marie Keanne, après Daniel Marie-Sainte, voilà Claude Cayol : l'équipe des Dalton se monte : le Colérique, le Manipulateur, le Raciste ... Reste encore à venir le Sot ! ... Bientôt, Bientôt !

La sortie que s'est crue autorisée Claude Cayol a suscité la rédaction du communiqué que j'ai rédigé pour la presse :

La Fédération UMP dénonce avec une très vive indignation les dérives successives, et ignobles, des autonomo-indépendantistes : après l’appel à la population lancé par Daniel Marie-Sainte pour défendre l’Hôtel de Région face aux usagers du Lycée Schoelcher venus chercher une issue à leur problème, appel anti – Letchimiste d’une rare violence entretenant ainsi la haine et la rupture entre les Martiniquais, c’est au tour de Claude Cayol d’exprimer publiquement le racisme puant qui est le socle de leur misérable idéologie ! Qui ne dit mot consent : nous attendons la condamnation publique de ces comportements et de ces propos par Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne. Sinon, le peuple martiniquais saura que le macoutisme a commencé son œuvre et qu’il devra, le 10 janvier, mettre fin à un mouvement devenu fou !

Il convient d'observer attentivement les partisans du RMC ces jours-ci : Qui se ressemblent s'assemblent et je me demande si certains maires, dont les valeurs morales et spirituelles sont connues, ne préféreront pas se retirer du coui nauséabond dans lequel macèrent désormais les protagonistes du sinistre complot anti-Martinique !

Chantal MAIGNAN

lundi, décembre 14 2009

Lorsque Daniel Marie-Sainte panique ...

Décidément les vieilles habitudes d'un syndicalisme guerrier sont profondément ancrées chez Daniel Marie-Sainte qui n'a jamais pu endosser avec sérieux le rôle de Premier vice-Président de la Région Martinique.

C'est ainsi que, informé de la venue au Conseil régional d'un groupe de lycéens inquiets de l'avenir de leur établissement, Daniel Marie-Sainte croit pouvoir utiliser cet événement au profit d'un MIM qui vit des guerres intestines de plus en plus cruelles. Le voilà rédigeant un SMS criant à la mobilisation du peuple contre l'invasion du Conseil régional par les troupes letchimistes !!!

C'est à croire que la folie gagne peu à peu les élus indépendantistes :

D'abord le Patron qui traumatise les lycéens par une colère homérique et dispoportionnée au lieu de répondre la question qui lui était posée et qui, le lendemain, dans un meeting public au Robert, se vante de les avoir envoyés "chier" sous les applaudissements serviles de ses troupes subjuguées et perdant tout sens moral.

Ensuite le numéro 2, incapable de justifier l'intérêt du passage au 74 pour une Martinique à genoux à cause de leur propre incapacité à dynamiser l'économie, et qui préfère glisser sur la pente d'une division du peuple en se servant de l'alibi d'un conflit avec le maire de Fort-de-France.

Heureusement, lors de la dernière plénière du Conseil régional, nous avons pu assister en direct à un règlement de compte entre Duvile et Marie-Sainte : nous savons maintenant que l'ancien syndicaliste est un nostalgique de l'affrontement systématique qui justifie l'emploi de toutes les méthodes de déstabilisation : l'allusion perfide, l'accusation directe même sans preuve, le dénigrement, les attaques personnelles. Attendons-nous dans les prochaines semaines à voir se monter des campagnes de calomnies sur les opposants du MIM.

Voilà où en sont ceux qui se sont arrogés le droit de s'appeler Patriotes ! Pauvre Martinique.

Chantal MAIGNAN

mardi, décembre 8 2009

Réflexions sur le changement de statut pour la Martinique

Mes chers compatriotes,

Dans un contexte économique particulièrement difficile, après les événements de février pour dénoncer la vie chère et les difficultés des Martiniquais dans leur vie de tous les jours, les Présidents des Collectivités ont estimé que c’est avec le changement de statut de la Martinique qu’il fallait répondre à l’insatisfaction du peuple.

Ils nous proposent donc de quitter la garantie législative de l’article 73 qui nous donne les mêmes devoirs et les mêmes droits que tous les Français pour choisir la spécialité législative de l’article 74 qui, tout en nous faisant rester dans la République Française, nous rend plus autonomes mais en renonçant à la solidarité nationale automatique telle que nous l’avons aujourd’hui dans bien des domaines.

Ainsi, nous gardons les acquis sociaux, mais ils ne progresseront plus systématiquement et nous ne bénéficierons plus des augmentations de la protection sociale que connaîtront par exemple les Guadeloupéens qui n’ont pas choisi l’évolution statutaire.

De plus, les compétences que nous demanderons auront des financements mais ceux-ci seront déterminés non pas par les élus locaux mais par l’Etat qui donnera les budgets qu’il estime nécessaire à la réalisation des projets envisagés.

Or l’Etat, en situation de crise financière n’est plus disposé à dépenser sans compter pour l’outre-mer : on le voit avec la Réunion qui n’a pas obtenu le financement qu’elle réclamait pour le tram-train, alors que la Réunion est dans l’article 73.

Déjà les élus ne cessent de nous affirmer que l’Etat n’est pas en mesure de tenir ses engagement financiers alors qu’ils nous sont dus ; qu’est-ce que cela sera quand ils ne seront plus obligés de nous verser les budgets dont nous avons besoin ? Qui pourra les contraindre ?

Marie-Jeanne et Lise peuvent-ils nous affirmer qu’ils auront satisfaction alors que l’ont voit déjà qu’ils n’ont rien demandé à l’Etat pour régler nos difficultés.

Pourtant cela était possible dans l’article 73 puisque le Président de la République vient d’adopter 137 mesures en faveur de l’Outre-mer.

Peuvent-ils nous affirmer que le niveau de vie des Martiniquais restera le même : tous les jours, nous constatons que la grève de février n’a pas amélioré notre quotidien, mais qu’elle a rendu les choses plus difficiles.

Nos impôts locaux ont augmenté et nous savons que la disparition de la taxe professionnelle en 2010 puis celle de l’octroi de mer les feront encore augmenter car notre pays n’a aucune politique de développement économique.

La fin de l’année 2009 est amère pour beaucoup d’entre nous et les fêtes de Noël s’annoncent tristes et douloureuses. Allons-nous augmenter nos incertitudes et nos angoisses en nous dirigeant vers un avenir que nul ne peut présager ?

Avons-nous véritablement besoin, maintenant, d’engager à l’aveuglette l’avenir de nos enfants et des jeunes générations qui ont déjà tant de difficultés à affronter ?

La Responsabilité locale, la valorisation de notre histoire, de notre langue et de notre patrimoine ne se construisent pas contre la République dont les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont aussi les nôtres.

Nous n’avons rien contre la France, mais nous nous opposons au racisme, à la discrimination, aux inégalités de toutes sortes, au favoritisme, au clientélisme ; et ce sont des souffrances qui nous sont AUSSI imposées à l’intérieur même de notre pays.

C’est pourquoi ce n’est pas l’article 74 qui règlera nos difficultés mais la volonté de dépasser nos différences politiques, de retrousser, ensemble, nos manches et de travailler pour mettre notre pays sur la voie du développement, de l’apaisement et de la réussite.

Personnellement, je voterai NON à l’article 74 parce que j’estime que cet article ne convient pas à notre pays dont l’économie est fragile et insuffisamment développée.

Je voterai NON à l’article 74 parce que je suis convaincue que les Présidents des collectivités nous feraient passer, sans nous consulter, d’un 74 proche du 73, comme ils le présentent aujourd’hui, à un 74 proche de la Polynésie, car, et ils ne l’ont jamais caché, leur but c’est l’indépendance.

Je voterai NON à l’article 74 parce que ma Nationalité française ne s’est jamais opposée à mon Identité martiniquaise.

Mes chers amis, je vous souhaite de joyeuses fêtes dans la joie et l’espérance de commencer bientôt une nouvelle page de l’histoire de la Martinique.

Chantal MAIGNAN

Réponse à une presse "offusquée"

En tant que citoyenne martiniquaise, et dans mon droit d’expression que nul ne saurait me dénier, et en tant que responsable d’un mouvement politique qui a choisi de faire une campagne pour la consultation populaire sur le principe de la vérité et de la présentation d’éléments juridiques et constitutionnels réels, j’ai eu, lors du meeting de Rivière Salée, à déplorer publiquement le parti pris de certains journalistes de télévision, comme d’ailleurs de certains animateurs, qui n’arrivent pas à masquer leur engagement politique et laisse transparaître leur choix personnel de l’article 74 .

Tous, à la Martinique comme sur le continent grâce à internet, auront pu constater à quel point la présentation des articles 73 et 74 est partisane dans certaines émissions sur la chaîne publique, et les spécialistes constitutionalistes tout autant que les politologues, ont eu à reprocher à leurs collègues invités sur le plateau de graves erreurs sur la présentation de l’article 74 masquant les risques réels qui pénaliseront notre relation avec la France et l’Europe.

Je rappelle aux journalistes qu’ils ont eu à subir les foudres d’Alfred Marie-Jeanne qui menaçaient de les envoyer en formation tout autant que celles de J.P Nilor qui a fustigé la presse en se plaignant que les SMS envoyés par les militants du 74 n’étaient jamais diffusés dans le France-Antilles : je n’ai lu nulle part qu’ils avaient reçu un carton jaune !

Autant je suis admirative de la presse quand elle fait son travail avec rigueur et déontologie, autant je me battrai pour que la liberté de la presse soit respectée car aucun pays démocratique ne saurait museler la presse ; autant je n’accepterai jamais de me taire quand la presse devient oublieuse des principes mêmes qui font sa grandeur : l’objectivité, l’honnêteté, l’impartialité dans la présentation des faits.

Sans doute aurait-il fallu ne pas taire, par exemple, qu’à l’applaudimètre, j’ai battu tous les records à Rivière-Salée en ayant droit à une standing ovation !

Chantal MAIGNAN

dimanche, avril 26 2009

Les problèmes des Martiniquais sont-ils une réalité pour le Conseil régional ?

Les Martiniquais, encore groggy d'une grève de 38 jours, pour cause de misère sociale, pouvoir d'achat insuffisant et cherté de la vie, ont appris avec stupéfaction, que le Président du Conseil Régional, en Président de la République Martiniquaise doté du pouvoir absolu, a octroyé 1 million 525 mille euros à la Dominique pour la construction d'une école, afin que les enfants ne perdent pas 39 jours de classe par an, en attendant la reconstruction de leur école !

Nous savions déjà que des millions d'euros envoyés par l'Europe repartaient en occident pour cause de non utilisation ; maintenant nous voilà assez riches pour aider nos voisins caribéens.

Faut-il se taire, au motif que cet argent est destiné à une école pour des enfants d'un pays indépendant !

Mais alors qui aidera nos anciens aux pensions de retraite minables, nos handicapés abandonnés à leur triste sort au point qu'un collectif a dû se créer pour se faire entendre, nos artistes et nos sportifs dont aucune politique ne prévoit l'amélioration de leur condition d'entrainement ou d'expression créatrice, nos étudiants dont les conditions de travail sont difficiles.

Décidément, à vouloir se cristalliser sur l'évolution institutionnelle et l'article 74, pour se consoler de l'indépendance rêvée, Alfred Marie-Jeanne prend déjà de grande liberté avec l'argent public sans pour autant mettre l'intêret de son peuple en première ligne.

Qu'est-ce que cela sera quand il aura la responsabilité de nos deniers sans avoir de compte à rendre à quiconque ?

lundi, février 16 2009

Il n’y a pas de honte à être Responsable !

Oui, la vie est chère, et la misère des plus démunis criante de vérité !

Oui, le moment est venu de la Rupture dans l’organisation de notre société et du respect de l’égalité républicaine!

Oui, le partage des richesses doit être envisagé entre l’entreprise, les actionnaires et les salariés, dans le cadre de l’entreprise désormais citoyenne et respectueuse d’une charte éthique !

Oui, il y avait de la dignité à descendre ensemble dans la rue pour dire enfin non aux discriminations, aux inégalités et à l’indifférence !

Et

Il n’y a pas de honte à dire que nous avons été entendus,

Il n’y a pas de honte à dire que nous avons obtenus l’essentiel de ce que l’Etat pouvait consentir en ces temps de crise mondiale,

Il n’y a pas de honte à dire que les puissants et les « gros » sont venus s’expliquer sur la place publique,

Il n’y a pas de honte à dire que les mécanismes sont complexes et qu’il faudra un peu de temps pour construire une société plus juste,

Il n’y a pas de honte à dire que le moment de la réflexion est venu et que l’intelligence et la stratégie doivent se substituer à l’émotion et à la colère,

Il n’y a pas de honte à être responsable !

Le temps est venu d’une interrogation responsable :

Notre but est-il de détruire notre pays ?

Notre but est-il de ruiner les 95% d’entreprises nègres pour mettre à genoux les entreprises békées ?

Notre but est-il de mener ce pays vers l’anarchie et la guerre civile, pour dire que nous avons enfin vécu notre révolution depuis si longtemps rêvée ?

Notre but est-il de risquer de tout perdre pour jouir encore de la griserie de tout avoir ?

Et le temps est venu d’interpeller les Présidents des Collectivités qui prétendent diriger ce pays dans l’autonomie ou l’indépendance ?

Quelle est votre responsabilité dans ce drame ?

Qu’avez-vous fait depuis douze ans, sinon nous bercer d’espoir et de paroles creuses ?

En quoi avez-vous œuvré à réduire les inégalités, à lutter durablement contre la pauvreté, à développer l’économie, à donner aux Martiniquais les moyens de conquérir le monde de l’entreprise, à accompagner l’intégration professionnelle de la jeunesse diplômée ?

Que répondez-vous au peuple qui vous interpelle ? Quel est votre bilan à part celui d’une amélioration des infrastructures grâce à la solidarité nationale et européenne ? Quelle est votre action positive sur la société et sur la qualité de vie des Martiniquais ?

C’est le moment de prouver que vous êtes les spécialistes des questions martiniquaises,

En instaurant avec les Martiniquais un dialogue fécond et en ramenant la paix sociale,

En permettant la reprise de l’activité économique et de toutes celles qui procèdent de l’épanouissement d’un peuple,

En donnant aux populations la garantie de veiller à la suite des négociations en y incluant tous les partis politiques,

En faisant la magistrale démonstration, à la Nation tout entière qui nous observe, que nous sommes, sans le sempiternel appel à l’arbitrage au pouvoir central, capables de nous redresser, dans une verticale et déterminée dignité, et de construire, pour le peuple et avec le peuple, avec tout le peuple, la société à laquelle aspirent les Martiniquais.

Il n’y a pas d’autres choix ! Sinon celui du suicide collectif !

Et là encore, nous ne ferions que prouver que nous n’avons pas cessé de vivre dans la nostalgie d’un passé révolu, ne rejouant là, mais de manière piètre et dérisoire, une redite de l’épopée de Delgrès, le Martiniquais, qui, refusant le rétablissement de l’esclavage, s’est fait sauter au Fort du Matouba, en Guadeloupe !

Mais, en 2009, en sommes-nous vraiment là ?

Chantal MAIGNAN UMP - Le Mouvement Populaire

vendredi, février 6 2009

De la Grève à la Révolution sociale !

Après plusieurs jours d’observation de ce qui se passait en Guadeloupe, les Martiniquais se sont enfin mobilisés pour réclamer à leur tour plus de justice dans l’organisation de leur vie quotidienne, en tant que consommateurs certes, mais aussi en tant que citoyens et en tant qu’humains relevant d’une civilisation qui n’est pas que marchande.

Si les syndicats sont les catalyseurs d’un soulèvement populaire, parce que c’est seulement quand l’économie est menacée que les instances dirigeantes - Etat, collectivités locales, Représentants de l’économie – se mettent enfin à l’écoute des revendications des populations, ils sont aussi les acteurs d’une mission plus vaste et plus noble : participer activement à l’élaboration d’une société plus équilibrée, préalable à la paix sociale.

C’est la première fois que les syndicats antillais cherchent à jouer pleinement ce rôle montrant ainsi l’évolution d’une pensée qui a mûri et qui désormais prend en compte la préservation de l’entreprise porteuse d’emplois, tout en demandant aux grands patrons que désormais une certaine éthique, une morale sociale, vienne anoblir le capitalisme d’entrepreneurs.

Et c’est pourquoi il convient que les partenaires qui entrent dans le dialogue avec les syndicats porteurs de la parole populaire soient attentifs à cette évolution et surtout au sens de cette grève, véritable « révolution » marquant une rupture dans la constitution des rapports sociaux à la Martinique.

Car il ne faut pas traiter cette grève comme une simple revendication salariale, ni comme la demande absurde d’une augmentation démesurée et inapplicable, et encore moins comme un bras de fer entre ceux qui veulent beaucoup et ceux qui ne veulent rien lâcher dans la négociation.

Ce serait là une faute regrettable !

Pourtant à la préfecture sont convoqués les acteurs principaux : parlementaires et leurs collaborateurs-assistants, Présidents des collectivités locales, Président de l’association des maires, services de l’Etat, socio-professionnels, syndicats.

Exclus les représentants des partis politiques, les universitaires analystes de l’économie ou des sciences humaines, les présidents des associations caritatives.

Le Medef exige un entre-soi où le dialogue ne sera que celui du marchandage économique appelé aujourd’hui négociation !

Aucun observateur extérieur : pourtant à cette crise sociale il faudra bien apporter des réponses pragmatiques car après les efforts consentis de toutes les parties concernées (Etat, Collectivités régionale et départementale, Socio-professionnels) la société martiniquaise devra apprendre à s’affranchir de l’esclavage de la société de consommation, dans le même temps qu’elle devra apprendre à exercer son droit légitime à entreprendre et à réussir le développement de son pays dans la nécessaire solidarité entre toutes les classes sociales.

En réalité, la Martinique est aujourd’hui devant son ultime vérité : porter la mythologie fondatrice du 22 mai à son entière réalisation en réclamant l’application pleine et entière du décret de l’abolition de 1848 et de l’avènement de la République, car il n’y a pas pire servitude que le fatalisme et la peur.

Sans aucun doute, le temps est venu de dire non à toute forme d’arrogance et de posture de domination pour que, dans le respect réciproque, tous les Martiniquais contribuent à l’émergence de la société du XXIe siècle.

Mais les élus d’aujourd’hui se souviennent-ils encore des valeurs qui les portaient hier ?

Lorsque le Medef et le Patron de la Région et du MIM se donnent la main, est-ce pour construire ensemble avec tous les Martiniquais, ou pour exclure celles et ceux qui, n’acceptant pas que l’intérêt supérieur de la Martinique soit relégué à l’arrière-plan des négociations, veulent être de vivants témoins de la prise en compte du malaise social dans toutes ses significations : pauvreté matérielle, misère morale, volonté chancelante, solitude, détresse et peur de l’avenir ?

Mais le traitement de cette crise nous apprendra comment les Elus, Serviteurs du peuple, qui veulent nous mener sur la voie du 74, les Martiniquais détenteurs de la puissance financière et des leviers de l’économie, le Représentant de l’Etat investi des pouvoirs et des devoirs de la République auront entendu l’appel vibrant de peuples qui cherchent encore à expérimenter la liberté républicaine.

mardi, février 3 2009

Le transport en Martinique : les Présidents de collectivités ne veulent pas le régler ! Pourquoi ?

Le Transport en Martinique est un serpent de mer dont on cherche encore la queue.

En réalité : personne ne veut le régler. Juste pour réflexion, avant que l'on voit ensemble ce dossier en profondeur, prenez conscience du temps qui s'écoule entre le moment où le Congrès se réunit (2001/2002), la question posée par le sénateur Claude Lise (2007) qui montre d'ailleurs qu'il sait parfaitement que l'article 73 permet de prendre tout le pouvoir dont on a besoin pour gérer correctement ce pays, la réponse immédiate de l'Etat qui propose son concours technique, ... et la situation du transport en 2009 !

Question écrite n° 01222 de M. Claude Lise (Martinique - SOC)

   * publiée dans le JO Sénat du 02/08/2007 - page 1380

M. Claude Lise attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur la situation du transport interurbain de passagers qui demeure, à la Martinique, un problème majeur.

Beaucoup a été fait ces dernières années en matière d'infrastructures par la région et le département. Différents types d'aides aux professionnels ont été mis au point localement ; certains ont permis, en aidant des départs à la retraite, une importante et indispensable réduction des effectifs de transporteurs.

De réelles difficultés subsistent néanmoins dans un domaine marqué par la très nette prédominance d'entreprises unipersonnelles très difficiles à regrouper mais également et surtout la multiplicité des autorités organisatrices de transport. On n'en compte pas moins de 16 sur un territoire de 1 100 Km2 :

le conseil général (selon les dispositions de la LOTI);

le conseil régional (qui a une compétence facultative dès lors qu'existe, en matière de transport, un intérêt régional, ce qui est le cas dans une région mono-départementale);

Les deux communautés d'agglomération compétentes de droit sur leurs territoires respectifs : celle du centre, est composée de quatre communes regroupant 176 000 habitants, celle du sud, comporte douze communes et 110 000 habitants ;

un syndicat mixte créé pour la réalisation du TCSP Fort-de-France-Lamentin ;

11 communes du nord de l'île ayant créé un PTU.

Il en résulte des conflits de compétences et un manque de cohérence dans les politiques menées par les uns et par les autres, le tout s'avérant source de difficultés, d'inefficacités, d'inégalités -en terme d'aménagement du territoire et de répartition des ressources (notamment s'agissant du versement transport)- et de manque de lisibilité pour les citoyens.

Une telle situation justifie, à l'évidence, l'instauration d'une autorité organisatrice de transport de personne unique.

Et cela d'autant qu'il existe dans l'hexagone des périmètres de transport urbain qui regroupent beaucoup plus de communes et beaucoup plus d'habitants sur des territoires équivalents à celui de la Martinique (tels, par exemple, le PTU de l'agglomération de Toulouse ou celui de l'agglomération de Lyon).

Le congrès des élus départementaux et régionaux, réuni en 2001 et 2002, avait pris nettement position pour la création d'une telle autorité unique, tout comme les participants aux assises des libertés locales, de décembre 2002.

Une initiative locale pourrait être prise en vue de créer un Périmètre Unique de Transport par les deux collectivités locales (la région et le département) dont les compétences s'étendent sur l'ensemble du territoire de la Martinique et qui disposent d'une vision globale de ce territoire.

Ces deux collectivités pourraient utiliser, dans ce cadre, l'une des deux procédures qu'elles ont, en principe, à leur disposition :

soit le dépôt d'une proposition de loi (en s'appuyant sur l'article 44 de la loi d'orientation pour l'outre mer) ;

soit une demande d'habilitation au Parlement (en se fondant sur l'article 73 de la Constitution qui prévoit la faculté pour la région et le département d'être habilités à adapter, par voie réglementaire, les textes législatifs et réglementaires aux spécificités locales).

Les deux collectivités pourraient alors procéder à la mise en place d'une autorité organisatrice unique de transport chargée, dans «le Périmètre Unique de Transport interurbain de la Martinique», de la gestion du transport interurbain de personnes (tant terrestre que maritime) ; cela, dans le cadre d'une concertation locale associant toutes les collectivités ayant actuellement une compétence transport ainsi que les représentants des transporteurs.

En conséquence, il lui demande si le Gouvernement est prêt à faciliter l'aboutissement d'une telle initiative locale.

Réponse du Secrétariat d'État aux transports

   * publiée dans le JO Sénat du 04/10/2007 - page 1784

L'existence d'une offre de qualité de transports publics est un enjeu de première importance en Martinique comme dans les autres départements d'outre-mer et de métropole.

La loi confie l'organisation des transports réguliers de voyageurs à différentes autorités organisatrices.

En dehors des périmètres de transports urbains, au sein desquels sont compétentes les autorités urbaines, le département organise les transports routiers réguliers et, à ce titre, est responsable des transports scolaires.

La coordination entre ces différentes autorités organisatrices, y compris avec les autorités responsables des transports urbains, est nécessaire pour améliorer l'efficacité des politiques de transports et le service à l'usager.

Pour y parvenir, de nombreuses autorités organisatrices se sont d'ores et déjà regroupées dans des syndicats mixtes ou ont conclu entre elles des conventions en vue de coordonner les services qu'elles organisent du point de vue des horaires ou des correspondances via des pôles d'échanges, mais aussi afin de mettre en place des systèmes d'information des voyageurs ou des titres de transport uniques.

Les services déconcentrés de l'État sont à la disposition des collectivités afin d'étudier avec elles les formes de coopération les mieux adaptées à la situation martiniquaise, où une initiative en faveur du transport collectif est particulièrement nécessaire.

lundi, février 2 2009

Le Maire du Robert est-il aveugle ?

Ce dimanche, j'ai écouté avec intérêt l'émission de Mano : "Bonjou missié li mè". Il est vrai que l'invité du jour, Alfred Monthieux était attendu par l'ensemble des administrés du Robert.

Nous n'avons pas été déçu !

D'abord, nous avons apris que le Robert est sur la voie du développement et que la gestion de la ville est tellement satisfaisante que le Trésorier du François a délivré un témoignage de satisfaction à la municipalité.

Quelle blague !

Le Trésorier reçoit une indemnité votée au conseil municipal pour service rendu : comment pourrait-il aller à l'encontre d'une gestion, dont les actes douteux sont validés par une sous-préfecture indifférente, et exécutés par ses services qui n'ont pas les moyens de s'opposer à cette exécution.

Cette analyse financière est contestable. Nous y reviendrons avec des exemples à l'appui et des arguments chiffrés.

Quant aux progrès du Robert, encensés par un Mano flagorneur, obséquieux et partial, nous les attendons encore.

Les coups de geule de la population envers son maire (qui, furieux d'être désavoué, souhaite que la geule de ses administrés explose, plutôt que d'être à l'écoute des citoyens) sont explicites : le Robert va mal et les Robertins se sentent trahis et abandonnés !

Le moment est donc venu, après un an de gestion municipale, de faire le point sur l'état du Robert, et de savoir exactement quel est le projet de la municipalité pour le développement de la ville et l'amélioration de la vie des administrés.

Nous vous proposons donc de faire le point régulier des promesses de campagne, des travaux entrepris dans la hâte à la veille des élections, des politiques sociales, sportives et culturelles envisagées pour le Robert par l'équipe municipale en place.

Et nous chercherons à comprendre pourquoi le maire a voté l'article 74 et rejoint le groupe RDM.

Mais il est vrai que le Président du Conseil général exigeait le retour d'acenseur de ses très nombreux vice-présidents bien rémunérés dont deux sont du Robert.

Affaire à suivre ....

samedi, janvier 31 2009

Les élus Martiniquais s'intéressent-ils à la politique ?

Aujourd'hui, l'Union des femmes a appelé à une mobilisation et à une prise de conscience : les violences faites aux femmes sont de plus en plus meurtrières et notre société ne peut et ne doit rester muette ou inactive.

Sous un soleil de plomb, devant la cathédrale de Fort-de-France, la voix somptueuse de Jocelyne Béroard déchire le coeur et les entrailles : toutes les femmes présentes revivent le calvaire de celle qui tombe dans un abîme de souffrance et d'incompréhension. Les yeux se voilent de larmes derrières les lunettes sombres.

Un prédicateur fou appelle à la repentance, oubliant que le texte sacré invite l'homme à régler ses problèmes d'homme avant de venir s'asseoir au banquet du Seigneur.

Le cortège s'ébranle, mené par le visage de chacune des martyres. Derrière la banderole qui parle pour celles qui se sont tues, plus de 1000 femmes défilent en silence ; quelques hommes marchent à leur côté. Une député européenne de gauche, une responsable d'un parti politique de droite viennent par leur présence affirmer publiquement leur engagement dans cette cause qu'il est plus qu'urgent de prendre en compte.

Aucun homme politique. Aucun élu. Aucun Président de collectivité pourtant en charge de la construction de notre société !

C'est dire leur intéret pour la politique !!!

Non pas la politique politicienne qui exige toujours plus de pouvoir et de domination, mais celle, plus humble et plus noble, qui est de construire une société structurée, où les améliorations matérielles vont de pair avec les progrès sociaux.

Les violences faites aux femmes traduisent un malaise qui impliquent les hommes et les femmes ; une relation détruite depuis le code noir ; un différent vieux comme la double injustice faite aux femmes de notre pays : d'être noire et d'être femme !

Il n'appartient pas seulement aux écrivains de rappeler cette histoire, il est impératif que les hommes politiques, qui disposent des moyens d'agir, se mettent enfin à faire ce pour quoi ils ont été élus : construire une société plus juste et plus fraternelle.

Et pour y arriver, ce n'est pas en demandant sempiternellement le passage à l'article 74, illusoire baguette magique qui devrait résoudre toutes nos difficultés, mais en prenant à bras le corps les problèmes qui nous assaillent, en tant qu'humains issus d'une histoire singulière, et en leur apportant des réponses concrètes avec, en ligne de mire, la farouche volonté de la réussite.

Aussi quand j'apprends que les collectivités locales ne donnent plus de subvention à l'Union des femmes de la Martinique et qu'elles devront bientôt mettre la clef sous le paillasson, je me demande si nous devons encore faire confiance à ces deux présidents de nos collectivités qui ont cessé d'aimer le pays Martinique et ont choisi de laisser se dégrader la relation entre les hommes et les femmes plutôt que d'en faire une priorité ; car aucune communauté ne se constitue sans une cellule familiale soudée et prospère.

L'effondrement des valeurs morales, la montée de la délinquance, la solitude grandissante des personnes âgées, l'indifférence face au handicap, relèvent précisément de la crise sociale liée à l'éclatement des familles.

Si nous ne voulons pas sauvegarder ce qui constitue notre identité collective, la légendaire fraternité familiale antillaise, alors cessons de nous prétendre différents des autres peuples et regardons ce que nous sommes en train de devenir : des individualistes forcenés indifférents aux autres : Zafè tchou mèl ki pwran plom !

Renouer le dialogue ...

Chers amis, me voilà de retour sur un blog délaissé depuis trop longtemps si j'en crois vos reproches.

Mais sachant sur quel chemin je me suis engagée pour que vive la démocratie dans cette Martinique qui nous est si chère, je sais que vous avez pour moi la plus amicale des compréhensions.

Que de choses se sont passées en cette fin d'année 2008 !

Que d'émotions depuis le début de l'année 2009 !

Mais nous n'en aurons que plus de plaisir à observer ensemble, à analyser et à commenter la vie dans notre pays, dans notre région et ... dans notre commune, pour les Robertins que je salue avec bonheur.

Je vous invite donc, cette année encore, à me faire profiter de vos critiques avisées, de vos précieux conseils, et surtout de vos témoignages pour l'action politique que j'ai engagée, animée d'une vision nouvelle et porteuse d'un projet pour la Martinique.

A bientôt

Chantal MAIGNAN

mercredi, novembre 5 2008

Communiqué de la fédération UMP

La Fédération UMP se félicite de la brillante élection de Barak Obama et de l'espoir que fait naître cet exemple américain dans le cœur de tous les peuples composés de races et de cultures diverses.

A l'évidence, cette victoire est celle de la générosité et de la force morale que tout humain porte en lui et qui, en cette occasion, ont vaincu les peurs qui font naitre le racisme et le rejet de ce qui est différent.

Les États-Unis rappellent à tous les Français des Amériques que la dignité, l'égalité et la fraternité sont des conquêtes possibles sans qu'il soit nécessaire de rompre avec la Nation dans laquelle ils se sont construits et dont les principes républicains ne sauraient être mis en doute.

A la veille d'un Congrès où certaines forces de gauche veulent remettre en cause la décision du peuple de rester français et entendent réclamer une indépendance pour laquelle nous ne sommes pas préparés, il est bon de rappeler que nos ennemis ne sont ni la France ni les Martiniquais d'une autre sensibilité politique, mais le chômage et la pauvreté, l'injustice et la solitude, l'insécurité et la violence.

Cette victoire historique est l'exemple désormais irréfutable que tout est possible à celui qui se libère des blessures du passé et qui affronte courageusement son époque et son destin.

Chantal MAIGNAN Chargée de mission départementale UMP

mercredi, octobre 29 2008

La bonne gestion de la Région Martinique : une ancienne utopie !

Alfred Marie-Jeanne a toujours mis en avant l’excellente qualité de sa gestion au Conseil régional, se faisant même distinguer pour le bel équilibre financier de son institution. Pourtant, l’analyse d’une telle pratique aboutissait déjà, à la fin de sa première mandature à un jugement paradoxal : gestion de bon père de famille mais qui ne correspond en rien à la gestion d’un Conseil régional.

Certains l’accusaient en effet de manquer d’audace, de créativité, de vision économique …

Bref, jusque dans son propre parti, ils trouvaient que le Président de Région et patron du MIM, patriote fervent, ne se dirigeait pas vers la sortie de la dépendance d’une société essentiellement organisée sur la consommation.

Ils lui reprochaient donc de ne pas mettre en étroite correspondance l’idéal indépendantiste et la recherche de la responsabilité locale : l’efficacité économique permettant en effet la réalisation de l’auto-suffisance des Martiniquais.

Mais le président de la Région a toujours refusé, et parfois avec une extrême violence, de rendre compte de son action, de présenter son bilan et de justifier sa politique. Les Martiniquais se rappellent sa réaction disproportionnée, véhiculée dans tous les foyers par le biais de la télévision, à la simple demande d’information d’une conseillère régionale… il est vrai du PPM !

Et si l’on s’intéresse de près à la gestion de la Région sur la dernière mandature, depuis 2004, on comprend pourquoi le secret est imposé car, de l’équilibre aux dérives en matière de gestion, de la pratique des compétences régionales à l’organisation étonnante d’un système de distribution, les choses ont bien changé en 4 ans.

En effet, l’analyse des chiffres dévoile une réalité bien différente du discours impérial et paternaliste du chef de région, et qui est davantage destiné à rassurer (ou à « endormir ») la population qu’à soumettre aux administrés les arguments et les modalités d’une gestion pragmatique, intelligente et efficace.

Ces chiffres, et les comparaisons qui seront faites avec les autres régions d’outre-mer, correspondent à l’évolution de 2004 à 2007 et au budget de 2007.

Premier constat : la Région privilégie le fonctionnement à l’investissement.

Ainsi, lorsque la moyenne des Régions d’outre-mer dépense 519 €/habitant en dépenses d’investissement, la Région Martinique ne dépense que 357 €/h. En fonctionnement, lorsque les autres régions dépensent 336 €, la Région Martinique dépense 412 €.

Analysé sur les 4 dernières années, l’investissement n’a progressé que de 13 millions d’euro alors que le fonctionnement a augmenté de 32 millions d’euro.

L’examen des charges de fonctionnement révèle que ce ne sont pas celles du personnel qui interpellent car en effet, exprimées en euro par habitant, les sommes dépensées (43 €) sont légèrement inférieures à celles des autres Régions.

En revanche, il est étonnant de constater que les achats sont un des postes les plus significatifs par leur montant (73€ /h contre 45€ en moyenne dans les autres régions d’outre-mer) ainsi que leur évolution puisque le chiffre a triplé en 4 ans et en particulier en 2007, passant de 24 millions d’euro en 2006 à 29 millions d’euro en 2007.

Faut-il y voir la traduction financière de la préparation des élections ?

De plus, en fonctionnement, les subventions sont très inférieures à celles accordées par les autres Régions : 80 €/h en Martinique contre 105 €/h dans les autres régions, même si dans les cinq dernières années ce chiffre a doublé.

Autre curiosité du budget de fonctionnement : quand les aides à la personne sont de 45€ pour les autres Régions, elles sont en Martinique de 53 € et ce chiffre a pratiquement doublé entre 2006 et 2007, passant de 13 millions d’euros à 21 millions d’euros.

Faut-il y voir là encore une préparation des campagnes électorales ?

Et qu’il ne me soit pas opposé que l’Etat ne manifeste pas son soutien à la Martinique car quand il donne 52€ par habitant aux autres régions d’outre-mer, il octroie 71€ par habitant à la Martinique.

Intéressons-nous maintenant au détail de l’investissement.

L’étonnement est encore de mise : la Région s’abstient systématiquement d’emprunter alors que les autres régions d’outre-mer ont une politique beaucoup plus dynamique et n’hésitent pas à recourir à l’emprunt pour développer leurs départements.

Le président de la Région Martinique aurait-il peur de construire le pays, d’améliorer les infrastructures, d’aider les jeunes à investir le monde de l’économie, de soutenir les entreprises ? Ou cela est-il en désaccord avec ses convictions idéologiques de gauche et menacerait-il son projet d’indépendance ?

Autre constat, le président de la Région préfère donner des subventions d’investissement, 145 € par habitant contre 125 € pour les autres régions d’outre-mer, plutôt que d’investir lui-même, par ses propres services, ce qui relève pourtant de sa compétence : on note en effet un écart conséquent entre les régions : 207 € d’investissement par habitant à la Martinique contre 331 €.

Autre curiosité, les subventions d’investissement ont fait un vrai bond en 2007 par rapport à 2006, passant de 51 millions à 58 millions d’euros.

Faut-il y voir, une fois encore, une préparation des campagnes électorales ?

En résumé, l’excédent de fonctionnement est très inférieur à ce qu’il est dans les autres Régions d’outre-mer, de même que le fonds de roulement : (100 € contre 146 €), qui a augmenté de 11 € /h dans les autres régions alors qu’il a diminué de 35 €/h en Martinique et que la trésorerie nette en fin d’exercice s’est très fortement dégradée passant de 50 millions à 35 millions d’euro couvrant à peine un mois de dépenses de fonctionnement et d’investissement et ne représentant que 90 € par habitant contre 128 € /h dans les autres régions d’outre-mer.

Le Président de la Région a remboursé les emprunts et n’a plus contracté de dettes mais il laisse un pays en mal de développement économique dans une crise financière terrifiante pour les entreprises, les familles et les chômeurs.

Que va-t-il dire aux chefs d’entreprises et aux porteurs de projets qui attendent désespérément d’être reçus, écoutés et entendus, et non plus renvoyés avec des paroles faussement réconfortantes ?

Comment va-t-il répondre aux près de 32 000 RMIstes, futurs allocataires du Revenu de Solidarité Active, prêts à travailler dur alors que la politique régionale n’est aucunement celle de faire connaître le contenu du SMDE (Schéma martiniquais de redéveloppement économique) et encore moins de présenter le calendrier de sa mise en œuvre et les moyens financiers qui lui seront alloués ?

Et il faudrait encore demander aux Martiniquais de lui confier les rênes d’une Collectivité unique ?

mercredi, octobre 22 2008

Le MIM et sa rentrée

Devant 2000 militants (nous dit-on), Alfred Marie-Jeanne a fait jouer son charisme et son opportunisme sans se soucier de vérité politique, à moins que les journalistes présents aient tous été sourds à l’ensemble de l’argumentation du puissant leader du MIM sur la question de la prochaine suppression des départements.

Car la réforme des collectivités qui n’est rien d’autre qu’une simplification du « mille feuilles » institutionnel sur l’ensemble du territoire français ; Elle n’a donc rien à voir avec une évolution statutaire pour la Martinique.

La nouvelle collectivité qui permettra d’éviter les doublons actuels entre la Région et le Département et même entre l’Etat et le Département ne relève en rien de l’Assemblée unique dont rêve Alfred Marie-Jeanne, et qui serait un premier pas vers l’indépendance dont il est l’ardent patriote depuis plus de quarante ans.

Or personne ne peut croire que le député du sud ignore que cette réforme ne donnera pas de pouvoir supplémentaire à la Martinique qui n’utilise même pas ceux dont elle dispose déjà.

Dès lors, pourquoi présenter ainsi les choses aux électeurs dans un contexte économique particulièrement difficile pour les Martiniquais ?

Nul n’ignore que lorsque les finances sont rares, les administrés retrouvent l’intérêt d’être Français et de bénéficier des facilités d’un système social particulièrement avantageux tout comme les élus mesurent celui de pouvoir profiter, pour développer leur ville et améliorer la situation de leurs administrés, de la solidarité nationale et européenne ; comme en témoignent récemment les événements liés à l’ouragan Omar.

Alfred Marie-Jeanne, en dépit de l’enthousiasme de ses militants fascinés par la force et l’enthousiasme du vieux chef, ne fait rien d’autre que de refroidir l’ardeur des électeurs à voter de nouveau pour un parti ou une alliance indépendantiste qui n’a pas su, malgré deux mandats d’une gestion équilibrée mais sans panache, placer la Martinique sur les rails d’un développement économique révolutionnaire.

Le pays a continué de fonctionner selon un principe traditionnel, celui d’une économie de marché basée essentiellement sur la consommation, tandis que les porteurs de projets novateurs étaient régulièrement découragés. Les facultés universitaires de la Martinique se meurent progressivement tandis que celles de la Guadeloupe se développent avec insolence au détriment de notre département.

Les jeunes diplômés expatrient leurs savoirs et leurs savoir-faire faute d’encadrement et de soutien. La culture et l’artisanat n’ont jamais été au centre des préoccupations d’une région pourtant ardemment désireuse de renforcer l’identité martiniquaise.

Et le sport n’en est resté qu’à l’état embryonnaire malgré les efforts courageux et désintéressés des présidents de ligues.

Alors, repartir sur les mêmes bases avec un patron déclinant, des lieutenants effacés, des stratèges sans imagination, est un défi que les Martiniquais devront affronter en toute lucidité.

C’est pourquoi le mode de scrutin pour désigner les futurs élus de cette nouvelle collectivité devient finalement le point le plus sensible de cette réforme.

Le pays ne peut plus se payer le luxe de l’immobilisme quand la pauvreté et la délinquance prospèrent et que les terres partent aux plus offrants.

Mais, et c’est le vieux lion qui avait dit lui-même : un parti naît, croît et meurt ; comme un homme.

A l’aube d’une guerre de succession sans merci, sans doute est-il sage pour préserver intact le prestige d’un homme et de son mouvement ayant légitimement marqué l’histoire martiniquaise, de ne laisser aucun héritage à ceux qui doivent, à leur tour, construire d’une pensée nouvelle et de mains laborieuses, les idéaux et les structures d’un pays encore en recherche de développement sur bien des plans.

Telle sera sans doute la décision du Che !

vendredi, octobre 17 2008

Le retour de la langue de bois et de la politique politicienne

J’ai entendu avec une stupéfaction teintée d’indignation le président de la commission des finances dire, dans l’émission politix, que le Conseil général de la Martinique n’avait aucune difficulté financière.

Une telle attitude relève soit d’un manque de lucidité total, et je regrette à devoir le dire, d’une forme d’incompétence, soit d’une volonté délibérée de masquer la réalité aux Martiniquais et, je suis révoltée d’avoir à conclure que c’est prendre les élus et les citoyens pour des idiots.

Car il suffit de consulter les résultats officiels des collectivités et de comparer entre eux les conseils généraux pour savoir exactement où en est financièrement le Conseil général de la Martinique dans ses comptes.

Et le résultat n’est pas brillant ! C’est le moins que l’on puisse dire.

Voici la réalité des chiffres :

Le résultat du compte d’exploitation est extrêmement faible et ne favorise pas l’investissement.

Il n’est que de 36 euros par habitant alors que la moyenne des départements comparables est de 99 euros par habitant ; la faiblesse de ce chiffre s’explique notamment par des charges de personnel extrêmement élevées à 224 euro par habitants pour une moyenne, dans les départements identiques, de 140 euro par habitant.

Or le département ne peut pas se plaindre d’être mal traité par l’Etat car ses dotations sont le double de ce qu’il verse à d’autres départements similaires (Dotation globale de fonctionnement de 400 euro par habitant contre 211 euros.)

En outre, les charges financières (intérêt de la dette) sont le triple de ce qu’elles représentent pour des départements comparables : 33 euros par habitants contre 14 ; Ce qui indique déjà que le département est particulièrement endetté. En effet, si l’on regarde l’encours de la dette, il est de 872 euros par habitant contre une moyenne de 394 euros pour des départements comparables. Et l’annuité est de 98 euros contre 60.

Lorsqu’on regarde les encours de dette, ils sont passés de 241 millions en 2004 à 347 millions en 2007 ; soit une augmentation de près de 50%.

Les emprunts souscrits en 2007 sont de 177 euro par habitants contre 70 dans les départements similaires.

Dans le même temps, avec ces emprunts, on constate que le département a investi en 2004, 110 millions mais, en 2007, il n’investissait plus que 107 millions. Par conséquent les emprunts n’ont pas servi qu’à financer l’investissement.

Et là encore, le département ne saurait se prétendre lésé par l’Etat en 2007 puisque, en euro par habitant, il reçoit trois fois plus de subventions que les départements comparables.

Par conséquent, les emprunts ont servi à financer la trésorerie courante car en effet la capacité d’auto-financement du département est le tiers des départements comparables et que son fonds de roulement a chuté, en 2007, de 12 millions d’euros par rapport à ce qu’il était en 2006.

Certes, le département intervient massivement au titre de l’aide à la personne, dont le RMI, pour un montant de 519 €/h (contre 220 € ailleurs) mais cela ne sert qu’à révéler un développement économique défaillant, lequel renvoie à l’immobilisme ou l’impuissance de la Région dont c’est la compétence.

Le département n’est plus en mesure aujourd’hui de remplir correctement sa mission et de participer au développement des communes car il ne verse, en subvention, que 46 euros par habitant alors que les départements comparables en versent 87.

En 2006, le département avait versé 23 millions d’euro, en 2007, il n’a versé que 18 millions d’euro.

Il y a donc à l’évidence un problème financier au Conseil général.

Et que l'on ne me taxe pas d'anti-gauche primaire, car en Guadeloupe; les charges de personnel sont de 175 €/h (contre 224 €/h) ; la charge financière est de 12 € /h (contre 33 €/h). La Guadeloupe a un encours de dette 270 €/h (872 € en Martinique) ; l'annuité de la dette y est de 36 euros contre 98 ; le fonds de roulement est de 159 euro contre 10 euro en Martinique (et il s'est amélioré de 7 €/h alors qu'il se dégradait de 30 en Martinique). La gestion en Guadeloupe permet de dégager une capacité d'auto-financement pour les investissements de 123 €/h ; soit le double de celle de la Martinique.

Dire que la situation est difficile, que la conjoncture internationale n’a pas facilité les choses, ce n’est pas attaquer le président du Conseil général ; c’est affronter courageusement la réalité et présenter à la population à qui l’on doit des comptes les mesures envisagées pour améliorer la situation.

Le « sentimentalisme » qui fait que l’on n’ose demander aux élus de faire tout leur travail et de présenter feuille de route et bilan de leurs actions n’est plus de mise dans un contexte où non seulement les administrés sont aptes à comprendre comment le pays est géré mais aussi sont déterminés à savoir ce que l’on fait de l’argent de leurs impôts directs et indirects.

A la culture de l’action d’éclat minutieusement préparée, des grandes indignations savamment orchestrées, et de la mise en scène destinée aux média subjugués doit maintenant se substituer la culture de l’effort et de l’obligation de résultat.

La responsabilité locale si bruyamment réclamée par les élus de gauche doit trouver sa concrétisation d’abord par l’acte de présenter la gestion du pays et d’en rendre compte à tous les Martiniquais.

mardi, octobre 7 2008

La réforme de simplification institutionnelle

Ce que dit la presse :

Jean-François Copé l'a confirmé : l'idée de la suppression des départements fait son chemin au sein de la majorité. Et Nicolas Sarkozy, il y a quelques semaines, a relancé l'idée de la suppression des départements devant des conseillers.

Il souhaite que les conseillers généraux actuels deviennent des conseillers régionaux en attendant les prochaines élections régionales. Il réfléchit à l'idée d'un dispositif « anti cumul » qui interdirait à un parlementaire tout mandat exécutif local.

Edouard Balladur serait chargé de travailler sur ces questions.

Cette idée était déjà présente dans le fameux rapport Attali, qui prévoyait la suppression, en dix ans, de l'échelon départemental. Conséquence, « la composition du Sénat devra tenir compte des régions et des agglomérations », les sénateurs étant désignés pour moitié par les régions. Le rapport Attali constate également « qu'il est difficile, pour le contribuable, d'évaluer les responsabilités des différents décideurs locaux dans les hausses d'impôts ».

Jean-François Copé estime que cette réforme permettra d’embrayer sur celle de la taxe professionnelle. Tout ça peut aller très vite, ça peut se faire en 18 mois. Je n'ai pas eu le sentiment que Nicolas Sarkozy était en désaccord. »

Un changement en souplesse

C'est la proposition de loi sur « la fusion » des départements et des régions de Jean-François Mansel qui a été reprise par le groupe UMP pour être déposée. Le député UMP de l'Oise tient cependant à préciser : « Ce n'est pas tout à fait la fusion, c'est un système plus souple.

Cela consisterait à faire, dans un premier temps, des conseillers généraux, les élus qui aujourd'hui gèrent les départements, les élus qui gèreront les régions.

C'est-à-dire la disparition des conseillers régionaux et on confierait aux conseillers généraux le soin de gérer deux collectivités : le département, au chef-lieu du département, et la région, au chef-lieu de la région.

Avec pour objectif qu'en quelques années ils constatent par eux-mêmes que les politiques peuvent être les mêmes, tout comme les administrations. A ce moment-là, on irait dans la souplesse et le pragmatisme vers la région qui aurait des antennes départementales. »

Argumentaire

Nicolas Sarkozy avait dit que l’on ne toucherait pas aux structures actuelles.

Lorsque Nicolas Sarkozy expose ce point de vue, il a en tête l’argument que brandit aujourd’hui le PS :

Le département est une instance de proximité qui permet aux conseillers généraux de pratiquer une politique sociale indispensable aux citoyens et aux administrés. Il n’est pas question de supprimer ce lien avec la population.

C’est pourquoi lorsque lui est soumis l’idée que chaque région aura des antennes départementales, il convient que la réforme peut dès lors être envisagée.

Car il est indéniable que de nombreux enchevêtrements de compétences nuisent à l’efficacité institutionnelle et pénalisent l’administration publique et pèse fiscalement aussi bien sur les entreprises et sur les administrés.

L'enchevêtrement des compétences favorise donc le gaspillage financier et humain.

Le PS lui-même, par la voix de Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France et président (PS) du Conseil général des Côtes d'Armor, reconnaît certains doublons entre collectivités locales dans les domaines de développement économique, le sport, la culture, le tourisme et la jeunesse.

Il pointe également du doigt également certaines redondances entre départements et l'Etat dans les affaires culturelles ou l'action sociale et sanitaire.

La réforme institutionnelle aura donc l’avantage de simplifier les procédures et de mettre les Régions en responsabilité : la suppression prochaine du RMI et son remplacement par le RSA (Revenu de solidarité active) lié à l’emploi, par exemple, engagera les collectivités uniques à assurer à la fois le développement économique de leur territoire et la politique sociale.

Nul ne pourra se décharger sur l’Autre ou, comme on le fait de manière récurrente, sur l’Etat.

Spécificité de la Martinique

L’étroitesse de notre département - région annule de fait les arguments opposés par le PS. De plus, la réflexion avait été initiée par le référendum du 7 décembre 2003.

Aujourd’hui, la situation a le mérite d’être plus claire : la disparition du département n’entrainera pas la disparition des missions sociale du Conseil général. De plus la réforme, nationale, n’envisage aucunement la séparation avec la France.

Elle augmente par contre la responsabilité locale.

La question devient donc politique : quel sera le mode de scrutin le plus avantageux pour permettre la représentation régionale de toutes les sensibilités politiques tout en permettant à l’assemblée de travailler avec une majorité.

Le débat est ouvert.

Et je reste attentive à vos suggestions car nous devons être les premiers, à l’UMP Martinique, à faire des propositions au gouvernement, et ceci dès le mois de novembre car la réflexion est bien avancée dans les ministères concernés par ces réformes croisées.

lundi, septembre 29 2008

Lettre ouverte à Monsieur le Commissaire du Gouvernement :

J'ai reçu cette lettre signée de sept citoyens français du Robert, Martinique, à l'audience publique du 25 septembre 2008, au Tribunal administratif de Fort-de-France, audience relative au Recours contre la liste d'Alfred Monthieux, demandant l'annulation des élections municipales.

Il m'a été demandé de la rendre publique, comme cela a également demandé à France-Antilles et à Antilla.

La fraude : une spécificité martiniquaise ?

Serions-nous, nous les Martiniquais, les sous-citoyens d'une république bananière dont la devise serait "Débrouya pa péché" ? C'est ce que nous laisse à penser les paroles d'un Commissaire du Gouvernement dans l'exercice de ses fonctions.

Jeudi 25 septembre 2008, lors de l'audience publique du recours électoral de Chantal MAIGNAN contre Alfred MONTHIEUX, relatif aux élections du Robert, ce fonctionnaire, chargé de présenter les conclusions des analyses des mémoires des deux parties, demande à la cour de faire preuve de réalisme.

__Les anomalies et les irrégularités sont l'usage sous nos latitudes. Par conséquent, le tribunal n'en tiendra pas compte.

Pour le commissaire du gouvernement, ces pratiques existent également dans d'autres DOM, et pour étayer son propos, il cite le cas de jurisprudences concernant l'Outre-mer.__

Nous étions un petit groupe de sept citoyens du Robert, présents à cette audience. Nous étions abasourdis ! Et soudain honteux d'être des Martiniquais face à un Président du Tribunal fraîchement arrivé dans notre département. Et comment ne pas l'être quand celui qui nous dénigrait est un des nôtres, un Martiniquais représentant l'Etat !

Est-ce là le respect que nous méritons ? La loi n'est-elle pas la même pour tous les citoyens ?

La justice n'est-elle pas rendue de la même façon dans tous les départements français ?

Quel exemple pour notre jeunesse ! Elle peut apprendre ici que la fraude est une spécificité de l'île et qu'elle est sans conséquence.

NON ! Monsieur le Commissaire du gouvernement, nous refusons une telle spécificité et si les dérives existent, nous refusons de les accepter.

Et que dire des journalistes de RFO et de France-Antilles, présents à l'audience ! Connaissant leur plume et leur verbe plutôt incisifs, nous nous attendions à des réactions indignées !

Mais rien ! Pas un mot ! Aujourd’hui encore nous attendons : rien sur les ondes; rien dans le quotidien : silence complet !

Le sujet serait-il si banal qu'il est digne d'être superbement ignoré ?

En aurait-il été de même si ce Commissaire du gouvernement avait été un blanc bon teint ?

Un métropolitain ?

Quant à nous, Martiniquais et citoyens français à part entière, nous ne nous ferons pas les complices de ce silence.

Nous dénonçons haut et fort ces propos indignes d'un représentant de l'Etat qui insulte l'intégrité des Martiniquais.

Et il faut que les Martiniquais sachent que de tels propos ont été tenus, nous en sommes témoins.

Pour les sept citoyens du Robert présents à l'audience

Michel PEREAU

vendredi, septembre 19 2008

France-Antilles : raccourci ou racolage ?

Chantal MAIGNAN, qu’en est-il du Robert ? Le bruit court que vous avez tout perdu, que vous avez été déboutée … et condamnée ?

Voilà précisément pourquoi j’aime la politique : parce qu’elle permet de mener toutes sortes de luttes, y compris celle de la désinformation par le moyen de titres racoleurs, faussant la vérité.

Je vais donc prendre le temps de la clarté : nous devons cela aux administrés du Robert qui ont placé en moi leur espérance d’un renouveau pour une ville en état de mort programmée.

Je n’ai rien perdu et je n’ai été condamnée en rien.

Il y a d’abord le recours en annulation des élections que j’ai déposé sur la base d’un dossier solide qui sera examiné le 25 septembre par le tribunal administratif de qui j’attends un jugement en droit et en équité.

Il y ensuite le budget de la ville dont je dénonce le déséquilibre et l’insincérité, documents et chiffres à l’appui. J’ai donc saisi le tribunal pour annuler la délibération relative à ce budget depuis le mois d’avril. Nous sommes au mois de septembre, l’affaire n’a toujours pas été examinée.

Mais sachant que la justice administrative se hâte lentement et que la situation financière de la ville se dégrade sûrement, j’ai cherché à accélérer le processus en passant par les référés.

Le premier référé, qui demandait la suspension du conseil municipal pour irrégularités dans la forme, a été normalement refusé car la procédure était trop tardive, le tribunal l’ayant examiné après le conseil municipal. J’aurais pu l’annuler, j’ignorais que cela était possible.

Pour le second, je me suis faite représenter par un avocat, qui a plaidé l’urgence de la situation car entretemps de nombreuses factures relatives à la campagne municipale étaient arrivées chez le percepteur et aggravaient le déséquilibre.

C’est là que la décision du président du tribunal devient un cas d’école pour les juristes.

Je le cite : " à supposer même que la situation de déséquilibre du budget ainsi invoquée soit établie, il n’apparaît pas pour autant qu’elle préjudicierait par elle-même, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public ou à la situation de la requérante ; qu’eu égard à la nature et à la portée de la délibération en cause, il n’est pas établi, au vu des pièces du dossier que les effets de celle-ci seraient de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête tendant à l’annulation de ladite délibération, l’exécution de celle-ci soit suspendue. "

En clair, le président du Tribunal estime que, même alors que je suis conseillère municipale de l’opposition et contribuable, je n’ai pas intérêt à agir pour préserver les administrés du Robert et que même si la ville se dirige vers l’état de faillite, il n’y a pas urgence à agir.

En outre il n’y a pas condamnation en référé comme l’indique très clairement les conclusions de l’ordonnance que je cite mot pour mot :

1. La requête de Mme Maignan est rejetée.

2. Madame Maignan versera à la commune du Robert la somme de 500 euro en application des dispositions de l’article L ; 761-1 du code de justice administrative.

Pour éclairer encore davantage le lecteur, je vous donne l’intégralité de cet article :

Article L761-1 Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

Il y a une différence notoire entre une condamnation et une condamnation aux dépens ; la seconde étant une contribution aux frais payés par la commune pour assurer sa défense.

Ainsi l’avocat de la ville avait réclamé 3000 euro que le juge a ramené à 500 euro, sans doute pour me décourager de passer par les référés.

Mais c’est sans compter sur mon obstination, je saisirai le tribunal jusqu’à ce que justice soit faite à l’équité et au droit.

Par contre je me pose des questions sur les pratiques de la municipalité en place aussi bien que sur l’attitude des certaines instances :

1. Pourquoi l’administration préfectorale n’a-t-elle pas saisi la Chambre régionale et déféré alors que la preuve est rapportée d’un déséquilibre du budget de plus de 12% alors que le seuil d’alerte est de 5% ?

2. Pourquoi a-t-on voté le compte administratif sans voir, consulter, contrôler et voter auparavant le compte de gestion de la ville (qui n’était même pas à l’ordre du jour) ? Ce qui est obligatoire. Le compte administratif a été illégalement voté au Robert.

3. Pourquoi nous n’avons toujours pas pu obtenir le compte de gestion de la ville du Robert alors que nous sommes des élus ?

4. Pourquoi le Tribunal administratif refuse-t-il de communiquer à mon avocat le compte de campagne de M. Monthieux, que nous allons nécessairement soumettre au conseil d’état, alors que nous sommes à quelques jours du recours ?

5. Pourquoi le Parquet ne rend-t-il pas ses conclusions sur des éléments relevant du pénal, ce que souligne l’avocat lui-même de l’équipe municipale en place ?

J'attends donc réponse à ces questions et je ne jetterai pas le gant. De nombreux nouveaux maires déclarent publiquement leur consternation devant le bilan financier de leur ville sans pour autant que la situation ait été dénoncée par le préfet ou le tribunal administratif.

Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre pays : même si un minimum de compréhension et de bienveillance s'exerce toujours à l'égard des élus, il y a des limites qui ont été franchies au détriment du droit et des administrés.

A quoi servent donc les codes et les règlements ? Comment demander aux Martiniquais d'être des citoyens responsables si ceux qui sont eux-mêmes en charge de veiller au bon usage de l'argent public ne se sentent pas engagés ?

jeudi, septembre 18 2008

Nomination officielle comme Chargée de mission départementale

Sur proposition du Secrétaire général, Patrick DEVEDJIAN, les membres du Comité directeur de l’UMP ont approuvé la nomination de Chantal MAIGNAN, Conseillère Municipale, Chargé de Mission Départemental au sein de la fédération de Martinique.

Celle-ci fait suite au déplacement de Xavier BERTRAND, Secrétaire général adjoint et Marie-Luce PENCHARD, Secrétaire Nationale chargée de l’Outre-mer aux Antilles, les 30 et 31 août.

Madame MAIGNAN est chargée en priorité de l’organisation des prochaines élections internes au sein de cette fédération afin qu’elles se déroulent dans les meilleures conditions possibles, de manière démocratique et dans le respect de chacun.

Elle a la charge d’exécuter les décisions des instances nationales dans le département et l’ensemble des missions dévolues au secrétaire départemental et qui sont prévues par les statuts.

A compter de cette date, il est mis fin aux fonctions du Chargé de Mission Départemental en place.

La réalité du budget du Robert

Voilà maintenant 6 mois que les élections ont eu lieu et notre groupe est plus que jamais soudé et mobilisé pour continuer à Agir pour Relever le Robert.

Comme nous nous y sommes engagés, nous défendons âprement l’intérêt collectif en refusant de fermer les yeux sur les nombreuses irrégularités commises par l’équipe municipale en place, et en réfléchissant, dans le cadre de notre association, aux actions pouvant améliorer la vie de chacun de nos concitoyens.

C’est pourquoi le 11 septembre, nous avons de nouveau demandé la suspension de la délibération relative au budget car la première procédure n’était pas adaptée. Comme le tribunal administratif prend du temps pour examiner les affaires, nous essayons d’accélérer les procédures en passant par les référés.

Mais le Tribunal, s’il admet que la situation est très grave au vu des pièces fournies, a estimé qu’il n’y avait pas urgence à agir et a refusé de rejeter immédiatement le budget puisqu’il va bientôt statuer sur le fond. Vous noterez que nous avons saisi le tribunal dès le mois d’avril et que, par conséquent, nous avons fait le travail de vigilance pour lequel vous nous avez élus.

Nous estimons que vous devez connaître la situation de notre commune, car contrairement à ce qui a été largement répété pendant la campagne des municipales, la situation financière de la ville est calamiteuse et nous dépassons largement le seuil d’alerte ; ce qui, de plus, est illégal.

Nous saisissons donc maintenant la Chambre régionale des comptes.

En effet, en l’état actuel des finances les dettes de la Mairie, les gaspillages qui n’ont d’ailleurs pas cessé, et les nombreuses factures résultant de la campagne nous dirigent droit, après le 31 décembre 2008, - c’est-à-dire bientôt et après paiement des annuités d’emprunts- vers un déséquilibre du compte administratif de plus de 3 millions d’euro.

Des projets qui présentaient une certaine utilité, et pour lesquels la ville avait obtenu des subventions depuis parfois plus de 6 ans, n’ont jamais été menés à bien et nous avons perdu cet argent. Mais la municipalité s’obstine sur des projets coûteux qui ne seront jamais utilisables.

Quant aux emplois qui ont été promis aux uns et aux autres, les citoyens attendront longtemps puisque la municipalité n’a aucun projet économique. Les élus ont plutôt choisi d’élargir l’assiette et d’augmenter l’impôt. Nous paierons donc plus cher des taxes diverses sans avoir en contrepartie une politique sportive, culturelle et associative dynamique.

Par contre l’équipe municipale a voté l’augmentation de l’indemnité des élus sans pour autant être plus disponible pour les administrés. Ceux qui viennent à la mairie le savent : il n’y a souvent personne pour les aider face à leurs problèmes.

De plus, nous avons découvert que le CCAS ( Centre communal d’action sociale), selon le compte administratif, servirait encore à payer, une deuxième fois, des indemnités d’élus (36351,81 euros sont en effet inscrits en comptabilité à cette ligne) - et des salaires fictifs (401.960 euros alors que seulement 9 agents dont un seul attaché principal de 2ème classe, 5 adjoints administratif de 2ème classe et 2 emplois jeunes sont déclarés).

Alors que la mission du CCAS est de porter secours aux plus démunis, les sommes réservées à l’aide sociale s’élèvent à 30 000 euro sur un budget de 469 000 euro, soit moins de 8% du budget. Les citoyens en difficulté et les sinistrés de DEAN apprécieront l’absence de générosité et de fraternité.

Il ne s’agit pas de vaines polémiques. Ces documents étant publics et pouvant être communiqués à tout citoyen qui en fait la demande, vous pourrez aisément vérifier la réalité des reproches faits à l’équipe municipale.

Toutes ces erreurs de gestion et ces abus seront financés par nos impôts. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés.

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